Plusieurs capitales occidentales, de Washington DC à Berlin, en passant par Paris, ont fait entrer le Covid-19 dans une phase de guerre diplomatique.
Architecture, mur, Chine

Plusieurs capitales occidentales, de Washington DC à Berlin, en passant par Paris, ont fait entrer le Covid-19 dans une phase de guerre diplomatique. Ils accusent, plus ou moins directement, la Chine d’être responsable de la propagation du virus dans le monde.

Fortement critiqués par leurs opinions publiques du fait de leur réaction tardive et de leur impréparation face à la menace, des dirigeants occidentaux ont trouvé leur bouc émissaire.

 

Des comptes et des réparations sont demandés à la Chine

 

Le président américain est passé le premier à l’offensive et a fait savoir que la Chine est d’emblée coupable, du fait de sa gestion des premiers jours de la pandémie. On lui reproche un manque de transparence et une trop longue attente avant de prendre les mesures d’urgence. Les autorités chinoises ont aussi prêté le flanc à cette critique, en revoyant tardivement à la hausse le nombre des morts dans la région de Wuhan, la première touchée. Pour Donald Trump, la question est de savoir si le virus est accidentel et qui est responsable de sa propagation. A quelques mois des élections présidentielles, sa conviction semble déjà faite.

 

Le président américain a rapidement reçu le renfort de l’Allemagne : dans son édition du 15 avril 2020, « Der Bild », un quotidien le plus diffusé du pays, a publié un article titré : « Ce que la Chine nous doit déjà ». La rédaction de ce média, s’est inspirée d’une interview réalisée avec Michael Pompeo, le Secrétaire d’Etat Américain aux affaires étrangères, et où il déclarait : « Le temps viendra où les responsables devront rendre des comptes ». Le quotidien allemand publie ainsi une facture à présenter à la Chine et qui s’élèverait à 149 milliards d’euros.

 

La liste des dommages inclut 27 milliards d’euros de pertes pour le tourisme, 50 milliards d’euros pour les petits business ou encore 1 million d’euros par heure perdue pour le transporteur aérien Lufthansa. Les officiels allemands n’ont pas commenté cet article, ni en bien, ni en mal. La stratégie n’est pas différente de celle de la France, où de grands médias, suivis de quelques hommes politiques, ont docilement emboité le pas des Etats Unis pour charger la Chine.

 

La Chine, un bouc-émissaire très réactif

 

Mais la Chine n’est pas un bouc-émissaire passif. Elle a des arguments. « A l'heure où le monde entier se mobilise contre l'épidémie, des médias qui se prennent pour des parangons d'impartialité et d'objectivité, des experts et des politiciens de certains pays occidentaux semblent plus soucieux de calomnier, de stigmatiser et d'attaquer la Chine que de réfléchir aux moyens de contenir l'épidémie chez eux et dans le reste du monde », peut-on lire dans une note écrite par « un diplomate » chinois en poste à l’Ambassade de France.

 

Sur le retard dans la gestion de la crise, Pekin cite tout ce qui a été fait, « pendant que sur les chaînes de télévision occidentales, on traitait cette actualité, comme un fait divers ». « Si on considère toujours que la Chine a traîné, qu'ont donc fait les Européens et les Américains pendant les deux mois qui ont suivi le premier signalement de la Chine et un mois après la fermeture de Wuhan ? Leurs dirigeants ont déclaré qu'il ne s'agissait que d'une « grippette », qu'il était inutile de s'inquiéter, que le virus ne frappait que les Jaunes et que de fait, le risque de le voir circuler dans leurs pays était minime », peut-on lire dans ce document très offensif.

 

L’ Afrique ne demande pas des réparations, mais de l’aide

 

Face à cette bataille, l’Afrique qui est, comme tout le monde, victime de la pandémie, semble observer la scène. Au mieux, elle tente de négocier une aide des pays occidentaux et de la communauté de bailleurs, alors que sa diplomatie pourrait elle aussi demander des réparations. En effet, dans presque tous les pays du continent, les premiers cas de Covid-19 sont venus d’Europe et non d’Asie. Le continent noir peut donc faire de même et demander des réparations pour cette « négligence » de la part de ses partenaires historiques.

D’autant plus qu’aujourd’hui, tant en Chine qu’en Europe, on craint qu’une épidémie mal maitrisée en Afrique pourrait provoquer une seconde vague mondiale de contaminations. Des cas de stigmatisations d’Africains à travers le monde commencent même à émerger, comme par exemple en Chine dans la ville de Canton.

 

Les institutions de Breton Woods et les pays riches ont finalement accepté de faire un geste, qui reste très modeste. Au total 77 pays parmi les plus pauvres de la planète, dont une quarantaine de pays africains, bénéficieront d’une « suspension » de remboursement de dette qui peut atteindre 27 milliards $, de la part des membres du G20. Déjà, au regard des engagements annoncés pour les pays développés, cette somme parait bien faible. Si on se réfère aux 8000 milliards $ annoncés au niveau international, l’assistance à l’Afrique représente 0,3% de ces engagements.

En plus, la confirmation de cette suspension du remboursement de la dette se négocie pays par pays. Il faudra, pour chaque gouvernement qui souhaite en bénéficier, avoir déjà obtenu une des assistances du Fonds Monétaire International (FMI) qu’est la Facilité Rapide de Crédit, ou un Instrument de Financement Rapide. Autrement dit, pour obtenir une suspension du remboursement d’une partie de sa dette, il faudra encore s’endetter.

 

Et pour la dette climatique, que fait-on  ?

 

Enfin, si la communauté internationale envisage de faire payer des Etats jugés coupables de dommages internationaux, il faudra, au nom de ce nouveau principe, que l’Afrique songe à présenter une juste facture pour les conséquences du changement climatique dont elle n’est en rien responsable et dont la communauté scientifique internationale a clairement identifié les coupables.

Plusieurs chefs d’Etat africains sont récemment montés au créneau, en promettant que leurs relations avec le monde ne seront plus les mêmes après le Coronavirus. La question est désormais de savoir jusqu’où doit aller l’Afrique dans la défense de ses propres intérêts.

Idriss Linge

Agence Ecofin

En 2019, les échanges de biens entre Washington et les pays africains étaient estimés à 56,8 milliards de dollars, soit une baisse de 8,07% par rapport aux 61,8 milliards de dollars estimés en 2018.
Donald Trump

Le 8 novembre 2016, le paysage politique américain subissait un véritable séisme politique avec l’élection de Donald Trump, candidat républicain donné perdant par la plupart des sondages. Près de quatre ans après son élection, les effets de la nouvelle politique étrangère promue par le chef de file du « America First » se sont fait ressentir dans tous les pays, en particulier ceux du continent africain.

 

Des échanges commerciaux faibles

 

Avant l’arrivée de Donald Trump, les relations commerciales américano-africaines étaient déjà à un niveau jugé assez faible par rapport à d’autres pays. Depuis le pic de 141,8 milliards $ atteint en 2008, les échanges de biens entre l’Afrique et les Etats-Unis n’ont franchi la barre des 100 milliards $ que deux fois (113,3 milliards $ en 2010 et 125 milliards $ en 2011) sous le premier mandat du président Barack Obama, selon les chiffres du Bureau américain des recensements. Depuis lors, ils ont continué à chuter.

 

Alors que la résilience de la croissance africaine et son futur marché unique ont poussé les plus grandes puissances mondiales à booster leurs échanges commerciaux avec le continent, cette tendance ne semble pas être partagée par les Etats-Unis. En 2019, les échanges de biens entre Washington et les pays africains étaient estimés à 56,8 milliards $, soit une baisse de 8,07% par rapport aux 61,8 milliards $ estimés en 2018. A titre comparatif, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont grimpé de 2,2% en 2019 pour atteindre 208,7 milliards $.

 

D'après le ministère américain du Commerce, en 2018, tous les pays d’Afrique subsaharienne réunis ne pesaient que 1% des exportations américaines, et également 1% des importations. Même si l’Afrique occupe une part marginale dans les échanges commerciaux américains, de nombreuses initiatives telles que l’African Growth Opportunity Act (AGOA) ont permis d’enregistrer des progrès sensibles depuis 2001. Toutefois, la récente utilisation par Donald Trump de cet accord comme moyen de pression sur des Etats africains ne semble pas propice au développement des échanges commerciaux entre les deux parties. En 2015 par exemple, le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie, dans une logique de protection de leur marché intérieur, se sont mis d'accord pour augmenter les taxes sur les fripes en provenance des États-Unis. Cette décision avait poussé l’administration Trump, sous l'influence de l'Association américaine de textiles d'occasion et recyclés (Smart), qui dénonçait l'imposition de droits de douane sur les exportations américaines, à exercer des pressions sur ces pays pour la réouverture de leurs marchés. Seul le Rwanda avait maintenu jusqu’au bout sa décision ; ce qui avait entraîné une suspension de ses avantages commerciaux relatifs aux exportations de vêtements vers les États-Unis. Plus récemment, c’est le Cameroun qui était exclu de l’AGOA, Washington accusant les forces armées camerounaises d’atteintes aux droits humains.

 

Une coopération sécuritaire de moins en moins certaine…

Si les relations commerciales USA-Afrique n’ont pas atteint un niveau assez suffisant pour faire de Washington un partenaire incontournable du continent noir, il n’en est pas de même en matière de coopération sécuritaire.

 

Au cours des dernières années, les Etats-Unis sont devenus un acteur important en matière de fourniture d’armement aux Etats et de lutte contre le terrorisme en Afrique. D’ailleurs, à son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump indiquait que l’un des axes prioritaires de sa politique étrangère serait la lutte contre le « terrorisme islamique radical ». Pourtant les déclarations faites ces derniers mois semblent remettre en question cette stratégie, au point de représenter, pour certains observateurs, une menace à terme pour la coopération sécuritaire américano-africaine sur le continent.

 

Fin décembre 2019, les autorités américaines annonçaient leur intention de réduire leurs effectifs en Afrique pour renforcer leurs positions en Asie, pendant que certains responsables américains reprochaient déjà aux pays africains de ne pas être assez impliqués dans la lutte contre le terrorisme. Cette annonce, intervenant à quelques mois de la prochaine présidentielle, cadre bien avec l’une des promesses de campagne de Donald Trump en 2016 ; celle de retirer les USA de ce qu’il appelle les « guerres sans fin ».

 

Il faut noter qu’entre 6000 et 7000 soldats américains sont actuellement présents en Afrique. Si ce nombre reste modeste, le rôle de ces hommes est assez crucial, notamment en Afrique de l’Ouest où le terrorisme et les violences intercommunautaires ne cessent de croître depuis 2013.

Par exemple, l'US Air Force dispose à Agadez (Niger) d'une importante base de drones, utilisés par les soldats français de la force Barkhane pour désigner des cibles, et récolter du renseignement. Dans le Sahel, les soldats américains comblent également d'autres lacunes de l'armée française et des soldats ouest-africains, en matière de ravitaillement en vol et de transport logistique aérien. Avec son intervention dans la formation, l'équipement et le financement des armées locales, en particulier nigérienne et mauritanienne, l’armée américaine occupe donc une place importante dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb Islamique, Boko Haram ou encore la menace grandissante de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

Un retrait américain de la région pourrait pousser les pays africains, principalement ceux du G5 Sahel ainsi que leur partenaire français, à repositionner leurs pions sur l’échiquier ouest-africain de la guerre contre le terrorisme. Une réorganisation qui, en plus de nécessiter plus de temps et de moyens, pourrait réduire leur efficacité sur le terrain et les exposer à une plus grande résurgence des attaques terroristes.

