La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ?
Croissance économique

La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ? La question divise, depuis longtemps, les académiciens. Certains estiment, en effet, que le rôle de la finance dans la croissance économique a été « excessivement amplifié » et que l’offre financière n’est qu’une « réponse automatique » aux besoins exprimés par les entreprises, en matière de financement. Selon eux, « là où les entreprises avancent, la finance se contente de suivre ». D'autres auteurs considèrent, en revanche, que lorsque le système financier est suffisamment sophistiqué, il contribue à une meilleure allocation des ressources et au soutien de la croissance économique. D'après eux, dans des secteurs qui se caractérisent par une forte asymétrie d’information, l’intermédiation financière peut remédier aux problèmes de la sélection adverse et de l’aléa moral et réduire les coûts des transactions entre les prêteurs et les emprunteurs.

 

C’est pour débattre de ces problématiques que Bank Al-Maghrib, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et The Bernoulli Center for Economics de l’Université de Bâle ont organisé, les 23 et 24 avril à Rabat, la troisième édition des Journées Internationales de Macroéconomie et de Finance (JIMF), sous le thème : « La finance au service de la croissance ». La rencontre a réuni des professeurs universitaires marocains et étrangers et des représentants de Banques centrales et d’institutions nationales et internationales, en provenance d’une dizaine de pays : Australie, Angleterre, Etats-Unis, France, Grèce, Italie, Maroc, Mexique, Suisse et Tunisie.

Pour Abderrahim Bouazza, Directeur Général de la banque centrale marocaine, « l’expérience internationale a montré que les économies qui disposent de systèmes financiers développés présentent un avantage comparatif avéré ». Il a néanmoins reconnu que « la mondialisation et l’intégration de plus en plus importante des marchés financiers sont susceptibles d’exercer des effets profondément adverses sur la croissance et l’emploi ».

 

La question qui se pose est de savoir si le système financier marocain, prédominé par l’intermédiation bancaire, est en mesure de mobiliser l’épargne suffisante et d’assurer une allocation optimale des ressources. Par ailleurs, même si elle assure une certaine stabilité au système financier, la réglementation prudentielle ne constitue-t-elle pas un frein au financement des entreprises ? Enfin, l’internationalisation du secteur bancaire marocain, notamment à travers le continent africain, n’est-elle pas source de vulnérabilité pour le système financier ?

 

Pour sa part, Jean-Paul Pollin, professeur à l’Université d’Orléans, a dévoilé les résultats d’une étude montrant qu’à partir d’un ratio crédit/PIB variant entre 80% et 100%, la relation entre la finance et la croissance économique devient négative et peut même conduire à des crises. A noter qu’entre le milieu des années quatre-vingt et 2010, le ratio crédit/PIB est passé de 60% à 120%, à l’échelle mondiale. Durant la même période, la capitalisation boursière a augmenté de 20% à 100% du PIB, les transactions boursières de 20% à 150% du PIB et les transactions sur le marché des changes de 5 à 65 fois le PIB.

Au cours des trois prochaines années, les États-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour.

Oubliez la Russie et l’Arabie Saoudite ! D’ici à 2023, les Etats-Unis devraient produire plus de pétrole que n’importe quel autre pays de la planète. Il y a moins de huit ans, l’Amérique se trouvait loin derrière la Russie et l’Arabie Saoudite, les deux principaux fournisseurs mondiaux. Mais d’après les estimations pour 2018, les Etats-Unis devrait produire 10,6 millions de barils par jour.

« Pendant 40 ans, l’Amérique a été vulnérable face aux régimes étrangers qui se servent de l’énergie comme d’une arme économique », a déclaré Donald Trump en 2017. Et d’ajouter : « Grâce au pouvoir de l’innovation et de la technologie, nous sommes maintenant à l’aube d’une véritable révolution énergétique ».

Et cette transformation a déjà commencé. Au cours des trois prochaines années, les Etats-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour, dépassant ainsi tous les autres pays du monde, prévoit Agence internationale de l’énergie (AIE)

La plus grande partie de cette augmentation de la production est liée à ce qu’on appelle « la révolution américaine du schiste », générée par l’extraction de gaz naturel et le forage de pétrole présents dans des formations rocheuses de schiste et ce, grâce à des techniques de pointe. Les nouvelles méthodes font appel au forage horizontal et à la fracturation hydraulique, appelée « fracking » en anglais.  Celle-ci est aujourd’hui à l’origine de plus de la moitié de la production américaine de pétrole brut, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à il y a dix ans. En 2008, seulement 7 % de la production américaine provenait de cette méthode.

« La remarquable aptitude des producteurs à dégager de nouvelles ressources, de manière rentable, va pousser la production combinée de pétrole et de gaz des Etats-Unis de 2040 à un niveau moitié plus élevé que celui jamais atteint par d’autres pays », a notamment expliqué Fatih Birol, directeur de l’AIE, lors d’une audition au Sénat en janvier. Selon lui, « c’est un exploit impressionnant qu’il faut absolument souligner. Cela fait des États-Unis le producteur incontesté de pétrole et de gaz dans le monde pendant plusieurs décennies à venir ».

Les exportations sont en augmentation

Grâce à la forte hausse de la production, les exportations américaines de pétrole brut et d’autres hydrocarbures ont doublé ces huit dernières années. Une augmentation qui s’explique aussi en partie par la levée des restrictions sur l’exportation de pétrole brut domestique, à la fin de 2015, et par la baisse des coûts d’expédition. Aujourd’hui, le Canada est le principal client du pétrole brut des États-Unis qui envoient à leur voisin du nord 58 % de leurs exportations. Les Américains vendent également du pétrole aux Pays-Bas, à la Chine, à l’Italie et au Royaume-Uni, entre autres.

Maeve Allsup

La comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente.
14ème session de la CNUCED, Nairobi

L’accord sur une Zone de libre échange continentale signé à Kigali ce 21 mars 2018 par les membres de l'Union Africaine est sans conteste une percée majeure dans l’intégration du développement économique du continent africain.

Cependant, la comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente. Et une signature n’implique aucunement une mise en œuvre immédiate. Loin s’en faut.

Le marché commun européen fondé sur la libre circulation des produits est né avec le Traité de Rome de 1957. L’Union douanière qu’il dessinait ne s’est concrétisée qu’en 1968 et son marché unique en 1993... soit 36 ans plus tard. En Afrique, le processus a débuté en 1991. Le calendrier de mise en œuvre tel que défini par l’Union Africaine est donc raisonnable au vu des obstacles à surmonter aussi nombreux que variés.

 

Certes, tout le monde s’accorde sur le fait qu’un marché continental augmenterait substantiellement le commerce intra-africain, que c’est une meilleure option que de poursuivre le seul alignement des économies africaines sur l’exportation internationale de matières premières, avec tout ce qu’implique cette dépendance

La diversification de l’économie africaine ne peut continuer à stagner comme c’est le cas depuis des décennies. Elle ne peut rester un slogan, ou pour le dire plus élégamment, un objectif un peu lointain qui sonne juste aux oreilles des bailleurs de fonds, les mêmes qui subventionnent leurs exportations...

Le plus dur reste donc à faire : lever les obstacles en répondant aux résistances des pays enclavés qui voient d’un mauvais œil la baisse certaine de leurs revenus douaniers, accompagner de sanctions les cas de non-respect de l’accord ; encadrer la libéralisation du commerce des services ; réguler la concurrence et protéger les consommateurs africains ; préserver les acquis tout comme les accords préférentiels qui ont été négociés au niveau national ou régional et qui ont donné de bons résultats, pour ne citer que quelques-unes des étapes à franchir pour mettre en œuvre progressivement un tel accord.

En outre, substituer les importations du continent africain aux importations en provenance d’Europe, de Dubaï ou de Chine implique une vraie fluidité des échanges et des infrastructures routières, aériennes et portuaires. Les états africains enclavés ou les îles du Pacifique ne le savent que trop bien. La Chine a d’ailleurs très bien compris l’importance de telles infrastructures et investi massivement et rapidement en Afrique via sa stratégie régionale « Une ceinture, une route ».

Enfin, en dépit des différences notoires entre les deux continents, il serait profitable aux entreprises et aux entrepreneurs pourvoyeurs d’emplois et de croissance qu’ils puissent tirer les leçons des erreurs commises de l’autre côté de la Méditerranée et de leurs conséquences lors de certaines des étapes de la mise en place du marché unique. Partant de là, et s’ils considèrent le développement durable et inclusif comme leur priorité, il reviendra bien sûr aux gouvernements d’organiser une redistribution équitable des gains de cette croissance.

Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la CNUCED

L'Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans.
Alger, Algérie

C'est toute une batterie de mesures que préconise le FMI pour l'Algérie. En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Jean-François Dauphin, a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour les entretiens relatifs à la consultation de 2018 au titre de l’article IV. Les entretiens ont porté principalement sur le dosage de mesures et de réformes qui permettrait de rétablir l’équilibre macroéconomique et de favoriser une croissance durable et inclusive. À l’issue de la visite, M. Dauphin a publié la déclaration ci-après :

« L’Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. Si les réserves restent abondantes, elles ont diminué de 17 milliards de dollars, pour atteindre 96 milliards de dollars (hors DTS). L’activité économique globale a ralenti, bien que la croissance hors du secteur des hydrocarbures soit restée stable. L’inflation a ralenti de 6,4 % en 2016 à 5,6 % en 2017.

« Face au choc pétrolier, les autorités ont consolidé les finances publiques en 2016–2017. Elles ont œuvré à définir une stratégie de long terme pour refondre le modèle de croissance du pays, et ont pris un certain nombre de mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise, commencer à réformer les subventions à l’énergie, moderniser les outils de politique monétaire et autoriser l’émergence d’un marché des changes à terme.

« Depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la croissance et la création d’emplois, elles ont adopté un budget expansionniste pour 2018, dont le déficit sera financé principalement par la banque centrale, et ont renforcer les barrières à l’importation. Elles entendent reprendre la consolidation budgétaire à compter de 2019, en vue de rétablir l’équilibre budgétaire en 2022.

« La mission partage le double objectif des autorités de stabiliser l’économie et promouvoir d’une croissance plus durable et plus inclusive, mais elle considère que le nouveau dosage de politique économique à court terme est risqué et pourrait entraver la réalisation de ces objectifs. Les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes. En conséquence, il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes, ni au développement du secteur privé.

« La mission est d’avis que l’Algérie a toujours une fenêtre d’opportunité pour concilier ajustement économique et croissance. Avec une dette publique relativement basse et une dette extérieure faible, il est possible de renforcer les finances publiques graduellement. La consolidation budgétaire est nécessaire pour ajuster le niveau des dépenses au niveau réduit des recettes, mais elle peut se faire à un rythme régulier sans recourir au financement monétaire de la banque centrale. Il s’agit de recourir à un large éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et, idéalement, d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. La consolidation devrait être menée, d’une part en augmentant les recettes non pétrolières à travers l’élargissement de l’assiette fiscale (réduction des exonérations et renforcement du recouvrement) et, d’autre part, en réduisant graduellement le poids des dépenses courantes dans le PIB et en réduisant les investissements tout en améliorant leur efficacité. Une dépréciation progressive du taux de change combinée à des efforts visant à éliminer le marché parallèle des changes favoriserait aussi l’ajustement. La banque centrale doit être prête à resserrer la politique monétaire si les tensions inflationnistes ne s’atténuent pas. Si le choix est fait de continuer de monétiser le déficit, il conviendrait de mettre en place des sauvegardes robustes, notamment en plafonnant strictement le financement monétaire en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.

« Quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Il convient d’agir sans tarder sur plusieurs fronts pour simplifier la bureaucratie, améliorer l’accès au crédit, renforcer la gouvernance, la transparence et la concurrence, ouvrir davantage l’économie à l’investissement étranger, améliorer le fonctionnement du marché du travail et l’adéquation entre les emplois et les compétences, et favoriser l’emploi des femmes. Pour accroître l’efficacité de la politique économique, les autorités doivent en renforcer le cadre. Il s’agit notamment de continuer à renforcer la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficience des dépenses publiques, ainsi que de renforcer le cadre prudentiel et le dispositif de préparation aux crises. La politique commerciale doit avoir pour objectif principal d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent de distorsions.

L'institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%.
Ruines romaines, Tunisie

La banque africaine de développement (BAD) a lancé pour la première fois ce mardi, la publication de perspectives économiques sur les 5 régions du continent. Le lancement du rapport sur les perspectives économiques en Afrique du Nord a eu lieu ce même jour à Tunis.

Selon le document, la région nord-africaine devrait renouer avec des performances économiques stables en 2018 et en 2019, dans la même lignée que l’année 2017.

En effet, le document indique que l’Afrique du Nord a terminé l’année 2017 sur une bonne note économique avec un taux de croissance de 4,9%, en hausse par rapport aux 3,3% enregistrés en 2016.

L’institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%. Ceci a permis à la Libye d’occuper la deuxième place dans le classement des principaux contributeurs à l’économie nord-africaine avec 29,7% de part du PIB régional.

Malgré cette résurrection du secteur pétrolier libyen, c’est l’Egypte qui a le plus contribué à la croissance de la région, participant à plus de 40% du PIB de la région en 2017.

En troisième position vient l’Algérie avec 13,4% du PIB régional, le Maroc avec 11,9%, la Tunisie avec 2,6% et enfin la Mauritanie avec 0,5% de la croissance régionale.

Des prévisions positives pour 2018

Pour 2018, le rapport table sur une embellie des économies de la région. Ainsi, l’Afrique du Nord devrait enregistrer une hausse de sa croissance à 5% en 2018 pour s’établir à 4,6% en 2019. Cette performance devrait être motivée par une remontée des prix des produits de base, une relance du secteur touristique et la poursuite des réformes structurelles engagées dans toute la région.

Notons que le développement de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que la consommation privée et publique, devraient permettre à l’économie nord-africaine d’être l’une des plus performantes du continent pour les prochaines années.

L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.
Carte bancaire

     (Agence Ecofin) - L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.

« Tiré par les services mobiles et l’attitude digitale très prononcée des Africains, le paysage bancaire du continent est parmi les plus excitants au monde », a souligné la firme américaine dans son rapport. Et d’ajouter : « Dans la plupart des régions du monde, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais le secteur bancaire africain offre un contraste saisissant dans la mesure où il connaît une croissance rapide et offre une rentabilité deux fois supérieure à la moyenne mondiale ».

 

McKinsey révèle, dans ce cadre, que le nombre d'Africains bancarisés est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022.  

« Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11% par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5% par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale », souligne le cabinet. 

Cette croissance appréciable n’est cependant pas équitablement répartie entre les divers sous-régions et pays du continent. Cinq pays africains seulement  (l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Egypte, l'Angola et le Maroc) représentent actuellement 68% des revenus bancaires globaux enregistrés sur le continent. De même, environ 60% de la croissance totale des revenus, prévue dans le secteur de la banque de détail, au cours des cinq prochaines années, proviendra de l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Ghana.

 

McKinsey souligne, par ailleurs, que le secteur de la banque de détail en Afrique a connu de nouveaux modèles commerciaux innovants qui ont représenté une réponse adéquate à de nombreux défis tels que le faible taux de bancarisation, l’utilisation massive du cash et la faiblesse des réseaux d’agences et de guichets automatiques de billets.

« En Afrique, la transition vers les transactions bancaires digitales bat déjà son plein. Le volume de ce genre de transactions a augmenté de 13% par an sur le continent, entre 2014 et 2016, grâce à l'amélioration de la disponibilité, de la fiabilité et de la sécurité des canaux électroniques. Cela a fait de l'Afrique, le deuxième marché ayant la croissance la plus rapide au monde, en matière de paiements électroniques, après l'Asie-Pacifique », soulignent les auteurs du rapport, indiquant qu’environ 40% des Africains préfèrent aujourd’hui utiliser les canaux numériques pour effectuer des transactions bancaires.

Au rang des faiblesses du secteur bancaire africain, McKinsey cite notamment les coûts élevés du personnel, les processus dominés par le papier et la forte intensité en main-d'œuvre. La firme estime également que le risque de crédit demeure préoccupant, avec des prêts improductifs représentant plus de 5% des portefeuilles des banques africaines.

https://www.agenceecofin.com/banque/0103-54813-lafrique-est-le-2eme-marche-bancaire-mondial-en-matiere-de-croissance-et-de-rentabilite-selon-mckinsey

L'Ile Maurice a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sur un total de 52,6 milliards de dollars.
Inde

(Agence Ecofin) - Le think tank indien Observer Research Foundation vient de battre en brèche plusieurs idées reçues sur les investissements indiens en Afrique. Dans une note de recherche publiée le 21 février sur les colonnes du quotidien anglophone indien «Daily News and Analysis», le centre de recherche a révélé qu’un seul pays a raflé 90% des flux d’investissements directs indiens vers l’Afrique entre 2008 et 2016.

Il s’agit de l’Ile Maurice qui a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sous revue sur un total de 52,6 milliards de dollars servis au continent africain !