 

… sur fond de tensions diplomatiques

 

Le mandat de Donald Trump aura également été marqué par de nombreuses tensions diplomatiques avec les Etats africains. Celles-ci ont été aussi bien alimentées par les décisions prises dans le cadre de la politique d’immigration du pays que par les déclarations publiques du patron de la Maison-Blanche.

En effet, dès son arrivée au pouvoir, l’un des premiers décrets que prend le nouveau président est d’interdire l’accès au sol américain aux ressortissants de plusieurs pays du monde musulman, dont la Libye et le Soudan. En janvier dernier, le chef d’Etat a fait savoir que de nouvelles mesures de restriction de visa s’étendraient à d’autres pays du continent, dont le Nigeria, l’Erythrée, le Soudan et la Tanzanie.

 

Ces décisions ont été dénoncées par de nombreux Africains et par des autorités étatiques, notamment le gouvernement érythréen qui condamne un « acte inamical qui va à l'encontre de la politique d'engagement constructif affichée par l'administration Trump pour réparer les torts du passé ».

En plus des nombreuses décisions politiques démontrant le peu d’intérêt de l’administration Trump pour l’Afrique, le discours du président américain généralement qualifié de « politiquement incorrect » n’a pas manqué de susciter de nombreuses controverses. Début 2018, le milliardaire président qualifiait les pays africains de « pays de merde », lors d’une entrevue avec plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, dans le Bureau ovale. « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », avait-il alors déclaré selon des sources citées par le Washington Post. Une déclaration qui avait alors enflammé les réseaux sociaux et suscité l’indignation sur le continent.

 

La dernière des priorités

Malgré ces relations tumultueuses, certains points positifs sont à souligner. Des programmes adoptés sous le mandat du président Barack Obama en faveur du continent ont été perpétués par son successeur. C’est le cas de l’initiative Power Africa, lancée en 2013 pour appuyer la croissance économique et le développement sur le continent grâce à un meilleur accès à une énergie fiable, abordable et durable. D’après le gouvernement, en 2018, l'USAID et le Département d'État américain ont fourni une aide de 8,5 milliards de dollars à 47 pays et 8 programmes régionaux en Afrique subsaharienne.

 

Malgré cette aide, ainsi que les récentes intentions de conclure des accords de libre-échange avec le continent, l’Afrique semble être la dernière des priorités du président Donald Trump. Même si les différents secrétaires d’Etat qui se sont succédé dans son gouvernement ont déjà visité le continent (Rex Tillerson en 2018, Mike Pompeo en 2020), le président Trump n’a encore effectué aucun déplacement dans une Afrique qui est presque annuellement à l’agenda de son homologue chinois, et de plus en plus de ses homologues français, allemand et même israélien. Si la situation perdure jusqu’à la fin de l’année, le chef d’Etat deviendrait d’ailleurs le premier président américain à ne pas visiter l’Afrique pendant son premier mandat, depuis 1990.

 

La plupart des nouveaux programmes de coopération de l’administration Trump semblent davantage destinés à contrer l’influence jugée « néfaste » de la Chine sur le continent, qu’à accompagner l’Afrique dans sa transition vers le développement.

L’initiative « Prosper Africa », lancée en juin 2019 à Maputo (Mozambique) pour permettre aux USA d’investir 50 milliards $ en Afrique au cours des prochaines années semblait d’ailleurs s’inscrire dans ce registre. Les entreprises américaines offrent une « valeur inégalée », avait alors déclaré la secrétaire d'État au Commerce, Karen Dunn Kelley, lors de la présentation du projet. « Pourtant, nous avons perdu du terrain face aux pratiques commerciales de plus en plus sophistiquées - mais trop souvent opaques - des concurrents étrangers », avait-elle ajouté, en référence aux méthodes chinoises de financement en Afrique.

A quelques mois de la prochaine présidentielle, tous les regards sont désormais tournés vers le Parti démocrate qui devrait bientôt désigner son champion pour affronter Donald Trump. En cas de réélection du sortant, il semble peu probable que l’Afrique devienne une « priorité », même si l’ancien magnat de l’immobilier a annoncé vouloir doubler les échanges commerciaux USA-Afrique au cours des prochaines années.

 

Moutiou Adjibi Nourou

Agence Ecofin

Les dix économies qui obtiennent la meilleure note sont la Nouvelle-Zélande, Singapour, la RAS de Hong Kong en Chine, le Danemark, la République de Corée, les États-Unis, la Géorgie, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède.
Billets de banque

Il ressort du rapport Doing Business 2020 de la Banque Mondiale que les gouvernements de 115 pays ont mis en œuvre 294 réformes, au cours de l'année précédente, dans le but de faciliter les conditions d’exercice du secteur privé ; ouvrant la voie à davantage d'emplois, à une expansion de l'activité commerciale et à une augmentation des revenus pour un grand nombre d’habitants.

Dix-septième édition de l’étude annuelle évaluant les réglementations qui facilitent ou limitent l'activité des petites et moyennes entreprises, le Rapport revient sur les réformes mises en œuvre dans dix domaines d'activité économique et dans 190 pays du monde, sur une période de douze mois expirant le 1er mai 2019.

 

Les environnements favorables aux entreprises sont associés à de moindres niveaux de pauvreté, tandis que l’efficacité des processus réglementaires stimule l’entreprenariat, les startups, l'innovation et l'accès au crédit et aux investissements.

Selon David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, « les gouvernements peuvent promouvoir un développement axé sur le marché et favoriser une croissance à base élargie en adoptant des réglementations qui aident les entreprises à exister, à embaucher et à accroître leurs activitésL'élimination des obstacles pour les entrepreneurs est synonyme d’amélioration de l’emploi, de hausse des recettes fiscales et d’augmentation des revenus, soit autant d'éléments requis pour réduire la pauvreté et améliorer les niveaux de vie ». 

En fait, l’étude Doing Business n’est pas censée servir de guide à l’investissement, mais pour fournir des indicateurs sur l'évolution du cadre d'activité des entreprises et la facilité de faire des affaires à travers le monde.

Les dix économies où le climat des affaires s'est le plus amélioré sont l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Togo, Bahreïn, le Tadjikistan, le Pakistan, le Koweït, la Chine, l'Inde et le Nigéria. La Chine et le Togo figurent dans le top 10 pour la deuxième année consécutive, et l'Inde pour la troisième année d'affilée, signe que les processus de réforme de la réglementation des affaires s’inscrivent sur plusieurs années. Bahreïn est le pays qui a mis en œuvre le plus grand nombre de réformes et il a progressé dans neuf des dix domaines évalués par l'étude. La Chine et l'Arabie saoudite suivent, avec huit réformes chacune.

 

3500 réformes de l’environnement des affaires adoptées dans 186 des 190 économies étudiées

Les dix économies qui obtiennent la meilleure note dans le classement sur la facilité de faire des affaires sont la Nouvelle-Zélande, Singapour, la RAS de Hong Kong en Chine, le Danemark, la République de Corée, les États-Unis, la Géorgie, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède. Les pays les plus performants se sont en général dotés de systèmes numériques pour la constitution d'une société, la déclaration des revenus et les procédures liées aux transferts de propriété.

L’étude met en revanche en évidence que 26 pays ont pris des mesures ayant entraîné de nouveaux obstacles à l'activité des entreprises, en augmentant notamment les coûts d'exploitation. Les conditions d'exercice d’un entrepreneur diffèrent considérablement selon le niveau de performance des pays. Par exemple, il faut en moyenne près de six fois plus de temps pour créer une entreprise dans les économies figurant dans les 50 derniers rangs du classement que dans les 20 premiers. Le transfert de propriété dans les 20 premiers pays prend moins de deux semaines, contre trois mois dans les 50 derniers. Enfin, le raccordement au réseau électrique dans une économie figurant dans les 50 derniers rangs du classement prend deux fois plus de temps en moyenne que dans les 20 premiers, et le coût de ce raccordement y est 44 fois plus élevé en pourcentage du revenu par habitant.

L’étude Doing Business évalue les avancées dans dix domaines : création d'entreprise, obtention de permis de construire, accès à l'électricité, enregistrement des biens fonciers, obtention de crédit, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement des faillites. Un autre domaine, celui de l'emploi de main-d’œuvre, est également mesuré, mais il n'est pas pris en compte dans le classement.

Au cours de la période étudiée, les réformes ont principalement porté sur l'obtention de permis de construire, l'accès à l'électricité et le paiement des impôts. De fait, les réformes concernant les permis de construire et l'accès à l'électricité ont bondi ces dernières années. La plupart des 37 pays qui ont simplifié la délivrance des permis de construire ont rationalisé les échanges entre les organismes concernés pour l'approbation préalable et les inspections. Pour raccorder plus efficacement les entreprises au réseau électrique, 16 économies ont réalisé des investissements considérables dans la modernisation de leurs infrastructures. Résultat : la durée moyenne des coupures d'électricité dans le monde a été réduite de plus de 8 % entre 2017 et 2018.

A noter que, depuis son lancement en 2003, l'étude Doing Business a recensé l’adoption de plus de 3500 réformes de l’environnement des affaires dans 186 des 190 économies étudiées.

D'après 'OCDE, la croissance de l'économie mondiale ne dépassera pas 2.9 % en 2019 et 3 % en 2020, soit les taux annuels les plus bas enregistrés depuis la crise financière ; alors que les risques de baisse ne cesseront d'augmenter.
Les perspectives de croissance de l'économie mondiale

L'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques)  se veut peu optimiste quant à l'avenir de l'économie mondiale. L'Institution fait le constat d'une dégradation des perspectives économiques, aussi bien pour les pays avancés que les pays émergents. Selon elle, "en l'absence de mesures énergiques des pouvoirs publicsla croissance mondiale pourrait rester bloquer à un niveau durablement bas".

 

 

 

C'est ainsi que l'exacerbation des conflits commerciaux remet de plus en plus en cause la confiance des investisseurs. La conséquence est l'accentuation de l'incertitude liée à l'action publique et l'aggravation des risques sur les marchés de capitaux. D'après l'OCDE, la croissance de l'économie mondiale ne dépassera pas 2.9 % en 2019 et 3 % en 2020, soit les taux annuels les plus bas enregistrés depuis la crise financière ; alors que les risques de baisse ne cesseront d'augmenter.

 

  © Tableau de projections des Perspectives économiques intermédiaires 2019

 

D'après ces Perspectives les conflits commerciaux constituent le principal facteur pesant sur la confiance, la croissance et la création d'emplois à l'échelle mondiale. De même que la persistance des restrictions commerciales et de l'incertitude politique pourraient avoir des effets négatifs supplémentaires. Le dynamisme de la demande de consommation a certes soutenu jusqu'ici la production du secteur des services, mais l'atonie persistante des secteurs manufacturiers et les tensions commerciales qui perdurent pourraient peser sur la croissance de l'emploi, les revenus des ménages et les dépenses.