Observer Research Foundation souligne également qu’une part importante des flux des IDE indiens vers l’Ile Maurice, qui a été présentée par le think tank comme étant un « paradis fiscal », est retournée en Inde, ce qui signifie que le volume réel des investissements indiens en Afrique est beaucoup moins important que ce que rapportent les médias.

 

D’autre part, les investissements réalisés par l’Inde sur le continent entre 2008 et 2016 sont très concentrés géographiquement.  Avec une part de 63% et 22%, les régions de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique du Nord ont attiré la majeure partie de ces investissements.

Une poignée de pays africains a en effet bénéficié des 5 milliards de dollars investis entre 2008 et 2016  par l’Inde sur le continent hors Maurice.

 

Le Mozambique s’est accaparé 52% de ce montant (2,66 milliards de dollars) grâce notamment à l'investissement du groupe pétrolier ONGC Videsh dans le champ gazier de Rovuma. L’Egypte occupe la deuxième position avec 12% du montant global investi par l’Inde dans les pays africains hors Maurice, devant l’Afrique du Sud (8,8%), la Tunisie (3,8%) et le Kenya (3,1%).  

Observer Research Foundation révèle, par ailleurs, que les investissements indiens en Afrique sont en réalité pilotés par quelques grandes entreprises publiques. Bien qu'environ 597 entreprises indiennes aient investi en Afrique durant la période 2008-2016, 11 grandes entreprises représentent environ 80% du total des flux d'investissements indiens sur le continent.

Avec des investissements de 3,02 milliards de dollars, ONGC Videsh arrive en tête de liste, suivi par la Gujarat State Petroleum Corporation, Interlabels Industries, Oil India et Coromandel International.

 

Les analystes du think tank basé à New Delhi ont aussi fait remarquer que les investissements indiens en Afrique sont essentiellement concentrés dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Pourtant, contrairement à Pékin, New Delhi n’a pourtant jamais été accusée de pomper les matières premières africaines.

https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/2402-54682-un-seul-pays-a-capte-90-des-investissements-indiens-en-afrique-entre-2008-et-2016

Parmi les 180 pays et territoires classés selon l'indice de développement économique, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux.
Elaboration d'un plan d'affaires

(Agence Ecofin) - The Heritage Foundation, un think tank et lobby américain basé à Washington, a rendu publique, récemment, l’édition 2018 de son « index of economic freedom » qui mesure - depuis 1995 - la liberté économique dans le monde, sur la base de 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories.

Il s’agit notamment de : L’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).

 

Pour l'indice de liberté économique 2018, la plupart des données collectées couvrent la deuxième moitié de 2016 jusqu'au premier semestre de 2017. 

A en croire donc cet indice, l’économie mondiale se trouve « modérément libre » en 2018, tout en enregistrant une hausse globale de la liberté économique pour la sixième année consécutive. En effet, le score moyen mondial de 61,1 est le plus élevé, jamais enregistré dans l'histoire des 24 ans de l'indice. La moyenne mondiale est, en outre, supérieure de plus de trois points à celle enregistrée dans la première édition de l'indice en 1995.

Par ailleurs, parmi les 180 pays et territoires classés dans cet index, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux. Seuls les scores de trois pays sont restés inchangés.

Six économies ont obtenu le statut de « libre » (avec un score de 80 et plus) par l'indice, tandis que les 90 économies suivantes sont classées comme « globalement libres » (avec des scores compris entre 70 et 79,9) ou « modérément libres » (scores compris entre 60 et 69,9).

Ainsi, un total de 96 économies - plus de la moitié des pays classés dans l'indice 2018 - fournissent des environnements institutionnels dans lesquels les particuliers et les entreprises privées bénéficient d'un degré modéré de liberté économique. 

Toutefois, le nombre des pays économiquement « non libres » reste élevé selon le rapport. En effet, 63 d’entre eux sont considérés comme « pratiquement pas libres » (avec des scores compris entre 50 et 59,9), tandis que 21 économies sont considérées comme « répressives » (avec des scores inférieurs à 50).

Un autre élément important que relève ce rapport est que les revenus par habitant sont beaucoup plus élevés dans les pays économiquement plus libres. En effet, les économies classées « libres » ou « globalement libres » dans l'indice 2018 bénéficient de revenus plus de deux fois supérieurs aux niveaux moyens des autres pays, et plus de cinq fois supérieurs aux revenus des personnes vivant dans des économies dites « répressives ».

 

En ce qui concerne le classement 2018, le haut du tableau est occupé par Hong Kong (1er), Singapour (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), la Suisse (4ème), l’Australie (5ème), et l’Irlande (6ème). Il s’agit là des seules économies considérées comme véritablement « libres » par l’index 2018 sur la liberté économique. 

Le bas du tableau est, quant à lui, occupé par la Guinée équatoriale (175ème), l’Erythrée (176ème), le Congo (177ème), Cuba (178ème), le Venezuela (179ème), et la Corée du Nord (180ème).

S’agissant de l'Afrique subsaharienne, le rapport révèle que la région ne compte aucune économie considérée comme « libre ». Toutefois, l’île Maurice tire son épingle du jeu, en se classant parmi celles considérées comme « globalement libres ». Pour sa part, avec une chute de 0,2 point, le Botswana se voit rétrogradé dans la catégorie des économies « modérément libres »

Par ailleurs, la plupart des 47 économies de l’Afrique subsaharienne se classent dans la catégorie considérée comme « pratiquement pas libre ». En outre, la moitié des économies considérées comme « répressives » dans le monde (12 sur 21) se trouvent également en Afrique subsaharienne. 

En vue d’illustrer la corrélation entre le revenu par habitant et la liberté économique, le rapport indique que le PIB moyen par habitant pondéré en fonction de la population est seulement de 3 891 $ en Afrique subsaharienne, soit le niveau le plus bas de toutes les régions. Pour The Heritage Foundation, cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’Etat de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique. 

En Afrique du Nord également, le pays le mieux classé est le Maroc qui se retrouve dans la catégorie des économies « modérément libres ». Suivi de la Tunisie et de l’Egypte qui se classent dans la catégorie des économies « pratiquement pas libres ». Et enfin de l’Algérie qui, selon le rapport, constitue une économie« répressive ».

 

Classement des pays africains selon l’indice de liberté économique 2018 

 

 Rang  Pays  Score  Catégorie  Rang mondial
01 Ile Maurice 75,1 globalement libre 21
02 Botswana 69,9 modérément libre 35
03 Rwanda 69,1 modérément libre 39
04 Afrique du Sud 63,0 modérément libre 77
05 Ouganda 62,0 modérément libre 83
06 Côte d’Ivoire 62,0 modérément libre 85
07 Maroc 61,9 modérément libre 86
08 Seychelles 61,6 modérément libre 88
09 Burkina Faso 60,0 modérément libre 95
10 Cap-Vert 60,0 modérément libre 96
11 Tanzanie 59,9 pratiquement pas libre 97
12 Tunisie 58,9 pratiquement pas libre 99
13 Namibie 58,5 pratiquement pas libre 103
14 Nigeria 58,5 pratiquement pas libre 104
15 Gabon 58,0 pratiquement pas libre 109
16 Mali 57,6 pratiquement pas libre 113
17 Guinée Bissau 56,9 pratiquement pas libre 118
18 Madagascar 56,8 pratiquement pas libre 119
19 Bénin 56,7 pratiquement pas libre 120
20 Comores 56,2 pratiquement pas libre 121
21 Ghana 56,0 pratiquement pas libre 122
22 Swaziland 55,9 pratiquement pas libre 123
23 Sénégal 55,7 pratiquement pas libre 126
24 Kenya 54,7 pratiquement pas libre 129
25 Zambie 54,3 pratiquement pas libre 132
26 Mauritanie 54,0 pratiquement pas libre 134
27 Lesotho 53,9 pratiquement pas libre 136
28 Sao Tomé-et-Principe 53,6 pratiquement pas libre 137
29 Egypte 53,4 pratiquement pas libre 139
30 Ethiopie 52,8 pratiquement pas libre 142
31 Gambie 52,3 pratiquement pas libre 145
32 Guinée 52,2 pratiquement pas libre 146
33 République démocratique du Congo 52,1 pratiquement pas libre 147
34 Malawi 52,0 pratiquement pas libre 148
35 Cameroun 51,9 pratiquement pas libre 149
36 Sierra Leone 51,8 pratiquement pas libre 151
37 Burundi 50,9 pratiquement pas libre 157
38 Liberia 50,9 pratiquement pas libre 158
39 Niger 49,5 pratiquement pas libre 160
40 Soudan 49,4 répressif 161
41 Tchad 49,3 répressif 162
42 Centrafrique 49,2 répressif 163
43 Angola 48,6 répressif 164
44 Togo 47,8 répressif 168
45 Mozambique 46,3 répressif 170
46 Djibouti 45,1 répressif 171
47 Algérie 44,7 répressif 172
48 Zimbabwe 44,0 répressif 174
49 Guinée équatoriale 42,0 répressif 175
50 Erythrée 41,7 répressif 176
51 Congo 38,9 répressif 177 
Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent cette application.
Taxis

Voici le communiqué d'Uber annonçant la fin des activités du groupe au Maroc :

"D’une simple idée – appuyer sur un bouton pour se déplacer – Uber est devenue une application globale facilitant plus de 15 millions de trajets par jour. Nous avons transformé la manière dont les gens se déplacent et interagissent entre eux et avec leurs villes.