Une forte incertitude prévaut toujours quant au calendrier et à la nature du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), en particulier au regard de l'éventualité d'une sortie sans accord, qui pourrait faire basculer l'économie britannique dans la récession en 2020 et entraîner des perturbations sectorielles en Europe. D'autres risques, notamment le ralentissement global de l'économie chinoise et la forte vulnérabilité des marchés de capitaux découlant de la conjonction problématique du ralentissement de la croissance, du niveau d'endettement élevé et de la dégradation de la qualité du crédit, pèsent également sur la croissance future.

 

 

Au regard de ses Perspectives, l'OCDE appelle les banques centrales à maintenir l'orientation accommodante de leur action dans les économies avancées, mais souligne que l'efficacité de la politique monétaire pourrait être renforcée dans nombre de ces économies si elle était davantage étayée par les politiques budgétaire et structurelles. D'après le rapport, les pouvoirs publics devraient recourir davantage à la politique budgétaire pour soutenir l'activité économique, en tirant partie du niveau exceptionnellement bas des taux d'intérêt à long terme pour accroître l'investissement public en vue d'étayer la demande à court terme et la prospérité future. Des réformes structurelles plus ambitieuses s'imposent dans toutes les économies pour contribuer à compenser l'impact des chocs d'offre négatifs découlant de la montée des restrictions aux échanges et aux investissements internationaux, ainsi que rehausser les niveaux de vie et améliorer les perspectives à moyen terme.

La nouvelle stratégie de l'OFID affirme « l’engagement à fournir un appui aux pays en développement, en particulier aux pays à faible revenu ».
Conseil ministériel de l'OFID

Le Conseil ministériel de l'OFID ((le Fonds de l’OPEP pour le Développement International) a tenu sa 40ème session annuelle, à Vienne en Autriche, au cours de laquelle il a approuvé les principes généraux du nouveau Cadre stratégique de l’Institution. La nouvelle stratégie de l'OFID affirme « l’engagement à fournir un appui aux pays en développement, en particulier aux pays à faible revenu ».

Lors de cette réunion, le Directeur général de l'OFID, Abdulhamid Alkhalifa, a expliqué que « la vision de l'OFID est d'être une institution de financement pertinente, souple et efficace, capable d'avoir un impact maximal sur le développement des pays partenaires ».

 

Au cours des prochains mois, l'OFID s'engagera sur la voie de la diversification de ses ressources financières et de la mise en œuvre d'un ensemble cohérent d'actions visant à accroître l'efficacité de l'Institution et à la doter d'instruments opérationnels et financiers plus innovants et mieux adaptés.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, l'OFID met l'accent sur les partenariats, notamment avec des organisations telles que la Banque mondiale, les banques régionales de développement et les organismes bilatéraux et multilatéraux des pays membres, ainsi que les institutions spécialisées des Nations Unies. Outre le renforcement des partenariats existants, l'OFID vise à nouer de nouvelles relations pour revitaliser le partenariat mondial à l'appui du développement durable.

La session publique du Conseil ministériel a vu la présentation du Prix annuel de l'OFID pour le développement. Le Prix pour cette année 2019 a été décerné à Vida Duti, Directrice nationale du Centre international de l'eau et de l'assainissement de l'IRC au Ghana, en reconnaissance de son « travail remarquable » et de son « engagement pour assurer des services durables d'eau, d'assainissement et d'hygiène (WASH) pour la population du Ghana ».

Lors de cette session, le Conseil ministériel a également examiné et approuvé les états financiers de l'OFID. Ceux-ci font état d'engagements cumulés dépassant les 23,4 milliards de dollars.

L'OFID entend continuer d'appuyer les efforts déployés à l'échelle mondiale pour surmonter les obstacles au développement et ce, en participant au financement des activités du secteur privé dans les pays en développement et en contribuant aux ressources des autres institutions de développement. Les prêts au secteur public, y compris aux pays à faible revenu, continueront de représenter la plus grande partie du portefeuille de prêts de l'OFID à l'avenir.

 

Le groupe Diaverum poursuit son développement international sur le continent africain avec une première implantation au Maroc.
Diaverum a engagé sa stratégie de développement au Maroc avec le Centre d’Hémodialyse de Marrakech

Déjà présent dans 19 pays en Europe, Amérique Latine, Asie et Moyen Orient, le groupe Diaverum poursuit son développement international sur le continent africain avec une première implantation au Maroc. A l'heure actuelle, le Royaume compte plus de 25 000 patients requérant une suppléance extra-rénale. Le Maroc présente aussi des fondamentaux démographiques qui préfigurent une augmentation importante des besoins en soins néphrologiques à moyen terme. 


Le groupe Diaverum a choisi d’engager sa stratégie de développement dans le Royaume avec le Centre d’Hémodialyse de Marrakech (CHM). Celui-ci a été créé en 1991, puis relocalisé en 2015, par le Docteur néphrologue Idrissi Kaitouni. 

« Je me réjouis de ce partenariat avec le groupe Diaverum dont l’approche patient m’a beaucoup sécurisé par la qualité de sa politique de soins néphrologiques, ainsi que par la bienveillance manifeste portée tant par les standards de soins que par les valeurs de l’entreprise », a notamment déclaré le Docteur Kaitouni.

 

Pour Hervé Gourgouillon, Directeur Général de Diaverum France, « ce qui a d’abord fondé notre partenariat est notre souci commun d’assurer une amélioration continue de la prise en charge, grâce à la combinaison de nos compétences respectives, et d’investir dans un développement de qualité et de proximité des patients et vacanciers autour de Marrakech ».

Diaverum souhaite non seulement améliorer la prise en charge des patients locaux, mais également faire bénéficier des patients étrangers, désireux de visiter le Maroc, d’une offre coordonnée de services ; notamment dans le cadre de son programme de vacances « d.Holiday » et de son réseau international de centres, ainsi qu'en s’appuyant sur son programme de formation continue des équipes soignantes « d.Academy ».

Il est urgent d’activer le processus d’intégration régionale, afin d’accélérer la transformation économique de l’Afrique.
Guinée Equatoriale

Il est urgent  d’activer le processus d’intégration régionale, afin d’accélérer la transformation économique de l’Afrique. C’est ce qui ressort de la cérémonie d’ouverture des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui s’est tenue le 12 juin à Malabo, en Guinée Equatoriale, sous le thème : « L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique ».

Lors de cette rencontre, le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a fait  remarquer que « séparée et divisée, l’Afrique est affaiblie. Rassemblée et unie, l’Afrique est inarrêtable ». Et d’appeler les gouvernements africains à supprimer les barrières non tarifaires, estimant que « la suppression de ces barrières suffira, à elle seule, à accroître le commerce intra-africain d’au moins 53% et potentiellement de le doubler ».

La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef d’Etat de la Guinée Equatoriale , Teodoro  Obiang Nguema Mbasogo. Dans son allocution d’ouverture, le président guinéen a rappelé que son pays, autrefois l’un des les plus pauvres du monde, s’était radicalement transformé pour devenir l’un des pays au revenu par habitant les plus élevés du continent. D’après lui,  « le développement ne relève pas du revenu par habitant, mais plutôt de l’accroissement des opportunités offertes aux personnes pour qu’elles puissent mener une vie plus digne ».

La BAD a investi plus de 13 milliards de dollars en Afrique Centrale

 

L’intégration régionale constitue l’une des cinq grandes priorités stratégiques, « High 5 », de la BAD pour accélérer la transformation économique de l’Afrique. Ces dernières années, la Banque a investi plus de 13 milliards de dollars américains en Afrique centrale. « Et pour chaque dollar que nous y avons investi, la région a généré 36 dollars, un taux de rendement incroyable de 36 ! », s’est félicité Akinwumi Adesina. Parmi ces investissements figure la réalisation du réseau à fibre optique de la région d’Afrique centrale. Reliant ses populations au moyen d’un accès plus rapide et moins onéreux à l’Internet, ce réseau a donné un coup de fouet à l’activité économique et à l’intégration régionale.

« Les opportunités économiques de l’Afrique, qui sont illimitées, suscitent partout un grand enthousiasme. La zone de libre-échange continentale en Afrique, qui vient d’être ratifiée, fera du continent la plus grande zone de libre-échange dans le monde, avec un PIB combiné de plus de 3 300 milliards de dollars américains », a conclu le président Adesina.

Le terme «métal précieux» est employé pour désigner les éléments chimiques métalliques rares, non radioactifs et de très grande valeur économique.
Lingots d'or

Le terme «métal précieux» est employé pour désigner les éléments chimiques métalliques rares, non radioactifs et de très grande valeur économique. Moins réactifs que les autres métaux, ces éléments ont plus d’éclat, sont plus mous et plus malléables. Les plus populaires d’entre eux sont l’or, l’argent et le platine connus tous les trois pour leurs usages industriels, mais également pour leur utilisation dans l’art, la joaillerie et la monnaie. Outre ces trois noms, il faut citer également le rhodium et le palladium, appartenant à la catégorie des «métaux du groupe du platine».

 

L’or                                                                                                                                                                                                                  Selon un rapport de la Banque mondiale, datant d’avril 2019 et portant sur les perspectives du marché des matières premières, le prix de l’once troy d’or (toz) était en hausse constante au cours du premier trimestre de l’année. Il augmenté de 6,1% par rapport au dernier trimestre 2018 (1 304 $/toz contre 1 229 $/toz). Le prix a été supporté par une forte demande des banques centrales des marchés émergents, en particulier la Chine, l'Inde, la Russie et la Turquie, qui ont accru leurs avoirs en or afin de diversifier leurs bases d’actifs. Cela a compensé la faible demande industrielle et la baisse continue de l’utilisation de l'or dans les applications dentaires en raison de la préférence pour des alliages de porcelaine moins chers. 

Pour 2019, la Banque mondiale prévoit une légère hausse de 3,2% par rapport à 2018 où le prix de l’or affichait une moyenne de 1269 $/toz. Selon les mêmes prévisions, le prix moyen de l’or devrait tourner autour des 1350 $/toz durant les trois prochaines années. Le trio de tête des plus grands producteurs d’or en Afrique a été chamboulé en 2018. L'Afrique du Sud a perdu son leadership au profit du Ghana, alors que le Soudan fait aussi mieux que les années précédentes.

Le Ghana a ravi la place de premier producteur d’or du continent à l’Afrique du Sud en 2018. Le pays a produit, selon la Banque mondiale 158 tonnes d’or, en hausse de 15,32% par rapport à la production de 2017 (137 tonnes). L’entrée en production en 2017 des mines Wassa et Prestea de Golden Star Resources a probablement été le principal moteur de cette croissance. La plus grande mine du pays demeure toutefois Tarkwa, propriété du Sud-Africain Gold Fields. Ce dernier opère également sur la mine Damang, où il prévoit de prolonger à 2024 la durée de l’exploitation. On retrouve aussi dans le pays, AngloGold Ashanti, active sur la mine Obuasi, Golden Star Resources ou encore Asante Gold et Perseus Mining.

Le Soudan a produit, selon les données de la Banque mondiale, 127 tonnes d’or en 2018, en hausse de 18,7% par rapport à l’année précédente. Le Soudan qui avait déjà devancé le Mali en 2016, en devenant le 3ème producteur d’or d’Afrique, passe désormais devant l’Afrique du Sud. Le secteur aurifère soudanais est dominé par l’exploitation artisanale, qui représentait en 2015, 85% de la production. Les gisements d’or se répartissent dans trois régions, en l’occurrence le Nord Soudan, précisément Wadi Halfa et Atbara, le long des montagnes de la Mer rouge notamment les zones d’Ariab et d’Abu Sari ainsi que dans l’Etat du Nil bleu. Quand on observe l’évolution de la production depuis 2009, on peut sans hésiter dire que l’or soudanais a encore de très beaux jours devant lui.