 

Mais une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous.

 

Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc.

Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine". 

Le tourisme sportif pourrait devenir un secteur porteur pour les pays africains, notamment le Rwanda.
Tourisme sportif

Un nouveau secteur touristique porteur a émergé au cours des deux dernières décennies à l’échelle mondiale : le tourisme sportif, qui implique d’assister ou de participer à des événements sportifs, ou simplement de contempler des infrastructures sportives.

Selon Geoffrey Manyara, expert en tourisme à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les touristes sportifs dépensent plus que leurs homologues non sportifs. Par exemple, on estime qu'environ 900 000 touristes assistent chaque année aux matchs de football de la Premier League anglaise. Ces touristes dépensent en moyenne 785 livres sterling par visiteur contre 583 livres dépensées par ceux engagés dans d'autres activités touristiques.

Le tourisme sportif pourrait ainsi devenir un secteur porteur pour les pays africains, et notamment le Rwanda. Dans cette perspective, la CEA a réuni les experts du tourisme au Rwanda, en collaboration avec le Rwanda Convention Bureau et le Golf Club de Kigali, afin de discuter des retombées possibles du tourisme sportif pour les communautés locales, la région et les pays hôtes des événements sportifs.

« On constate un intérêt croissant pour l'industrie du tourisme à travers l'Afrique, les pays en font une priorité parce qu’ils ont réalisé le potentiel immense et inexploité du continent. Le tourisme sportif en fait partie », a déclaré Daya Bragante, chef du groupe sur les initiatives sous régionales à la CEA en Afrique de l'Est.

L'Association internationale des organisateurs de voyages de golf observe que le tourisme lié au golf génère environ 100 milliards de dollars par an, l'Afrique n'en représentant que 3%. En outre, les touristes de golf dépensent environ 20 pour cent de plus que les autres voyageurs. On compte plus de 60 millions de golfeurs dans le monde, dont environ 10 pour cent voyagent à l'étranger pour des vacances sportives. Ces visiteurs génèrent une activité économique conséquente à travers leurs dépenses liées aux activités sportives et non sportives.

Le tourisme sportif pourrait permettre d’accélérer le développement d'infrastructures telles que les stades, hôtels, routes et autres réseaux de télécommunication.

Le Rwanda a commencé à mettre en place des mesures qui favorisent les activités sportives, susceptibles d'attirer les touristes. La journée sans voiture organisée deux fois par mois à Kigali encourage les résidents et les visiteurs à pratiquer plus de sport. Le pays organise également d'autres événements sportifs internationaux tels que le marathon international de Kigali pour la paix ou encore le célèbre « Tour du Rwanda ».

Les participants à la réunion de Kigali ont appelé à un effort concerté pour développer le tourisme sportif et le golf en particulier et ainsi créer des opportunités de développement économique significatives au Rwanda.

Le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.
Paul Kagame, président du Rwanda

Lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum des entreprises et de l’investissement en Afrique,  qui s'est déroulé, le 30 janvier, à Addis-Abeba, le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.

« Je félicite la CEA et ses partenaires pour cet effort visant à attirer les chefs d'entreprise dans ce dialogue sur les investissements du secteur public-privé en Afrique », a déclaré Paul. Kagame, ajoutant que « cela aurait du être fait depuis longtemps et j'espère que cela deviendra un événement régulier lors de nos Sommets ». Le nouveau président en exercice de l'UA fait ainsi appel à une collaboration plus étroite entre le secteur privé et les gouvernements africains pour accroître les opportunités économiques et l'esprit d'entreprise en Afrique.

 

Dans le même ordre d'idées, Moussa Faki,  président de la Commission de l'Union africaine (CUA), encourage les hommes d'affaires, présents au Forum à « profiter » rapidement des opportunités d'investissement sur le Continent, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Le Forum a servi de plate-forme aux chefs d'Etat et de gouvernement africains, afin qu’ils discutent avec les secteurs public et privé africain et américain sur les indicateurs favorisant une croissance tirée par le secteur privé sur le Continent.

 

Aigboje Aig-Imoukhuede, président de Coronation Capital Mauritius Ltd, décrit le Forum comme une plate-forme qui pourrait marquer « le début d'un « Davos africain » qui a lieu chaque année après le Sommet de l'UA ».

S'exprimant lors d'une table ronde sur la santé, Aig-Imoukhuede exhorte, à son tour, les secteurs privé et public à prendre le Forum au sérieux, estimant que « ce nouveau partenariat sert de terrain fertile pour le développement du secteur de la santé en Afrique ». Et de poursuivre : « Le secteur privé a un rôle à jouer pour façonner les marchés de la santé en Afrique. Car une bonne santé est une bonne aubaine.et investir dans la santé est à la fois un impératif commercial et social ».

Pour sa part, Ali Mufuruki, président de la Société de gestion de services en Afrique (AMSCO), se dit  « très heureux et humble » de l'opportunité de parler non seulement pour lui, mais de « représenter aussi la voix du secteur privé africain dans son ensemble ». Il déplore cependant « le décalage existant entre les agendas politiques et commerciaux africains », notant que « les grandes décisions qui affectent la cause commerciale en Afrique de la manière la plus profonde sont prises ici à Addis-Abeba ».  Et d'ajouter que le Forum doit rendre Addis-Abeba pertinent pour le secteur privé africain « de la même manière que Bruxelles l’est pour nos homologues européens ou Washington DC pour les entrepreneurs américains ». S'adressant aux organisateurs du Forum (CEA et CCA - Conseil des entreprises privées en Afrique), M. Mufuruki exprime l'espoir que  « nous aurons davantage ce genre d'événements et que vos organisations continueront à utiliser leur pouvoir de rassemblement considérable pour renforcer la collaboration entre les secteurs privé et public africains ».

Commentant la rentabilité des entreprises en Afrique, Jonathan Nash, PDG par intérim de Millennium Challenge, déclare que « les entreprises et les investisseurs américains sont de plus en plus conscients du potentiel économique du continent et que les investissements de son entreprise en Afrique totalisent plus de 8,4 milliards de dollars et représentent 70% de son chiffre d'affaires ». Et d'ajouter : « Nous continuerons à travailler pour forger des partenariats solides et innovants avec le secteur privé, la société civile, les fondations et d'autres pour augmenter l'impact de nos investissements collectifs ».

 

Enfin, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA, exprime sa satisfaction à l'égard des chefs d'État qui ont montré leur engagement à ouvrir la voie aux investisseurs privés en Afrique, précisant que « la CEA mettra ses capacités analytiques au service de l'UA et du secteur privé pour faciliter le développement et la mise en œuvre de politiques favorables aux entreprises, telles que la ZLEC ».

Le Forum, qui a eu lieu en marge du Sommet de l'Union africaine, a attiré plus de 150 participants, dont le Premier ministre d'Éthiopie, Hailemariam Desalegn, le Président Uhuru Kenyatta du Kenya, le Président Filipe Nyusi du Mozambique, le Président Macky Sall du Sénégal, le Président Mahamadou Issoufou du Niger, le Président Paul Kagame du Rwanda, le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et des cadres supérieurs clés de sociétés américaines et africaines. L'événement comportait des tables rondes sur le commerce et la diversification, l'énergie, l'agroalimentaire et la santé.

Mubadala Investment Company, un fonds d’investissement appartenant au gouvernement d’Abu Dhabi, comptant plus de 130 milliards de Dollars d’actifs, veut investir dans la fabrication aérospatiale au Maroc et aux Etats-Unis.
NASA-Imagery

Mubadala Investment Company, un fonds d’investissement appartenant au gouvernement d’Abu Dhabi, comptant plus de 130 milliards de Dollars d’actifs, veut investir dans la fabrication aérospatiale au Maroc et aux Etats-Unis. La société a, en effet, déclaré, le 28 janvier, qu’elle avait l'intention d'investir aux Etats-Unis et en Afrique du nord.

 

La décision de délocaliser une partie de sa chaîne de production au Maroc a pour objectif de se rapprocher « de ses clients Boeing et Airbus qui utilisent des pièces d’avion de sa filiale Strata ».