Entre épuisements des réserves aurifères, et crise minière, l’Afrique du Sud a dégringolé dans le classement des plus grands producteurs d’or du continent. Longtemps leader incontesté, le pays n’a produit en 2018 que 119 tonnes d’or selon la Banque mondiale (contre 137 tonnes en 2017). Sa performance décroit chaque année depuis 2013, alors que son secteur minier fait face à de nombreux défis. Le pays est ainsi très loin des 522 t de production d’or atteinte en 1995. En Afrique du Sud, on retrouve de grandes mines d’or et le pays est l’hôte de plusieurs grandes compagnies minières. Parmi les plus grands gisements, citons la mine TauTona, reconnue comme étant la mine la plus profonde au monde avec 3,9 km de profondeur, et exploitée par AngloGold Ashanti. Il y a également les mines Driefontein, Kloof, appartenant au géant aurifère Sibanye Gold qui a procédé en 2012 à une scission avec Gold Fields.

 

L’argent

Entre janvier et mars 2019, le prix de l’once troy d’argent a également augmenté de 6,9% par rapport au trimestre précédent (15,6 $/toz contre 14,6 $/toz). Cette hausse serait principalement due à une forte demande d’investissement en provenance d’Inde, ainsi que des secteurs de la bijouterie et de fabrication d’orfèvrerie.

Toutefois, la demande industrielle d'argent, qui représente plus de la moitié de la demande totale, demeure faible. Entre autres facteurs négatifs, l'utilisation de l'argent dans l'énergie photovoltaïque devrait diminuer, car c'est l'un des composants les plus chers. Selon la Banque mondiale, le prix de l’argent ne devrait pas subir de grands changements durant les prochaines années. Il devrait tourner autour des 15,7 $/toz jusqu’en 2021.

Le Maroc est sans doute le leader africain de la production d’argent. Selon les données de la Banque mondiale, la production marocaine s’élevait à 231 tonnes en 2018, contre 239 tonnes en 2017. Le pays se classe 15e mondial dans la production du métal. Parmi les plus grands gisements du pays, citons la mine Zgounder gérée par la compagnie Maya Gold & Silver. Cette dernière a conclu en 2012 un accord pour réhabiliter cet ancien site minier et a repris la production en août 2014. Hormis Zgounder, il y a également la mine Imiter, propriété du Groupe Managem qui la gère via la Société Métallurgique d’Imiter.

 

Le platine

Les prix du platine sont restés inchangés au premier trimestre de 2019 après avoir fortement baissé au cours des trois premiers trimestres de 2018. Le métal s’est négocié à une moyenne de 823 $/toz. En glissement annuel, le prix du platine a baissé de 15,76%. La demande des secteurs de la bijouterie et automobile, qui représentent chacun environ les deux cinquièmes de la demande de platine, continue d'afficher une tendance à la baisse. Le platine, largement utilisé dans les convertisseurs catalytiques des véhicules à moteur diesel, a perdu la faveur en Europe en raison de la baisse de la part de marché des véhicules diesel. Le prix de l’once troy de platine devrait baisser cette année, passant de 880 $ à 840 $. Cependant, il devrait être de nouveau à la hausse à partir de 2020 pour atteindre 925 $ en 2022, selon la Banque mondiale.

L’Afrique du Sud héberge 80% des réserves de platine restantes sur terre selon le site Planetoscope.com. Le pays contribuerait avec la Russie pour 90% de la production mondiale. Selon les données de la Banque mondiale, l’Afrique du Sud a produit en 2017, 132,3 tonnes de platine (en légère baisse par rapport aux 133,2 tonnes de 2016), la Russie (2e) étant loin derrière avec 22 tonnes. Alors que la nation arc-en-ciel vit depuis des années une crise minière, le secteur du platine est l’un des rares à sortir la tête de l’eau. L’Afrique du Sud est l’hôte du plus grand producteur de platine au monde, Anglo American Platinum qui opère sur les mines Amandelbult ou Mogalakwena. D’autres sociétés détiennent également de grands projets de platine dans le pays, en l’occurrence Sibanye Gold, Northam Platinum ainsi qu’Impala Platinum.

Derrière l’Afrique du Sud et la Russie, on retrouve le Zimbabwe qui a produit 14,6 tonnes en 2017 et 15 tonnes en 2016. Le pays est ainsi le deuxième producteur du métal en Afrique. La plus grande entreprise de platine du pays est Zimplats, détenue par Impala Platinum, et qui opère sur la mine Ngezi. Outre Ngezi, il faut également citer le projet Darwendale. Selon certaines sources, le Zimbabwe héberge la deuxième plus grande réserve de platine au monde, après l’Afrique du Sud et devant la Russie. Pour tirer plein profit de cette richesse le pays devra revoir sa politique minière qui a fait fuir bon nombre d’investisseurs.

Source : Agence Ecofin                                                                                                      https://www.agenceecofin.com/hebdop2/0805-65947-metaux-precieux-les-leaders-et-leurs-perspectives-en-afrique

En raison de la taille de leurs économies, les taxes douanières imposées par les États-Unis et la Chine auront inévitablement des répercussions importantes sur le commerce international
Trains de marchandises

Au moment où les guerres commerciales font les gros titres, quels pays sont perdants et lesquels s’avèrent gagnants ? Et que signifient les différends actuels pour les pays en développement ? Une nouvelle étude de la CNUCED examine les répercussions des hausses tarifaires en vigueur aux États-Unis et en Chine, ainsi que les effets de leur augmentation annoncée pour le 1er mars.
"En raison de la taille de leurs économies, les taxes douanières imposées par les États-Unis et la Chine auront inévitablement des répercussions importantes sur le commerce international", a déclaré Pamela Coke-Hamilton, qui dirige la division du commerce international de la CNUCED, en lançant le rapport Key Statistics and Trends in Trade Policy 2018 (Principales statistiques et tendances en matière de politique commerciale en 2018).
L'étude souligne que les tarifs bilatéraux ne contribueraient guère à aider les entreprises nationales sur leurs marchés respectifs.
"Notre analyse montre que si les tarifs bilatéraux ne sont pas très efficaces pour protéger les entreprises nationales, ils restent des instruments très efficaces pour limiter le commerce avec le pays visé ", a expliqué Mme Coke-Hamilton. "L’impact des tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine serait principalement disruptif. Le commerce bilatéral entre les États-Unis et la Chine diminuera et sera remplacé par des échanges en provenance d'autres pays".


Les analystes de la CNUCED estiment que sur les 250 milliards de dollars d'exportations chinoises assujetties aux droits de douane américains, environ 82 % seront captés par des entreprises d'autres pays, environ 12 % seront conservés par des entreprises chinoises et seulement 6 % environ seront captés par des entreprises américaines.
De même, sur les quelque 110 milliards de dollars d'exportations américaines assujetties aux droits de douane de la Chine, environ 85 % seront captés par des entreprises d'autres pays, les entreprises américaines en conserveront moins de 10 %, tandis que les entreprises chinoises n'en récupèreront qu’environ 5 %. Les résultats sont similaires sur les différents secteurs, des machines-outils aux produits du bois, en passant par le secteur de l’ameublement, le matériel de communication, les produits chimiques et les instruments de précision.
La raison en est simple : les tarifs bilatéraux accroissent la compétitivité au niveau global pour les entreprises opérant dans des pays qui ne sont pas directement touchés par ces tarifs. Cela se reflétera dans la structure des importations et des exportations dans le monde entier.
Les pays qui devraient bénéficier le plus des tensions entre les États-Unis et la Chine sont ceux qui sont les plus compétitifs et qui ont la capacité économique de supplanter les entreprises américaines et chinoises. L'étude indique que les exportations de l'Union européenne sont celles susceptibles d'augmenter le plus, avec environ 70 milliards de dollars d'échanges bilatéraux entre les États-Unis et la Chine (50 milliards de dollars d'exportations chinoises vers les États-Unis et 20 milliards de dollars d'exportations américaines en Chine). Le Japon, le Mexique et le Canada devraient bénéficier de plus de 20 milliards de dollars chacun d’exportations supplémentaires.
Bien que ces chiffres ne représentent pas une part importante du commerce mondial - qui s’élevait à environ 17 000 milliards de dollars en 2017 - pour de nombreux pays, ils représentent une part substantielle de leurs exportations. Par exemple, les quelque 27 milliards de dollars d'échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine qui seraient captés par le Mexique représentent une part non négligeable des exportations totales du Mexique, soit environ 6 %. Des effets substantiels sur le niveau de leurs exportations sont également attendus pour l'Australie, le Brésil, l'Inde, les Philippines, le Pakistan et le Viet Nam, comme indiqué ci-dessous

En raison de la taille de leurs économies, les taxes douanières imposées par les États-Unis et la Chine auront inévitablement des répercussions importantes sur le commerce international
Cependant, l'étude souligne également que même pour les pays dont les exportations sont appelées à augmenter dans ce cadre de bataille commerciale, les résultats ne seront pas tous positifs.
Le marché du soja en est un bon exemple. Les droits de douane chinois sur le soja américain ont eu des effets de distorsion des échanges commerciaux à l'avantage de plusieurs pays exportateurs, en particulier le Brésil, qui est soudain devenu le principal fournisseur en soja de la Chine. Mais comme le niveau et la durée d’application des droits de douane ne sont pas clairs, les producteurs brésiliens hésitent à prendre des décisions d'investissement qui pourraient s'avérer non rentables si les droits de douane étaient suspendus. En outre, dans les secteurs où le soja est un intrant - comme dans la production d’aliments pour le bétail - les entreprises brésiliennes sont vouées à perdre de leur compétitivité en raison des hausses de prix nourries par la demande chinoise en soja brésilien.
 
L'étude souligne également que si certains pays connaîtront une forte hausse de leurs exportations, les effets négatifs à l'échelle mondiale sont susceptibles de dominer. Une préoccupation commune renvoie à l'impact inévitable que les différends commerciaux auront sur l'économie mondiale encore fragile. Un ralentissement économique s'accompagne souvent de perturbations des prix sur les marchés des produits de base, sur les marchés financiers et monétaires. Elles auront toutes d'importantes répercussions sur les pays en développement. L'une des principales préoccupations demeure le risque que les tensions commerciales ne dégénèrent en guerres sur le marché des devises, rendant plus difficile le service de la dette libellée en dollars.
Une autre préoccupation réside dans le fait que davantage de pays pourraient se joindre à la mêlée multipliant les politiques protectionnistes à l'échelle mondiale. Ces politiques nuisant généralement davantage aux pays les plus faibles, un système commercial multilatéral qui fonctionne bien, capable de désamorcer les tentations protectionnistes et de maintenir l'accès au marché pour les pays les plus pauvres, est d'une importance fondamentale.
Enfin, dans une économie mondiale interconnectée, l'effet domino créé par les géants du commerce est susceptible d'aller au-delà des pays et des secteurs ciblés. Les hausses tarifaires pénalisent non seulement l'assembleur d'un produit, mais aussi les fournisseurs tout au long de la chaîne de production. Par exemple, le volume élevé des exportations chinoises frappées par les droits de douane américains est susceptible de toucher le plus durement les chaînes de valeur de l'Asie de l'Est, la CNUCED estimant qu'elles pourraient ainsi chuter d'environ 160 milliards de dollars.
Les tensions commerciales actuelles ont atteint leur paroxysme au début de 2018 lorsque la Chine et les États-Unis se sont imposés des droits de douane sur environ 50 milliards de dollars de leurs marchandises respectives. La confrontation s'est rapidement intensifiée :  en septembre 2018, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 10 % sur environ 200 milliards de dollars d'importations chinoises. La Chine a ensuite riposté en imposant des droits de douane supplémentaires sur des importations en provenance des États-Unis d'une valeur de 60 milliards de dollars. Les droits de 10 % devaient initialement passer à 25 % en janvier 2019. Début décembre 2018, les parties ont toutefois convenu de geler l'augmentation de leurs tarifs douaniers jusqu'au 1er mars 2019.

La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ?
Croissance économique

La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ? La question divise, depuis longtemps, les académiciens. Certains estiment, en effet, que le rôle de la finance dans la croissance économique a été « excessivement amplifié » et que l’offre financière n’est qu’une « réponse automatique » aux besoins exprimés par les entreprises, en matière de financement. Selon eux, « là où les entreprises avancent, la finance se contente de suivre ». D'autres auteurs considèrent, en revanche, que lorsque le système financier est suffisamment sophistiqué, il contribue à une meilleure allocation des ressources et au soutien de la croissance économique. D'après eux, dans des secteurs qui se caractérisent par une forte asymétrie d’information, l’intermédiation financière peut remédier aux problèmes de la sélection adverse et de l’aléa moral et réduire les coûts des transactions entre les prêteurs et les emprunteurs.

 

C’est pour débattre de ces problématiques que Bank Al-Maghrib, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et The Bernoulli Center for Economics de l’Université de Bâle ont organisé, les 23 et 24 avril à Rabat, la troisième édition des Journées Internationales de Macroéconomie et de Finance (JIMF), sous le thème : « La finance au service de la croissance ». La rencontre a réuni des professeurs universitaires marocains et étrangers et des représentants de Banques centrales et d’institutions nationales et internationales, en provenance d’une dizaine de pays : Australie, Angleterre, Etats-Unis, France, Grèce, Italie, Maroc, Mexique, Suisse et Tunisie.

 

Pour Abderrahim Bouazza, Directeur Général de la banque centrale marocaine, « l’expérience internationale a montré que les économies qui disposent de systèmes financiers développés présentent un avantage comparatif avéré ». Il a néanmoins reconnu que « la mondialisation et l’intégration de plus en plus importante des marchés financiers sont susceptibles d’exercer des effets profondément adverses sur la croissance et l’emploi ».

La question qui se pose est de savoir si le système financier marocain, prédominé par l’intermédiation bancaire, est en mesure de mobiliser l’épargne suffisante et d’assurer une allocation optimale des ressources. Par ailleurs, même si elle assure une certaine stabilité au système financier, la réglementation prudentielle ne constitue-t-elle pas un frein au financement des entreprises ? Enfin, l’internationalisation du secteur bancaire marocain, notamment à travers le continent africain, n’est-elle pas source de vulnérabilité pour le système financier ?

Pour sa part, Jean-Paul Pollin, professeur à l’Université d’Orléans, a dévoilé les résultats d’une étude montrant qu’à partir d’un ratio crédit/PIB variant entre 80% et 100%, la relation entre la finance et la croissance économique devient négative et peut même conduire à des crises. A noter qu’entre le milieu des années quatre-vingt et 2010, le ratio crédit/PIB est passé de 60% à 120%, à l’échelle mondiale. Durant la même période, la capitalisation boursière a augmenté de 20% à 100% du PIB, les transactions boursières de 20% à 150% du PIB et les transactions sur le marché des changes de 5 à 65 fois le PIB.

Au cours des trois prochaines années, les États-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour.

Oubliez la Russie et l’Arabie Saoudite ! D’ici à 2023, les Etats-Unis devraient produire plus de pétrole que n’importe quel autre pays de la planète. Il y a moins de huit ans, l’Amérique se trouvait loin derrière la Russie et l’Arabie Saoudite, les deux principaux fournisseurs mondiaux. Mais d’après les estimations pour 2018, les Etats-Unis devrait produire 10,6 millions de barils par jour.

« Pendant 40 ans, l’Amérique a été vulnérable face aux régimes étrangers qui se servent de l’énergie comme d’une arme économique », a déclaré Donald Trump en 2017. Et d’ajouter : « Grâce au pouvoir de l’innovation et de la technologie, nous sommes maintenant à l’aube d’une véritable révolution énergétique ».

Et cette transformation a déjà commencé. Au cours des trois prochaines années, les Etats-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour, dépassant ainsi tous les autres pays du monde, prévoit Agence internationale de l’énergie (AIE)

La plus grande partie de cette augmentation de la production est liée à ce qu’on appelle « la révolution américaine du schiste », générée par l’extraction de gaz naturel et le forage de pétrole présents dans des formations rocheuses de schiste et ce, grâce à des techniques de pointe. Les nouvelles méthodes font appel au forage horizontal et à la fracturation hydraulique, appelée « fracking » en anglais.  Celle-ci est aujourd’hui à l’origine de plus de la moitié de la production américaine de pétrole brut, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à il y a dix ans. En 2008, seulement 7 % de la production américaine provenait de cette méthode.

« La remarquable aptitude des producteurs à dégager de nouvelles ressources, de manière rentable, va pousser la production combinée de pétrole et de gaz des Etats-Unis de 2040 à un niveau moitié plus élevé que celui jamais atteint par d’autres pays », a notamment expliqué Fatih Birol, directeur de l’AIE, lors d’une audition au Sénat en janvier. Selon lui, « c’est un exploit impressionnant qu’il faut absolument souligner. Cela fait des États-Unis le producteur incontesté de pétrole et de gaz dans le monde pendant plusieurs décennies à venir ».

Les exportations sont en augmentation

Grâce à la forte hausse de la production, les exportations américaines de pétrole brut et d’autres hydrocarbures ont doublé ces huit dernières années. Une augmentation qui s’explique aussi en partie par la levée des restrictions sur l’exportation de pétrole brut domestique, à la fin de 2015, et par la baisse des coûts d’expédition. Aujourd’hui, le Canada est le principal client du pétrole brut des États-Unis qui envoient à leur voisin du nord 58 % de leurs exportations. Les Américains vendent également du pétrole aux Pays-Bas, à la Chine, à l’Italie et au Royaume-Uni, entre autres.

Maeve Allsup

La comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente.
14ème session de la CNUCED, Nairobi

L’accord sur une Zone de libre échange continentale signé à Kigali ce 21 mars 2018 par les membres de l'Union Africaine est sans conteste une percée majeure dans l’intégration du développement économique du continent africain.

Cependant, la comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente. Et une signature n’implique aucunement une mise en œuvre immédiate. Loin s’en faut.

Le marché commun européen fondé sur la libre circulation des produits est né avec le Traité de Rome de 1957. L’Union douanière qu’il dessinait ne s’est concrétisée qu’en 1968 et son marché unique en 1993... soit 36 ans plus tard. En Afrique, le processus a débuté en 1991. Le calendrier de mise en œuvre tel que défini par l’Union Africaine est donc raisonnable au vu des obstacles à surmonter aussi nombreux que variés.

 

Certes, tout le monde s’accorde sur le fait qu’un marché continental augmenterait substantiellement le commerce intra-africain, que c’est une meilleure option que de poursuivre le seul alignement des économies africaines sur l’exportation internationale de matières premières, avec tout ce qu’implique cette dépendance

La diversification de l’économie africaine ne peut continuer à stagner comme c’est le cas depuis des décennies. Elle ne peut rester un slogan, ou pour le dire plus élégamment, un objectif un peu lointain qui sonne juste aux oreilles des bailleurs de fonds, les mêmes qui subventionnent leurs exportations...

Le plus dur reste donc à faire : lever les obstacles en répondant aux résistances des pays enclavés qui voient d’un mauvais œil la baisse certaine de leurs revenus douaniers, accompagner de sanctions les cas de non-respect de l’accord ; encadrer la libéralisation du commerce des services ; réguler la concurrence et protéger les consommateurs africains ; préserver les acquis tout comme les accords préférentiels qui ont été négociés au niveau national ou régional et qui ont donné de bons résultats, pour ne citer que quelques-unes des étapes à franchir pour mettre en œuvre progressivement un tel accord.

En outre, substituer les importations du continent africain aux importations en provenance d’Europe, de Dubaï ou de Chine implique une vraie fluidité des échanges et des infrastructures routières, aériennes et portuaires. Les états africains enclavés ou les îles du Pacifique ne le savent que trop bien. La Chine a d’ailleurs très bien compris l’importance de telles infrastructures et investi massivement et rapidement en Afrique via sa stratégie régionale « Une ceinture, une route ».

Enfin, en dépit des différences notoires entre les deux continents, il serait profitable aux entreprises et aux entrepreneurs pourvoyeurs d’emplois et de croissance qu’ils puissent tirer les leçons des erreurs commises de l’autre côté de la Méditerranée et de leurs conséquences lors de certaines des étapes de la mise en place du marché unique. Partant de là, et s’ils considèrent le développement durable et inclusif comme leur priorité, il reviendra bien sûr aux gouvernements d’organiser une redistribution équitable des gains de cette croissance.

Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la CNUCED

L'Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans.
Alger, Algérie

C'est toute une batterie de mesures que préconise le FMI pour l'Algérie. En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Jean-François Dauphin, a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour les entretiens relatifs à la consultation de 2018 au titre de l’article IV. Les entretiens ont porté principalement sur le dosage de mesures et de réformes qui permettrait de rétablir l’équilibre macroéconomique et de favoriser une croissance durable et inclusive. À l’issue de la visite, M. Dauphin a publié la déclaration ci-après :

« L’Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. Si les réserves restent abondantes, elles ont diminué de 17 milliards de dollars, pour atteindre 96 milliards de dollars (hors DTS). L’activité économique globale a ralenti, bien que la croissance hors du secteur des hydrocarbures soit restée stable. L’inflation a ralenti de 6,4 % en 2016 à 5,6 % en 2017.