Badr Al Olama,  directeur de l’unité Business d’Aerospace à Mubadala, a déclaré au site local The National; « Strata doit avoir une portée mondiale » . Mais il a refusé de dire si les investissements se feront d’abord aux Etats-Unis ou en Afrique du Nord. Ces investissement devront se faire au cours des cinq prochaines années, mais la compagnie n’a pas précisé le montant ni la nature de cette délocalisation au Maroc. Le carnet de commandes de l’entreprise est à plus de 7,5 milliards de dollars ». Ce qui représente assez de travail pour les nouvelles usines et dans les installations d’Al Ain (parc aérospatiale de l’entreprise) jusqu’en 2035 au moins », rapporte le site local.

Faiza Rhou

Source : http://www.lesiteinfo.com/maroc/aerospatial-une-societe-emiratie-veut-investir-au-maroc/?utm_source=News&utm_medium=email&utm_campaign=News

Monde - economie

Comment l'Allemagne a gagné 2,9 milliards d'euros grâce à la crise grecque (jeu., 21 juin 2018)
Le programme de rachat de dette grecque, pour sauver Athènes de la faillite en 2010, a depuis rapporté des milliards d'euros d'intérêts à l'Allemagne. Berlin est censé les reverser à la Grèce, mais ces transferts sont gelés depuis juin 2015.
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Une pénurie de gaz pourrait priver de bières les pubs anglais en plein mondial (mer., 20 juin 2018)
La fermeture de plusieurs sites de production d'ammoniac dans le nord de l'Europe fait craindre une pénurie de CO2 au Royaume-Uni. Les brasseurs s'attendent à ne plus pouvoir vendre certaines bières dans les prochains jours.
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Dès vendredi, ces produits américains seront davantage taxés dans l'Union Européenne (mer., 20 juin 2018)
Les taxes sur certains produits américains seront mises en place dès cette semaine, a annoncé la Commission européenne.
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Un salarié japonais sanctionné pour avoir pris des pauses déjeuner de 3 minutes (mer., 20 juin 2018)
L'homme a pris 26 pauses de 3 minutes pour acheter à manger. Ses supérieurs l'ont sanctionné d'une retenue sur salaire d'une demi-journée. L'affaire fait scandale au Japon.
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Le Luxembourg doit récupérer 120 millions d'euros d'avantages accordés à Engie (mer., 20 juin 2018)
La Commission européenne estime que le groupe français a bénéficié d'avantages fiscaux illégaux de la part du Grand-Duché.
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Paris et Berlin s'engagent en faveur d'un "budget commun" pour la zone euro (mar., 19 juin 2018)
Angela Merkel et Emmanuel Macron ont précisé leurs intentions pour réformer la zone euro ce mardi.
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Coupe du monde: l'énorme couac du diffuseur officiel australien (mar., 19 juin 2018)
Depuis le début de la Coupe du monde, l'opérateur australien Optus accumule les problèmes techniques liés à la retransmission des matches. Il vient d'être forcé à conclure un accord de co-diffusion avec son concurrent SBS pendant 48 heures.
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Il n'y a jamais eu autant de milliardaires dans le monde (mar., 19 juin 2018)
Le nombre d'individus dont la fortune compte plus de 9 zéros a explosé son record de 2015. L'an passé la planète comptait 2754 milliardaires dont la richesse cumulée représentait 12% du PIB mondial.
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A Washington, de nombreux serveurs préfèrent les pourboires à un salaire minimum (mar., 19 juin 2018)
Les électeurs de la capitale fédérale sont appelés à se prononcer sur l'instauration d'un salaire minimum de 15 dollars de l'heure d'ici 2025 pour les employés payés au pourboire.
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Les entreprises françaises ne pourront pas rester en Iran, concède Bruno Le Maire (mar., 19 juin 2018)

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Economie

Accord des créanciers sur la dette et la sortie du plan d'aide de la Grèce (ven, 22 juin 18 01:38:11 +0200)
Après plusieurs heures de réunion, un accord sur la sortie de la Grèce des programmes d'aide a finalement été trouvé dans la nuit de jeudi à vendredi
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Jeans, bourbon, motos, l'UE riposte aux Etats-Unis (ven, 22 juin 18 01:02:53 +0200)
L'Union européenne va davantage taxer dès ce vendredi des dizaines de produits américains, en riposte aux droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium
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Le cartel du pétrole voudrait modérer les prix (jeu, 21 juin 18 20:13:41 +0200)
Un compromis pour augmenter la production du brut se dessine, à la veille d’une importante réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des producteurs non membres à Vienne.
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Paris en panne de voitures électriques (jeu, 21 juin 18 19:46:35 +0200)
L’expérience Autolib' menée depuis 2011 par le groupe Bolloré a viré au fiasco économique. Paris et les communes périphériques ont résilié le contrat jeudi
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Protection contre le licenciement en cas d’incapacités successives? (jeu, 21 juin 18 19:29:00 +0200)
A première vue, le critère de l’absence de lien entre les incapacités de travail est clair. Mais la réalité est souvent plus complexe. Explications de Me Gabriel Aubert.
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Chanel lève enfin le voile sur ses résultats financiers (jeu, 21 juin 18 18:54:25 +0200)
Avec un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards de dollars, la maison française fait partie des premières marques mondiales du secteur, au coude-à-coude avec Louis Vuitton
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Bâloise bloque un projet de blockchain à cause de ses coûts (jeu, 21 juin 18 18:29:01 +0200)
L’assureur a effectué une étude de faisabilité pour un projet de blockchain lié à la prévoyance vieillesse. Le programme doit toutefois être gelé
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Pour l’économie suisse, les promesses de la 5G tarderont à se concrétiser (jeu, 21 juin 18 17:47:34 +0200)
Jeudi, Swisscom a dévoilé les possibilités offertes par la téléphonie mobile du futur. Mais, faute d’un changement de régulation, la 5G ne déploiera ses effets qu’au compte-gouttes
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La Suisse ne semble pas prendre la mesure de l’évolution du marché noir (jeu, 21 juin 18 16:29:33 +0200)
Montres, chocolat, médicaments… la Suisse risque de devenir une plaque tournante pour les contrefaçons. Les mesures d’économie d’Ueli Maurer en sont en partie responsables
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Visite du pape François: à l’intérieur de l’A321 aux couleurs du Saint-Siège (jeu, 21 juin 18 11:20:00 +0200)
L’avion prêté pour l’occasion par la compagnie transalpine Alitalia s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Genève à 10h01. Le correspondant du «Temps» était à l’intérieur
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Chronique économique