« Face au choc pétrolier, les autorités ont consolidé les finances publiques en 2016–2017. Elles ont œuvré à définir une stratégie de long terme pour refondre le modèle de croissance du pays, et ont pris un certain nombre de mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise, commencer à réformer les subventions à l’énergie, moderniser les outils de politique monétaire et autoriser l’émergence d’un marché des changes à terme.                                                                                                                                                                       « Depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la croissance et la création d’emplois, elles ont adopté un budget expansionniste pour 2018, dont le déficit sera financé principalement par la banque centrale, et ont renforcer les barrières à l’importation. Elles entendent reprendre la consolidation budgétaire à compter de 2019, en vue de rétablir l’équilibre budgétaire en 2022.        « La mission partage le double objectif des autorités de stabiliser l’économie et promouvoir d’une croissance plus durable et plus inclusive, mais elle considère que le nouveau dosage de politique économique à court terme est risqué et pourrait entraver la réalisation de ces objectifs. Les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes. En conséquence, il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes, ni au développement du secteur privé.                                                                                                                             « La mission est d’avis que l’Algérie a toujours une fenêtre d’opportunité pour concilier ajustement économique et croissance. Avec une dette publique relativement basse et une dette extérieure faible, il est possible de renforcer les finances publiques graduellement. La consolidation budgétaire est nécessaire pour ajuster le niveau des dépenses au niveau réduit des recettes, mais elle peut se faire à un rythme régulier sans recourir au financement monétaire de la banque centrale. Il s’agit de recourir à un large éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et, idéalement, d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. La consolidation devrait être menée, d’une part en augmentant les recettes non pétrolières à travers l’élargissement de l’assiette fiscale (réduction des exonérations et renforcement du recouvrement) et, d’autre part, en réduisant graduellement le poids des dépenses courantes dans le PIB et en réduisant les investissements tout en améliorant leur efficacité. Une dépréciation progressive du taux de change combinée à des efforts visant à éliminer le marché parallèle des changes favoriserait aussi l’ajustement. La banque centrale doit être prête à resserrer la politique monétaire si les tensions inflationnistes ne s’atténuent pas. Si le choix est fait de continuer de monétiser le déficit, il conviendrait de mettre en place des sauvegardes robustes, notamment en plafonnant strictement le financement monétaire en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.                                                                                                                                                        « Quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Il convient d’agir sans tarder sur plusieurs fronts pour simplifier la bureaucratie, améliorer l’accès au crédit, renforcer la gouvernance, la transparence et la concurrence, ouvrir davantage l’économie à l’investissement étranger, améliorer le fonctionnement du marché du travail et l’adéquation entre les emplois et les compétences, et favoriser l’emploi des femmes. Pour accroître l’efficacité de la politique économique, les autorités doivent en renforcer le cadre. Il s’agit notamment de continuer à renforcer la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficience des dépenses publiques, ainsi que de renforcer le cadre prudentiel et le dispositif de préparation aux crises. La politique commerciale doit avoir pour objectif principal d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent de distorsions.

L'institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%.
Ruines romaines, Tunisie

La banque africaine de développement (BAD) a lancé pour la première fois ce mardi, la publication de perspectives économiques sur les 5 régions du continent. Le lancement du rapport sur les perspectives économiques en Afrique du Nord a eu lieu ce même jour à Tunis.

Selon le document, la région nord-africaine devrait renouer avec des performances économiques stables en 2018 et en 2019, dans la même lignée que l’année 2017.

En effet, le document indique que l’Afrique du Nord a terminé l’année 2017 sur une bonne note économique avec un taux de croissance de 4,9%, en hausse par rapport aux 3,3% enregistrés en 2016.                                  L’institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%. Ceci a permis à la Libye d’occuper la deuxième place dans le classement des principaux contributeurs à l’économie nord-africaine avec 29,7% de part du PIB régional.        Malgré cette résurrection du secteur pétrolier libyen, c’est l’Egypte qui a le plus contribué à la croissance de la région, participant à plus de 40% du PIB de la région en 2017.                                                                               En troisième position vient l’Algérie avec 13,4% du PIB régional, le Maroc avec 11,9%, la Tunisie avec 2,6% et enfin la Mauritanie avec 0,5% de la croissance régionale.

Des prévisions positives pour 2018                                                                                                                      Pour 2018, le rapport table sur une embellie des économies de la région. Ainsi, l’Afrique du Nord devrait enregistrer une hausse de sa croissance à 5% en 2018 pour s’établir à 4,6% en 2019. Cette performance devrait être motivée par une remontée des prix des produits de base, une relance du secteur touristique et la poursuite des réformes structurelles engagées dans toute la région.                                                                 Notons que le développement de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que la consommation privée et publique, devraient permettre à l’économie nord-africaine d’être l’une des plus performantes du continent pour les prochaines années.

L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.
Carte bancaire

     (Agence Ecofin) - L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.

« Tiré par les services mobiles et l’attitude digitale très prononcée des Africains, le paysage bancaire du continent est parmi les plus excitants au monde », a souligné la firme américaine dans son rapport. Et d’ajouter : « Dans la plupart des régions du monde, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais le secteur bancaire africain offre un contraste saisissant dans la mesure où il connaît une croissance rapide et offre une rentabilité deux fois supérieure à la moyenne mondiale ».

 

McKinsey révèle, dans ce cadre, que le nombre d'Africains bancarisés est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022.  

« Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11% par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5% par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale », souligne le cabinet. 

Cette croissance appréciable n’est cependant pas équitablement répartie entre les divers sous-régions et pays du continent. Cinq pays africains seulement  (l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Egypte, l'Angola et le Maroc) représentent actuellement 68% des revenus bancaires globaux enregistrés sur le continent. De même, environ 60% de la croissance totale des revenus, prévue dans le secteur de la banque de détail, au cours des cinq prochaines années, proviendra de l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Ghana.

 

McKinsey souligne, par ailleurs, que le secteur de la banque de détail en Afrique a connu de nouveaux modèles commerciaux innovants qui ont représenté une réponse adéquate à de nombreux défis tels que le faible taux de bancarisation, l’utilisation massive du cash et la faiblesse des réseaux d’agences et de guichets automatiques de billets.

« En Afrique, la transition vers les transactions bancaires digitales bat déjà son plein. Le volume de ce genre de transactions a augmenté de 13% par an sur le continent, entre 2014 et 2016, grâce à l'amélioration de la disponibilité, de la fiabilité et de la sécurité des canaux électroniques. Cela a fait de l'Afrique, le deuxième marché ayant la croissance la plus rapide au monde, en matière de paiements électroniques, après l'Asie-Pacifique », soulignent les auteurs du rapport, indiquant qu’environ 40% des Africains préfèrent aujourd’hui utiliser les canaux numériques pour effectuer des transactions bancaires.

Au rang des faiblesses du secteur bancaire africain, McKinsey cite notamment les coûts élevés du personnel, les processus dominés par le papier et la forte intensité en main-d'œuvre. La firme estime également que le risque de crédit demeure préoccupant, avec des prêts improductifs représentant plus de 5% des portefeuilles des banques africaines.

https://www.agenceecofin.com/banque/0103-54813-lafrique-est-le-2eme-marche-bancaire-mondial-en-matiere-de-croissance-et-de-rentabilite-selon-mckinsey

L'Ile Maurice a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sur un total de 52,6 milliards de dollars.
Inde

(Agence Ecofin) - Le think tank indien Observer Research Foundation vient de battre en brèche plusieurs idées reçues sur les investissements indiens en Afrique. Dans une note de recherche publiée le 21 février sur les colonnes du quotidien anglophone indien «Daily News and Analysis», le centre de recherche a révélé qu’un seul pays a raflé 90% des flux d’investissements directs indiens vers l’Afrique entre 2008 et 2016.

Il s’agit de l’Ile Maurice qui a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sous revue sur un total de 52,6 milliards de dollars servis au continent africain !

Observer Research Foundation souligne également qu’une part importante des flux des IDE indiens vers l’Ile Maurice, qui a été présentée par le think tank comme étant un « paradis fiscal », est retournée en Inde, ce qui signifie que le volume réel des investissements indiens en Afrique est beaucoup moins important que ce que rapportent les médias.

 

D’autre part, les investissements réalisés par l’Inde sur le continent entre 2008 et 2016 sont très concentrés géographiquement.  Avec une part de 63% et 22%, les régions de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique du Nord ont attiré la majeure partie de ces investissements.

Une poignée de pays africains a en effet bénéficié des 5 milliards de dollars investis entre 2008 et 2016  par l’Inde sur le continent hors Maurice.

 

Le Mozambique s’est accaparé 52% de ce montant (2,66 milliards de dollars) grâce notamment à l'investissement du groupe pétrolier ONGC Videsh dans le champ gazier de Rovuma. L’Egypte occupe la deuxième position avec 12% du montant global investi par l’Inde dans les pays africains hors Maurice, devant l’Afrique du Sud (8,8%), la Tunisie (3,8%) et le Kenya (3,1%).  

Observer Research Foundation révèle, par ailleurs, que les investissements indiens en Afrique sont en réalité pilotés par quelques grandes entreprises publiques. Bien qu'environ 597 entreprises indiennes aient investi en Afrique durant la période 2008-2016, 11 grandes entreprises représentent environ 80% du total des flux d'investissements indiens sur le continent.

Avec des investissements de 3,02 milliards de dollars, ONGC Videsh arrive en tête de liste, suivi par la Gujarat State Petroleum Corporation, Interlabels Industries, Oil India et Coromandel International.

 

Les analystes du think tank basé à New Delhi ont aussi fait remarquer que les investissements indiens en Afrique sont essentiellement concentrés dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Pourtant, contrairement à Pékin, New Delhi n’a pourtant jamais été accusée de pomper les matières premières africaines.

https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/2402-54682-un-seul-pays-a-capte-90-des-investissements-indiens-en-afrique-entre-2008-et-2016

Parmi les 180 pays et territoires classés selon l'indice de développement économique, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux.
Elaboration d'un plan d'affaires

(Agence Ecofin) - The Heritage Foundation, un think tank et lobby américain basé à Washington, a rendu publique, récemment, l’édition 2018 de son « index of economic freedom » qui mesure - depuis 1995 - la liberté économique dans le monde, sur la base de 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories.

Il s’agit notamment de : L’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).

 

Pour l'indice de liberté économique 2018, la plupart des données collectées couvrent la deuxième moitié de 2016 jusqu'au premier semestre de 2017. 

A en croire donc cet indice, l’économie mondiale se trouve « modérément libre » en 2018, tout en enregistrant une hausse globale de la liberté économique pour la sixième année consécutive. En effet, le score moyen mondial de 61,1 est le plus élevé, jamais enregistré dans l'histoire des 24 ans de l'indice. La moyenne mondiale est, en outre, supérieure de plus de trois points à celle enregistrée dans la première édition de l'indice en 1995.

Par ailleurs, parmi les 180 pays et territoires classés dans cet index, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux. Seuls les scores de trois pays sont restés inchangés.

Six économies ont obtenu le statut de « libre » (avec un score de 80 et plus) par l'indice, tandis que les 90 économies suivantes sont classées comme « globalement libres » (avec des scores compris entre 70 et 79,9) ou « modérément libres » (scores compris entre 60 et 69,9).

Ainsi, un total de 96 économies - plus de la moitié des pays classés dans l'indice 2018 - fournissent des environnements institutionnels dans lesquels les particuliers et les entreprises privées bénéficient d'un degré modéré de liberté économique. 

Toutefois, le nombre des pays économiquement « non libres » reste élevé selon le rapport. En effet, 63 d’entre eux sont considérés comme « pratiquement pas libres » (avec des scores compris entre 50 et 59,9), tandis que 21 économies sont considérées comme « répressives » (avec des scores inférieurs à 50).

Un autre élément important que relève ce rapport est que les revenus par habitant sont beaucoup plus élevés dans les pays économiquement plus libres. En effet, les économies classées « libres » ou « globalement libres » dans l'indice 2018 bénéficient de revenus plus de deux fois supérieurs aux niveaux moyens des autres pays, et plus de cinq fois supérieurs aux revenus des personnes vivant dans des économies dites « répressives ».