Chronique Economique - Banques US : un lobbying dangereux... - 21/06/2018 (jeu., 21 juin 2018)
Les banques américaines vont distribuer 170 milliards de dollars à leurs actionnaires, c'est du jamais vu. Et malgré cela, elles osent se plaindre des carcans réglementaires mis en place durant la présidence de Barack Obama. Notre chroniqueur éco revient sur ce paradoxe et sur le lobbying de ces banques qui pourrait préparer la prochaine crise d'ici 10 ou 20 ans ! --- Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - USA : 350 millions d'esclaves... - 20/06/2018 (mer., 20 juin 2018)
Les Etats-Unis, sans le savoir, vont transformer leurs 350 millions d'habitants en 350 millions d'esclaves au service de 3 millions de seigneurs. Cela paraît choquant, mais ce sont pourtant les propos d'un entrepreneur américain qui est aussi l'auteur d'un livre à succès aux USA. Amid Faljaoui nous en dit plus... --- Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Apple : directives contre les crypto-monnaie - 19/06/2018 (mar., 19 juin 2018)
La société Apple a décidé de limiter l'usage des crypto-monnaies via ses iPhones et ses iPad ! Notre chroniqueur éco nous donne les raisons pour lesquelles la firme à la pomme veut limiter l'usage de ces devises virtuelles. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - La remontée des taux d'intérets ! - 18/06/2018 (lun., 18 juin 2018)
L'événement de la semaine dernière n'était pas la poignée de main entre Trump et le leader Nord-Coréen mais la décision de la banque centrale européenne de mettre fin à plusieurs années d'argent gratuit ! Autrement dit, c'est la fin des taux d'intérêt proches de 0% et donc les taux vont remonter, c'est ce que nous dit notre chroniqueur éco. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Fin des taux négatifs, la remontée s'amorce... - 14/06/2018 (jeu., 14 juin 2018)
La période de l'argent gratuit, c'est fini ! Les taux d'intérêt sont en train de remonter, c'est ce que nous explique notre chroniqueur éco. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Une vague promesse de dénucléarisation... - 13/06/2018 (mer., 13 juin 2018)
La poignée de main entre Trump et le leader nord-coréen ne doit pas faire oublier que l'accord signé est creux. C'est juste une vague promesse de dénucléarisation sans aucune garantie. Pourquoi l'avoir alors signé ? Et pourquoi accepter cet accord creux et refuser l'accord iranien alors que lui était bétonné avec des garanties. Amid Faljaoui nous explique les raisons de cette rencontre et la justification de ce "deux poids, deux mesures". ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Les USA veulent remplacer leurs millionnaires par des trillionnaires ! - 12/06/2018 (mar., 12 juin 2018)
Les Etats-Unis sans le savoir vont transformer leurs 350 millions d'habitants en 350 millions d'esclaves au service de 3 millions de seigneurs ! Dit comme cela, c'est choquant, mais ce sont pourtant les propos d'un entrepreneur américain qui est aussi l'auteur d'un livre à succès aux Etats-Unis. Amid Faljaoui a lui son livre et nous en dit plus... ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Donald trump est-il aussi bon négociaeur qu'il le prétend ? - 11/06/2018 (lun., 11 juin 2018)
Comme il a réussi à faire asseoir ce mardi 12 juin à la table de négociation, le jeune dictateur nord-coréen, certains pensent qu'effectivement Trump est le roi des deals. Mais est-ce vrai ? Notre chroniqueur éco en doute fortement - ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Les taux d'intérêt vont augmenter en Europe - 08/06/2018 (ven., 08 juin 2018)
Et l'homme qui a donné le signal de cette hausse est un belge, il faut dire qu'il est économiste en chef à la banque centrale européenne. Mais est-ce que cette remontée des taux va-t-elle nous faire plaisir ? Pas sûr du tout, c'est ce que nous explique notre chroniqueur économique... ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Les valeurs disposant d’un véritable "pricing power" confortées ! - 07/06/2018 (jeu., 07 juin 2018)
A défaut de savoir quelle tendance va s'imposer en Bourse, certains investisseurs misent sur les sociétés qui ont un "pricing power". Autrement dit, la capacité d'imposer leurs prix aux consommateurs que la conjoncture soit bonne ou mauvaise, Amid Faljaoui nous parle de ces perles rares. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Industries - Services - Les Echos

Un fabricant polonais sur le point de prendre le contrôle de Caddie (jeu., 21 juin 2018)
La marque emblématique française devrait bientôt voir 70 % de ses parts reprises par le groupe polonais Damix.
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Un coup dur pour Blue Solutions (jeu., 21 juin 2018)
La filiale du groupe Bolloré avait fait d'Autolib la vitrine de sa solution d'autopartage.
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Bilan mitigé pour les ventes Aristophil à Drouot (jeu., 21 juin 2018)
Les vacations consacrées au Moyen-Age et à la musique ont plutôt séduit. Celles dédiées à l'histoire postale et aux peintres n'ont pas tenu leurs promesses.
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Paris vote la fin d'Autolib mais espère prolonger le service quelques mois (jeu., 21 juin 2018)
+ VIDEO. Le syndicat des élus francilien a voté jeudi la dénonciation du contrat avec le groupe Bolloré, exploitant du système d'autopartage électrique.
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La Cour suprême américaine autorise les taxes locales sur l'e-commerce (jeu., 21 juin 2018)
Les juges ont annulé une précédente décision de 1992, qu'ils estiment obsolètes à l'heure du e-commerce. Les titres des sites marchands sont pénalisés à Wall Street.
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Airbus et Boeing attendent une nouvelle vague de commandes de long-courriers (jeu., 21 juin 2018)
Selon les directeurs commerciaux d'Airbus et Boeing, la faiblesse actuelle des commandes de gros-porteurs sera bientôt compensée par une nouvelle vague de renouvellement d'avions anciens.
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A 20 ans, Odalys se sent pousser des ailes (jeu., 21 juin 2018)
Le n°2 français de l'hébergement touristique, derrière Pierre & Vacances Center Parcs, engage ses premiers projets de résidence à l'étranger.
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Daimler prévient que les tensions commerciales vont peser sur ses bénéfices (jeu., 21 juin 2018)
Le constructeur allemand craint de vendre moins de SUV produits aux Etats-Unis sur le marché chinois en raison des droits de douane. Son concurrent BMW pourrait être concerné lui aussi.
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Les défis qui attendent Chanel (jeu., 21 juin 2018)
Contrôlé par la famille Wertheimer, Chanel est face à de nouveaux défis, comme le digital.
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Grève à la SNCF : un trafic moins perturbé vendredi (jeu., 21 juin 2018)
Neuf TGV sur dix et trois TER sur cinq sont prévus pour la 33e journée de grève contre la réforme ferroviaire.
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Tribune de Genève Économie

Accord sur la dette et la sortie du plan d'aide (ven., 22 juin 2018)
Un accord sur la dette grecque a été trouvé par ses créanciers dans la nuit de jeudi à vendredi.
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Emprisonnée en Ouzbékistan, la princesse déchue va être entendue par la Suisse (jeu., 21 juin 2018)
Le tempo bat plus vite dans l’affaire Karimova. Berne est favorable au retour d'un premier pan de 686 millions de francs vers Tachkent, selon la «NZZ am Sonntag». Les autorités fédérales confirment
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Deutsche Telekom va supprimer 10'000 postes (jeu., 21 juin 2018)
Le géant allemand Deutsche Telekom veut économiser 690 millions d'ici 2021.
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La pénurie de CO2 risque de mettre au régime sec les fans britanniques (jeu., 21 juin 2018)
Alors que le mondial de foot bat son plein, les pubs risquent de ne plus pouvoir servir de bières.
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Une liaison du PDG d'Intel a eu raison de son poste (jeu., 21 juin 2018)
Brian Krzanich a quitté jeudi la direction du groupe américain. Il a violé une règle interne qui proscrit les relations intimes au sein de l'entreprise.
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«Une guerre commerciale mondiale? Ce n’est plus exclu!» (jeu., 21 juin 2018)
Alessandro Nicita, expert de la CNUCED, a tenté d’évaluer à quoi ressemblerait un monde dans lequel toutes les nations tourneraient le dos à l’OMC.
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Les cartes prépayées restent avantageuses (jeu., 21 juin 2018)
Une étude publiée jeudi indique que les abonnements forfaitaires ne sont pas toujours les plus intéressants pour les consommateurs.
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La BNS table sur une croissance de 2% en 2018 (jeu., 21 juin 2018)
L'institution conserve sa prévision de croissance du PIB à «environ 2%». Elle maintient par ailleurs les taux d'intérêt négatifs à -0,75%.
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Banques plus stables grâce à la régulation (jeu., 21 juin 2018)
Dans son rapport sur la stabilité financière, la BNS estime que les mesures de régulation «too big to fail» ont porté leurs fruits.
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Oxfam dénonce «des inégalités à la chaîne» (jeu., 21 juin 2018)
Agriculteurs et producteurs gagnent toujours moins depuis 20 ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices.
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La Chronique Agora