 

En ce qui concerne le classement 2018, le haut du tableau est occupé par Hong Kong (1er), Singapour (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), la Suisse (4ème), l’Australie (5ème), et l’Irlande (6ème). Il s’agit là des seules économies considérées comme véritablement « libres » par l’index 2018 sur la liberté économique. 

Le bas du tableau est, quant à lui, occupé par la Guinée équatoriale (175ème), l’Erythrée (176ème), le Congo (177ème), Cuba (178ème), le Venezuela (179ème), et la Corée du Nord (180ème).

S’agissant de l'Afrique subsaharienne, le rapport révèle que la région ne compte aucune économie considérée comme « libre ». Toutefois, l’île Maurice tire son épingle du jeu, en se classant parmi celles considérées comme « globalement libres ». Pour sa part, avec une chute de 0,2 point, le Botswana se voit rétrogradé dans la catégorie des économies « modérément libres »

Par ailleurs, la plupart des 47 économies de l’Afrique subsaharienne se classent dans la catégorie considérée comme « pratiquement pas libre ». En outre, la moitié des économies considérées comme « répressives » dans le monde (12 sur 21) se trouvent également en Afrique subsaharienne. 

En vue d’illustrer la corrélation entre le revenu par habitant et la liberté économique, le rapport indique que le PIB moyen par habitant pondéré en fonction de la population est seulement de 3 891 $ en Afrique subsaharienne, soit le niveau le plus bas de toutes les régions. Pour The Heritage Foundation, cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’Etat de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique. 

En Afrique du Nord également, le pays le mieux classé est le Maroc qui se retrouve dans la catégorie des économies « modérément libres ». Suivi de la Tunisie et de l’Egypte qui se classent dans la catégorie des économies « pratiquement pas libres ». Et enfin de l’Algérie qui, selon le rapport, constitue une économie« répressive ».

 

Classement des pays africains selon l’indice de liberté économique 2018 

 

 Rang  Pays  Score  Catégorie  Rang mondial
01 Ile Maurice 75,1 globalement libre 21
02 Botswana 69,9 modérément libre 35
03 Rwanda 69,1 modérément libre 39
04 Afrique du Sud 63,0 modérément libre 77
05 Ouganda 62,0 modérément libre 83
06 Côte d’Ivoire 62,0 modérément libre 85
07 Maroc 61,9 modérément libre 86
08 Seychelles 61,6 modérément libre 88
09 Burkina Faso 60,0 modérément libre 95
10 Cap-Vert 60,0 modérément libre 96
11 Tanzanie 59,9 pratiquement pas libre 97
12 Tunisie 58,9 pratiquement pas libre 99
13 Namibie 58,5 pratiquement pas libre 103
14 Nigeria 58,5 pratiquement pas libre 104
15 Gabon 58,0 pratiquement pas libre 109
16 Mali 57,6 pratiquement pas libre 113
17 Guinée Bissau 56,9 pratiquement pas libre 118
18 Madagascar 56,8 pratiquement pas libre 119
19 Bénin 56,7 pratiquement pas libre 120
20 Comores 56,2 pratiquement pas libre 121
21 Ghana 56,0 pratiquement pas libre 122
22 Swaziland 55,9 pratiquement pas libre 123
23 Sénégal 55,7 pratiquement pas libre 126
24 Kenya 54,7 pratiquement pas libre 129
25 Zambie 54,3 pratiquement pas libre 132
26 Mauritanie 54,0 pratiquement pas libre 134
27 Lesotho 53,9 pratiquement pas libre 136
28 Sao Tomé-et-Principe 53,6 pratiquement pas libre 137
29 Egypte 53,4 pratiquement pas libre 139
30 Ethiopie 52,8 pratiquement pas libre 142
31 Gambie 52,3 pratiquement pas libre 145
32 Guinée 52,2 pratiquement pas libre 146
33 République démocratique du Congo 52,1 pratiquement pas libre 147
34 Malawi 52,0 pratiquement pas libre 148
35 Cameroun 51,9 pratiquement pas libre 149
36 Sierra Leone 51,8 pratiquement pas libre 151
37 Burundi 50,9 pratiquement pas libre 157
38 Liberia 50,9 pratiquement pas libre 158
39 Niger 49,5 pratiquement pas libre 160
40 Soudan 49,4 répressif 161
41 Tchad 49,3 répressif 162
42 Centrafrique 49,2 répressif 163
43 Angola 48,6 répressif 164
44 Togo 47,8 répressif 168
45 Mozambique 46,3 répressif 170
46 Djibouti 45,1 répressif 171
47 Algérie 44,7 répressif 172
48 Zimbabwe 44,0 répressif 174
49 Guinée équatoriale 42,0 répressif 175
50 Erythrée 41,7 répressif 176
51 Congo 38,9 répressif 177 
Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent cette application.
Taxis

Voici le communiqué d'Uber annonçant la fin des activités du groupe au Maroc :

"D’une simple idée – appuyer sur un bouton pour se déplacer – Uber est devenue une application globale facilitant plus de 15 millions de trajets par jour. Nous avons transformé la manière dont les gens se déplacent et interagissent entre eux et avec leurs villes.

 

Mais une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous.

 

Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc.

Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine". 

Le tourisme sportif pourrait devenir un secteur porteur pour les pays africains, notamment le Rwanda.
Tourisme sportif

Un nouveau secteur touristique porteur a émergé au cours des deux dernières décennies à l’échelle mondiale : le tourisme sportif, qui implique d’assister ou de participer à des événements sportifs, ou simplement de contempler des infrastructures sportives.

Selon Geoffrey Manyara, expert en tourisme à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les touristes sportifs dépensent plus que leurs homologues non sportifs. Par exemple, on estime qu'environ 900 000 touristes assistent chaque année aux matchs de football de la Premier League anglaise. Ces touristes dépensent en moyenne 785 livres sterling par visiteur contre 583 livres dépensées par ceux engagés dans d'autres activités touristiques.

Le tourisme sportif pourrait ainsi devenir un secteur porteur pour les pays africains, et notamment le Rwanda. Dans cette perspective, la CEA a réuni les experts du tourisme au Rwanda, en collaboration avec le Rwanda Convention Bureau et le Golf Club de Kigali, afin de discuter des retombées possibles du tourisme sportif pour les communautés locales, la région et les pays hôtes des événements sportifs.

« On constate un intérêt croissant pour l'industrie du tourisme à travers l'Afrique, les pays en font une priorité parce qu’ils ont réalisé le potentiel immense et inexploité du continent. Le tourisme sportif en fait partie », a déclaré Daya Bragante, chef du groupe sur les initiatives sous régionales à la CEA en Afrique de l'Est.

L'Association internationale des organisateurs de voyages de golf observe que le tourisme lié au golf génère environ 100 milliards de dollars par an, l'Afrique n'en représentant que 3%. En outre, les touristes de golf dépensent environ 20 pour cent de plus que les autres voyageurs. On compte plus de 60 millions de golfeurs dans le monde, dont environ 10 pour cent voyagent à l'étranger pour des vacances sportives. Ces visiteurs génèrent une activité économique conséquente à travers leurs dépenses liées aux activités sportives et non sportives.

Le tourisme sportif pourrait permettre d’accélérer le développement d'infrastructures telles que les stades, hôtels, routes et autres réseaux de télécommunication.

Le Rwanda a commencé à mettre en place des mesures qui favorisent les activités sportives, susceptibles d'attirer les touristes. La journée sans voiture organisée deux fois par mois à Kigali encourage les résidents et les visiteurs à pratiquer plus de sport. Le pays organise également d'autres événements sportifs internationaux tels que le marathon international de Kigali pour la paix ou encore le célèbre « Tour du Rwanda ».

Les participants à la réunion de Kigali ont appelé à un effort concerté pour développer le tourisme sportif et le golf en particulier et ainsi créer des opportunités de développement économique significatives au Rwanda.

Le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.
Paul Kagame, président du Rwanda

Lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum des entreprises et de l’investissement en Afrique,  qui s'est déroulé, le 30 janvier, à Addis-Abeba, le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.

« Je félicite la CEA et ses partenaires pour cet effort visant à attirer les chefs d'entreprise dans ce dialogue sur les investissements du secteur public-privé en Afrique », a déclaré Paul. Kagame, ajoutant que « cela aurait du être fait depuis longtemps et j'espère que cela deviendra un événement régulier lors de nos Sommets ». Le nouveau président en exercice de l'UA fait ainsi appel à une collaboration plus étroite entre le secteur privé et les gouvernements africains pour accroître les opportunités économiques et l'esprit d'entreprise en Afrique.

 

Dans le même ordre d'idées, Moussa Faki,  président de la Commission de l'Union africaine (CUA), encourage les hommes d'affaires, présents au Forum à « profiter » rapidement des opportunités d'investissement sur le Continent, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Le Forum a servi de plate-forme aux chefs d'Etat et de gouvernement africains, afin qu’ils discutent avec les secteurs public et privé africain et américain sur les indicateurs favorisant une croissance tirée par le secteur privé sur le Continent.

 

Aigboje Aig-Imoukhuede, président de Coronation Capital Mauritius Ltd, décrit le Forum comme une plate-forme qui pourrait marquer « le début d'un « Davos africain » qui a lieu chaque année après le Sommet de l'UA ».

S'exprimant lors d'une table ronde sur la santé, Aig-Imoukhuede exhorte, à son tour, les secteurs privé et public à prendre le Forum au sérieux, estimant que « ce nouveau partenariat sert de terrain fertile pour le développement du secteur de la santé en Afrique ». Et de poursuivre : « Le secteur privé a un rôle à jouer pour façonner les marchés de la santé en Afrique. Car une bonne santé est une bonne aubaine.et investir dans la santé est à la fois un impératif commercial et social ».

Pour sa part, Ali Mufuruki, président de la Société de gestion de services en Afrique (AMSCO), se dit  « très heureux et humble » de l'opportunité de parler non seulement pour lui, mais de « représenter aussi la voix du secteur privé africain dans son ensemble ». Il déplore cependant « le décalage existant entre les agendas politiques et commerciaux africains », notant que « les grandes décisions qui affectent la cause commerciale en Afrique de la manière la plus profonde sont prises ici à Addis-Abeba ».  Et d'ajouter que le Forum doit rendre Addis-Abeba pertinent pour le secteur privé africain « de la même manière que Bruxelles l’est pour nos homologues européens ou Washington DC pour les entrepreneurs américains ». S'adressant aux organisateurs du Forum (CEA et CCA - Conseil des entreprises privées en Afrique), M. Mufuruki exprime l'espoir que  « nous aurons davantage ce genre d'événements et que vos organisations continueront à utiliser leur pouvoir de rassemblement considérable pour renforcer la collaboration entre les secteurs privé et public africains ».

Commentant la rentabilité des entreprises en Afrique, Jonathan Nash, PDG par intérim de Millennium Challenge, déclare que « les entreprises et les investisseurs américains sont de plus en plus conscients du potentiel économique du continent et que les investissements de son entreprise en Afrique totalisent plus de 8,4 milliards de dollars et représentent 70% de son chiffre d'affaires ». Et d'ajouter : « Nous continuerons à travailler pour forger des partenariats solides et innovants avec le secteur privé, la société civile, les fondations et d'autres pour augmenter l'impact de nos investissements collectifs ».

 

Enfin, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA, exprime sa satisfaction à l'égard des chefs d'État qui ont montré leur engagement à ouvrir la voie aux investisseurs privés en Afrique, précisant que « la CEA mettra ses capacités analytiques au service de l'UA et du secteur privé pour faciliter le développement et la mise en œuvre de politiques favorables aux entreprises, telles que la ZLEC ».

Le Forum, qui a eu lieu en marge du Sommet de l'Union africaine, a attiré plus de 150 participants, dont le Premier ministre d'Éthiopie, Hailemariam Desalegn, le Président Uhuru Kenyatta du Kenya, le Président Filipe Nyusi du Mozambique, le Président Macky Sall du Sénégal, le Président Mahamadou Issoufou du Niger, le Président Paul Kagame du Rwanda, le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et des cadres supérieurs clés de sociétés américaines et africaines. L'événement comportait des tables rondes sur le commerce et la diversification, l'énergie, l'agroalimentaire et la santé.

Monde - economie

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Klaus Schwab, le fondateur du World Economic Forum, n’est pas resté insensible au Covid-19 et à ce que la pandémie a révélé en termes d’inégalités, de tensions et de risques environnementaux.
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Licenciements dans la gestion d’actifs à la banque Syz (mer, 03 juin 20 18:11:00 +0200)
Quatre mois après avoir vendu ses fonds de placement Oyster, le groupe bancaire genevois se sépare de la majorité des collaborateurs de cette activité. Le plan social concerne une vingtaine d'employés, selon nos informations
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Avant le feu vert officiel, SwissCovid a été téléchargée plus de 50 000 fois (mer, 03 juin 20 17:45:37 +0200)
L’application suisse de traçage des contacts pour lutter contre le coronavirus a franchi mercredi une nouvelle étape au Conseil des Etats, qui a adopté la loi permettant son utilisation. En parallèle, l’app est déjà disponible en téléchargement
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La crise des frites rattrape les producteurs suisses (mer, 03 juin 20 17:44:52 +0200)
Les fermetures de fast-foods et de restaurants ont entraîné un effondrement des ventes de frites. Conséquence: les stocks de pommes de terre saturent, mettant les prix des récoltes futures sous pression
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Le télétravail: sauveur ou ennemi? (mer, 03 juin 20 15:55:00 +0200)
Posez vos questions à Anne-Marie Rampaey, experte en comportements relationnels au travail. Elle vous répond lundi 15 juin de 11h à 12h
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Le WEF aspire à un monde post-Covid-19 plus juste  (mer, 03 juin 20 12:03:17 +0200)
Le World Economic Forum annonce déjà son programme pour janvier 2021.
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Les syndicats d'Air Caraïbes et French Bee acceptent de baisser les salaires pour préserver l'emploi (Thu, 04 Jun 2020)
Les syndicats des compagnies aériennes du groupe Dubreuil, Air Caraïbes et French Bee, ont signé une série d'accords de performance collective, autorisant une baisse temporaire des rémunérations d'environ 10 % en échange du maintien des emplois. Une première en France, mais d'autres pourraient suivre.
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Théâtres : des Molières à l'image des salles cette année, sans public (Thu, 04 Jun 2020)
Le 23 juin, la 32 e cérémonie des Molières se veut une renaissance du théâtre, mais sans spectateurs. France 2 la retransmettra en prime time, car le secteur à l'arrêt jusqu'en septembre, a besoin de visibilité pour faire revenir le public.
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Le prix du bois pique du nez (Thu, 04 Jun 2020)
L'épidémie de scolytes, des parasites qui ravagent les forêts françaises depuis trois ans, a tourné à la crise sanitaire majeure en 2019, obligeant à abattre 200.000 hectares. Le prix des forêts a légèrement baissé quand celui du bois a chuté de 10 % sur un an.
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Le télétravail, un impact massif sur les transports (Thu, 04 Jun 2020)
Du début du déconfinement jusqu'à fin août, 70% des emplois de bureau et 20% des autres employés franciliens devraient rester en télétravail, prédit l'autorité des transports d'Ile-de-France. De septembre à décembre 2020, ce régime devrait encore concerner 50% des emplois de bureau. D'où une chute sans précédent des recettes de transport en 2020, voire 2021.
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Les grandes enseignes rejettent la médiation sur les loyers commerciaux (Thu, 04 Jun 2020)
Sous l'égide de la médiatrice Jeanne-Marie Prost, une charte a été rédigée qui encadre les négociations entre les propriétaires de centres commerciaux et leurs locataires au sujet des loyers de la période de fermeture administrative liée au coronavirus. Des reports sont certains, des annulations sont possibles. Le texte ne va pas assez loin jugent les représentants des H & M, Kiabi et autres.
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Viande sans viande : Nestlé va devoir retirer ses « Incredible Burger » des supermarchés européens (Thu, 04 Jun 2020)
Le géant suisse de l'alimentation et des boissons Nestlé a perdu sa bataille judiciaire contre la start-up américaine Impossible Foods. L'entreprise va devoir renommer son produit phare, d'origine végétale, et retirer les anciens lots des rayons sous peine d'une amende de 25.000 euros par jour.
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Déconfinement : pourquoi des dizaines de stations de métro restent fermées à Paris (Thu, 04 Jun 2020)
Si le trafic est quasiment revenu à la normale, une soixantaine de stations restent inaccessibles aux voyageurs. Entre l'absence de nombreux agents et une distanciation sociale parfois impossible, la RATP n'en a pas fini avec la crise sanitaire.
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Transports en Île-de-France : quelle attestation pour quel usage ? (Thu, 04 Jun 2020)
Une attestation est toujours nécessaire pour prendre les transports franciliens pendant les heures de pointe, jusqu'au 22 juin au moins. En plus de l'attestation employeur souvent citée, un document permet de justifier des déplacements pour des motifs personnels impératifs.
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L'intérim enregistre un frémissement de reprise d'activité (Thu, 04 Jun 2020)
Le travail temporaire a été très touché pendant la crise, le BTP et l'industrie employant 60 % des intérimaires. En recul de 61 % en avril par rapport au même mois de 2019, avec un demi-million d'emplois perdus, le secteur note un léger réveil, mais reste encore en baisse de 50 % en mai.
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Coronavirus : l'Etat sommé d'éponger les pertes des transports franciliens (Thu, 04 Jun 2020)
Les pertes du système de transports en commun francilien sont désormais évaluées à 2,6 milliards d'euros sur l'année. La région espère que l'Etat compensera intégralement cette somme. Au risque de devoir décaler des investissements de modernisation.
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Des employés attaquent Amazon pour les avoir exposés au coronavirus (Thu, 04 Jun 2020)
Une employée d’Amazon affirme avoir contracté le Covid-19 au sein de la plateforme de distribution située sur l’île de Staten Island.
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Le peuple votera sur l’initiative sur les entreprises responsables (Thu, 04 Jun 2020)
Les deux Chambres ont bataillé ferme sur la meilleure façon de tordre le cou à une initiative qu’il rejette, mais qui a le soutien de nombreuses organisations.
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La BCE renforce ses soutiens à l’économie face à la crise (Thu, 04 Jun 2020)
Le programme d’urgence «PEPP», visant à limiter les effets de la crise sanitaire et doté à la mi-mars de 750 milliards d'euros pour racheter des obligations publiques et privées, a été gonflé de 600 milliards d'euros.
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Uber Suisse durement impacté par le coronavirus (Thu, 04 Jun 2020)
Uber Suisse attend beaucoup de la journée de samedi qui marquera un tournant dans la crise en Suisse, avec la réouverture des bars. Le groupe pense que les habitudes des utilisateurs n’ont pas trop changé malgré la pandémie,
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Bienvenue dans l’ère du plexiglas (Thu, 04 Jun 2020)
En ces temps de pandémie de Covid-19, les larges écrans de protection sont devenus incontournables sur tous les lieux de travail et de rencontre. Zoom sur un business en plein boom.
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Fnac Suisse va vendre des vélos et des trotts de Décathlon (Thu, 04 Jun 2020)
Fnac Suisse, spécialisé dans les livres, la musique et l’électronique de loisir, élargit son offre en vendant des articles de Décathlon.
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La fréquentation des aéroports a chuté de 62% (Thu, 04 Jun 2020)
Le mois de mars a été catastrophique pour les aéroports en Suisse. Swiss a particulièrement ressenti les effets de cette dégringolade due à la pandémie du coronavirus.
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La rentabilité de Rémy Cointreau a pris l’eau (Thu, 04 Jun 2020)
Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a aussi été touché par la pandémie. Sur un an, le groupe a vu son bénéfice chuter de presque 30%.
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Onze millions pour dessiner le futur du rail vaudois (Thu, 04 Jun 2020)
L’État de Vaud présente sa «Vision 2050» du rail. L’enjeu est de permettre au nœud ferroviaire de Lausanne de jouer un rôle central dans les réseaux suisse et européen.
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La BCE devrait renforcer son bazooka face à la crise (Thu, 04 Jun 2020)
La Banque centrale européenne devrait augmenter jeudi son soutien à l’économie, afin de limiter les dégâts causés par la pandémie.
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Chronique Economique

Chronique Economique - Le salut américain dépend de ses entrepreneurs.... - 04/06/2020 (Thu, 04 Jun 2020)
L'Amérique sauvée de la honte par ses entrepreneurs. C est ce nous explique notre chroniqueur économique... ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La Bourse poursuit sa hausse... - 03/06/2020 (Wed, 03 Jun 2020)
Les citoyens sont de la planète Terre et les actions en Bourse sont de la planète Vénus, explications. ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Crise Covid 19 : mais d'où vient tout cet argent ? - 02/06/2020 (Tue, 02 Jun 2020)
L argent qui est versé à tout le monde en ce moment, est ce de la fausse monnaie ? Notre chroniqueur eco nous en dit plus sur cette drôle de interrogation ... ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - L'Europe, mesures efficientes face au coronavirus.... - 29/05/2020 (Fri, 29 May 2020)
On critique souvent l'Europe, mais cette dernière a réagi très vite et de manière ultra efficace face à la crise. ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Plan de relance pour l'Europe... - 28/05/2020 (Thu, 28 May 2020)
L'Europe avance et devrait mettre 750 milliards d'euros pour relancer notre économie. On vous en dit plus sur cette excellente nouvelle ! ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Coronavirus, épargne forcée ? - 27/05/2020 (Wed, 27 May 2020)
Les ménages européens n'ont jamais autant épargné grâce au virus ! ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Après Coronavirus, encore plus mondialisé ! - 26/05/2020 (Tue, 26 May 2020)
La dernière interview du patron de Facebook démontre que le monde de demain sera toujours globalisé et encore plus inégalitaire ! ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - L'après Covid-19 : je sais que je ne sais pas... - 25/05/2020 (Mon, 25 May 2020)
Méfiez vous de ces intellectuels qui vous disent a quoi ressemblera le monde de demain. ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Crise Covid-19 : il n'y a pas d'argent magique... - 22/05/2020 (Fri, 22 May 2020)
L'État dit toujours qu il n a pas d’argent. Mais d ou viennent tous ces milliards depuis la crise du Corona ? Notre chroniqueur eco répond à cette question de bon sens. ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Quelle politique de relance pour l'avenir ? - 20/05/2020 (Wed, 20 May 2020)
La gauche veut aider l HORECA et la droite s'intéresse au secteur hospitalier. Et si c était ça le monde de demain dont on nous parle tant ? ---La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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