La mondialisation côté pile et côté face (jeu., 21 juin 2018)
mondialisation Les rencontres du G7, de l'Eurogroupe ou entre dirigeants montrent les aspects détestables de la mondialisation qui organise des accords gagnant-perdant à l'insu des citoyens. Pour tenter d'instaurer une solidarité bidon et non consentie entre fourmis et cigales européennes, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont rencontrés mardi 19 juin. Il en est ressorti un accord de principe sur quatre points : Un premier budget de la Zone euro en 2021 financé par une taxe européenne. Un renforcement avant 2024 du Mécanisme européen de stabilité qui deviendrait un genre de Fonds monétaire européen – un FME capable de sauver les banques. Des négociations autour de l'idée d'une garantie européenne des dépôts bancaires Du blabla langue-de-bois autour de la question migratoire : "nous allons avancer ensemble pour avoir des résultats concrets et des avancées de la politique européenne en matière de migration", selon Macron. Un accord qualifié d'"historique" par Les Echos. 50x plus rentable que le Livret A Voici comment verrouiller 258 408 € de revenu minimum garanti... ... En seulement cinq minutes ! Cliquez ici pour tout savoir. En réalité, pour le budget, là ou Macron voulait quelques centaines de milliards d'euros d'argent des autres, Merkel a consenti à quelques dizaines de milliards. Surprenant de constater qu'on parle de budget sans savoir au juste à quoi il serait affecté ! Ensuite, les plans de sauvetage des banques malades depuis 10 ans et trop-grosses-pour-faire-faillite arriveront probablement trop tard. La prochaine crise financière aura éclaté avant. Le détonateur sera peut-être l'Italie ou ailleurs. La crise sera pire que celle de 2008 et le "FME" sera ridicule. Voici une infographie relayée par The Wall Street Journal à ce propos. Les pertes sur la dette italienne et les actifs bancaires pourraient être énormes si le gouvernement faisait défaut. Le détonateur pourrait être aussi n'importe quelle banque dite "systémique" (= trop-grosse-pour-faire-faillite en jargon technocratique). D'ailleurs, comme le fait remarquer David Stockman, auteur du blog Contracorner, M. le Marché semble flairer quelque chose. La capitalisation des banques systémiques-SIFI décroche par rapport au reste du marché. Sur ce graphique, en noir, les banques trop-grosse-pour-faire-faillite, en gris le S&P 500 et en vert le Nasdaq. Signes inquiétants en provenance des plus grandes institutions financières mondiales Les investisseurs vendent déjà les actions des mégabanques trop-grosses-pour-faire-faillite parmi lesquelles... Deutsche Bank. En réalité, une seule chose ressort de cet accord "historique" – et elle est nuisible : nous allons avoir droit à un impôt européen. Les bons côtés de la mondialisation vus du côté commerce La libre circulation des biens, des services et des personnes représente le bon côté de la mondialisation. Nous achetons des T-shirts à 2 € et un milliard de personnes sont sorties de l'extrême pauvreté en Asie et dans le monde entre 1981 et aujourd'hui. Qui a envie de payer des T-shirts 10 € ou 20 € ? Ce miracle est possible par la mise en concurrence. Chacun s'efforce de faire plus avec le moins de ressource possible. "Tuer la concurrence, c'est tuer l'intelligence", écrivait l'économiste Frédéric Bastiat au XIXème siècle. Chacun vend à d'autres ce qu'il fait de mieux, c'est l'avantage compétitif obtenu souvent grâce à la spécialisation. La France ne vend pas de T-shirt à 2 € mais des produits de luxe. La concurrence doit exister aussi en matière politique, législative et fiscale Ce qui est valable pour le commerce l'est aussi politiquement. L'existence de frontières permet la mise en concurrence de différents systèmes politiques et législatifs. L'existence d'une frontière entre la RDA et la RFA a permis de constater les désastres du communisme et la suprématie de la démocratie organisée en Lander. La Suisse pratique le libre-échange (zéro taxe à l'entrée), a une politique migratoire et est un pays prospère. Les Suisses votent souvent et pratiquent une démocratie de proximité. La France a raté sa décentralisation qui n'a fait qu'empiler des instances, des impôts et des taxes. La proximité permet d'avoir des décideurs exposés aux conséquences – mêmes néfastes – de leurs décisions. Vous savez où trouver votre maire ou votre conseiller municipal pour lui dire que son nouveau rond-point est une imbécillité. Connaissez-vous le nom de votre député européen ? Lorsque vous aurez un gouvernement mondial, avec un impôt mondial, une monnaie mondiale, comment pourrez-vous vous opposer aux bêtises mondiales ? La concurrence politique, législative et fiscale est saine. C'est pour cela qu'il faut des frontières. La mondialisation des élites veut l'inverse. Cette mondialisation là est détestable. Ces élites nous conduisent à la faillite, pense mon collègue Jim Rickards qui y a consacré un livre – vous pouvez le découvrir en cliquant ici. L’article La mondialisation côté pile et côté face est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Préparez-vous pour la prochaine crise ! (jeu., 21 juin 2018)
banquiers centraux Les banquiers centraux sont sur la corde raide. II s'agit non pas de traverser quelques mètres au-dessus du vide, mais de dégonfler la plus énorme bulle de dette jamais créée. Un cercle vicieux dont il sera bien difficile de sortir en douceur Le monde est en crise depuis 2008. Les racines de cette crise n'ont pas été traitées, elles ont au contraire partout été systématiquement repoussées. Plutôt que de laisser faire les forces du marché, nos dirigeants ont préféré intervenir tous azimuts afin de maintenir à bout de bras une croissance économique anémique. Les banques centrales sont venues déverser des Canadairs d'argent frais sur les marchés obligataires afin de permettre aux gouvernements de s'endetter à des taux toujours plus biaisés, gonflant ainsi les bulles obligataires étatiques. Cette politique monétaire outrancièrement laxiste a considérablement ralenti le processus de destruction créatrice au sein de l'économie privée, maintenant en vie nombre d'entreprises zombies et favorisant le gonflement de bulles sur les marchés actions. Dans un tel contexte, toute tentative de remontée des taux d'intérêt est un exercice périlleux qui a de fortes chances de se solder par une récession et une nouvelle crise financière, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle intervention massive de la part des banques centrales. Plutôt que de prendre acte de leurs échecs et d'en tirer les leçons, nos dirigeants -- qui se voient en démiurges omnipotents -- ont au final enfermé nos économies dans le cercle vicieux du dirigisme budgétaire et monétaire. bulle Très rares sont les journalistes français à évoquer le rôle crucial des banques centrales dans cette expérience monétaire sans équivalent dans l'Histoire. lenglet Finances personnelles : gare à ceux qui se retrouveront avec le Mistigri Comme le résume Bruno Bertez : "On a fait 706 baisses de taux d'intérêts, acheté plus de 12 000 milliards de dollars de titres à long terme, mis les taux à zéro ou négatifs, fait croire que le risque était supprimé, fait monter les Bourses, nié les questions de solvabilité et de rentabilité. Bref on a fabriqué de l'inflation, comme le dit Hartnett à Wall Street pour soigner la déflation de Main Street. Mais cela n'a pas marché." "Un jour, tout ceci sera à vous." dettes Un environnement complexe et menaçant Entre les tensions accrues au Moyen-Orient, le choc pétrolier, les menaces de guerre commerciale, le désastre budgétaire américain, la hausse des taux longs US, les craintes de dérapage de l'inflation et la normalisation escomptée des politiques monétaires, les intervenants opèrent avec plus de retenue qu'en 2017. Voici quels étaient les risques extrêmes qui inquiétaient Wall Street au 15 mai. risque Un tweet qui passera à la postérité : "la Russie veut abattre tout missile envoyé à la Syrie. Prépare-toi, Russie, car ils vont arriver, tout beaux, tout nouveaux et 'intelligents'. Vous ne devriez pas être associés avec un Animal qui aime gazer les gens". Trump Il est donc normal que le "risque géo-politique" soit ressenti comme extrême, au même niveau que celui qui prévalait au temps de la guerre froide. risque Mais pour certains commentateurs, la situation est en fait on ne peut plus claire. D'une crise à l'autre, William White continue de nous avertir William White est un économiste canadien passé de la BRI (1994-2008) à l'OCDE (président du Comité d'examen de la politique économique et de développement depuis 2009), célèbre pour avoir prévu la crise de 2008. Il juge que la situation pourrait être aussi dangereuse qu'elle l'était en 2007-2008 et que compte tenu des politiques qu'elles ont menées, les banques centrales seraient incapables de revenir en arrière. Mi-février, William White avertissait à nouveau le public dans le Financial Times et, comme d'habitude, les propos de ce haut fonctionnaire international étaient aux antipodes de la langue de bois, ce qui est assez rare pour être souligné. White "Commencez dès maintenant à vous préparer pour la prochaine crise financière" : difficile de faire plus clair, comme titre, vous ne trouvez pas ? Un extrait : "La politique monétaire globale a été ultra laxiste pendant longtemps. Cependant, il est de plus en plus clair que cette politique est désormais prise dans le piège de la dette qu'elle a elle-même créé. Continuer sur la voie monétaire actuelle est inefficace et de plus en plus dangereux. Malheureusement, tout retour en arrière implique aussi de grands risques. Il s'ensuit que les risques d'une nouvelle crise continuent d'augmenter. [...] Les gouvernements et les instances internationales doivent revoir les procédures de faillites. Les dettes qui ne peuvent pas être honorées ne seront pas honorées. [...] Les rendements sur les fonds d'Etat dans les pays avancés sont à des niveaux historiques faibles et ils sont mûrs pour un retournement. S'ils commencent à changer de direction, cela pourrait avoir des implications importantes sur les prix beaucoup trop élevés de nombreux autres actifs financiers. [...] Malgré de gros efforts, nous n'avons pas suffisamment amélioré notre capacité juridique à traiter le problème des banques qui ne sont plus viables, mais qui demeure trop grosses pour faire faillite. Les procédures pour restructurer les dettes publiques sont elles aussi inadéquates." Le désordre pourrait être de taille puisque l'économie, en particulier américaine, s'est passablement financiarisée depuis le début des années 1980. Maintenant qu'il est à la retraite, Alan Greenspan s'inquiète des bulles financières L'ancien président de la Fed (1987-2006) avait déjà alerté le public au sujet des risques planant sur les marchés obligataires et actions américains le 31 janvier sur Bloomberg. Un mois plus tard, il a précisé ses propos sur CNBC. "Nous sommes dans une bulle obligataire et le prix des actions va chuter." Depuis qu'Alan Greenspan est à la retraite, il parle clair : "Oui, eh bien, je dirais que nous sommes dans une bulle du marché obligataire. [...] Et je pense que la bulle du marché obligataire commence maintenant à se dégonfler, et cela finira par nous amener dans un état de stagflation. Au-delà, c'est très difficile à dire. Ce n'est pas une perspective économique facile car il y a trop de variables, ce que nous n'avons pas connu au cours des dernières décennies". Que voilà un discours limpide de la part de celui qui a largement contribué à amener l'économie américaine dans une situation qu'elle n'a "pas connu depuis plusieurs décennies"... Pour John Taylor, "La crise de la dette est à notre porte" John B. Taylor n'a pas été banquier central, mais il s'en est fallu de peu. Cet économiste est connu pour avoir établi la règle de Taylor et a été pressenti un temps pour succéder à Janet Yellen à la tête de la Fed. Comme c'est Jerome Powell qui a obtenu le poste, il est donc lui aussi libre de ses propos. Voilà ce qu'il déclarait fin mars. "La crise de la dette est à notre porte." Quelle attitude adopter lorsque l'on sait que le temps est compté ? Tout le monde connaît la fin du film mais personne ne sait dans combien de temps il est censé durer. Il n'y a plus que Lloyd Blankfein qui fait semblant de se poser la question, comme le rappelait Zero Hedge le 22 mars : "on se demande si la prochaine crise sera une crise souveraine". Pour certains, comme Steen Jakobsen (le Chief Economist & CIO de Saxo Bank que vous connaissez sans doute pour sa liste annuelle de prévisions scandaleuses – "outragous predictions"), c'est la préservation du capital qui doit primer. C'est ce qui doit vous guider. L’article Préparez-vous pour la prochaine crise ! est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Le Sinistre Complot Canadien des Chaussures (jeu., 21 juin 2018)
protectionnisme Les lois protectionnistes ne sont que des impôts. Le commerce doit être laissé au secteur privé pour multiplier les accords gagnant-gagnant. Cette semaine, quand les Chinois se sont réveillés avec la nouvelle que The Donald les menaçait d'une taxe à l'importation sur les biens fabriqués en Chine, ils ont manqué tomber de leur lit. Il existe un fusible quotidien sur le marché boursier chinois, une limite de 10%. A la fin de la séance, plus de 1 000 valeurs l'avaient atteint. Les investisseurs occidentaux s'inquiétaient aussi. Notre message pour aujourd'hui : ils ont bien raison. Le Dow Jones chute depuis six jours d'affilée. Selon nos calculs, la tendance primaire est à la baisse. Les actions n'atteindront probablement plus leur sommet de janvier – au-dessus de 26 000 points – de notre vivant. Du moins pas en termes réels. Une fois que l'hyperinflation sera en route, qui sait ce qui peut se produire. [NDLR : n'attendez pas de la savoir pour prendre des mesures de précaution. Une stratégie de protection complète vous attend en cliquant ici.] Pendant ce temps, les Russes, les Japonais et les Chinois se débarrassent tous des obligations américaines. Un Empire de Dettes Comme nous l'avions écrit il y a 10 ans dans un livre rédigé en collaboration avec Addison Wiggin, l'empire américain n'est financé ni par les tributs, à l'instar de Rome, ni par le commerce, comme la Grande-Bretagne. Il fonctionne à la dette. Les étrangers ont acheté et financé pour quelque 8 000 milliards de dollars de dépenses déficitaires ces 20 dernières années. Si l'on ajuste cela correctement à l'inflation, leur surplus commercial (ils vendent plus aux Etats-Unis que ces derniers ne leur achètent) atteint un total de près de 20 000 milliards de dollars. L'année prochaine, le gouvernement américain devra vendre environ 1 200 milliards de dollars de nouvelles obligations rien que pour couvrir le déficit. Ces dernières années, le gouvernement pouvait compter sur deux sources aux poches profondes et à l'appétit quasiment insatiable. Les étrangers recyclaient leurs excédents commerciaux en dette américaine (finançant ainsi toute la financiarisation américaine et la militarisation à l'étranger). Ce que les étrangers n'achetaient pas, la Fed s'en chargeait. Mais aujourd'hui, les deux sources de demande s'assèchent. Nous avons déjà beaucoup parlé de la volte-face de la Fed. La banque centrale américaine est passée du statut de plus gros acheteur de T-Bonds US au monde à celui de plus gros vendeur. Les lecteurs reconnaîtront cela comme la version améliorée de l'Erreur n°2 de la Fed : resserrer après avoir été bien trop souple pendant bien trop longtemps. Nous tournons désormais notre attention à l'autre source – le commerce mondial. Et là, The Donald occupe le devant de la scène. Contrebande de chaussures Les Russes ont vendu leurs obligations américaines en réaction aux sanctions imposées par M. Trump sur leurs exportations d'aluminium. Ces deux derniers mois, la Russie a vendu pour 49 milliards de dollars d'obligations américaines, près de la moitié de ses avoirs. L'Inde a dit qu'elle ne se laisserait pas faire non plus : elle a notifié à l'OMC une liste révisée de 30 importations américaines, dont les pommes, les amandes, l'acide phosphorique et les moto Harley Davidson, sur lesquelles elle a l'intention d'imposer des taxes en représailles. De l'autre côté de la frontière, des contrebandiers canadiens essaient d'échapper aux taxes douanières américaines. C'est en tout cas ce que le président américain a dit à la Fédération américaine des entreprises indépendantes mardi. The Insider nous en dit plus : "'Il y avait un article il y a deux jours dans un grand journal qui parlait de gens qui vivent au Canada et qui entrent aux Etats-Unis et rapportent des choses en contrebande au Canada parce que les taxes douanières sont énormes', a déclaré Trump. 'Les taxes qui pèsent sur des objets usuels au Canada sont si élevées qu'ils se livrent à la contrebande'." Quels sont les objets de la contrebande ? Des chaussures, selon Trump. "Ils achètent des chaussures et ils les portent", a-t-il expliqué. "Ils les éraflent, ils s'arrangent pour qu'elles aient l'air vieilles". Ah, les Canadiens, ces fourbes ! Pas question qu'ils viennent dans notre pays acheter nos chaussures ! Il faut faire quelque chose sinon nous marcherons bientôt pieds nus. Heureusement, les Etats-Unis sont protégés par leur première ligne de défense, les agents de sécurité à l'oreille fine stationnés dans les aéroports. Ils ont l'oeil – et l'oreille – ouverts. Aucune grand-mère ne traverse un aéroport sans un scan corporel intégral... et aucun Canadien ne passe la frontière avec une nouvelle paire de chaussures. "Monsieur... veuillez me suivre. Ces chaussures n'ont pas l'air assez vieilles". Un négociateur accompli Certains s'inquiéteront que le fait de défier le monde entier au bras de fer commence à user le chef de l'exécutif américain. Certains diront qu'il "perd la tête". En ce qui nous concerne, nous en sommes parvenu à la conclusion que les voies du président américain sont impénétrables ; nous autres pauvres mortels ne pouvons pas les comprendre. Les taxes imposées aux biens chinois seront payées par les ménages américains ; en quoi augmenter les prix des biens à la consommation rendra sa grandeur à l'Amérique, nous n'en savons rien. Mais ce n'est jamais là que l'un des trucs utilisés par un négociateur accompli. Peut-être que le président envoie en fait un signal à ses principaux adversaires commerciaux – les Chinois. De l'Empire du Milieu, les Etats-Unis importent plus d'un demi-millier de milliards de dollars de marchandises par an. C'est le gros ravioli dans la soupe commerciale américaine... parce que les Etats-Unis exportent moins de 200 milliards de dollars vers la Chine. La différence représente le plus gros du déficit commercial annuel des Etats-Unis. Ce devrait être une victoire facile pour le Grand Faiseur de Deals. Avec un tel déséquilibre en leur faveur, les Chinois ont bien plus à perdre que les Etats-Unis. Le président a juste à faire monter la pression. Le big boss des Etats-Unis a donc non seulement menacé la Chine de taxes à l'importation sur 200 milliards de dollars de marchandises, il a également annoncé que si les Chinois tentaient de riposter, il leur assènerait des taxes sur 200 milliards de dollars supplémentaires. Au taux proposé – 10% –, c'est l'équivalent d'une hausse d'impôt de 40 milliards de dollars pour les familles américaines. Le commerce est habituellement laissé au secteur privé. Nous doutons que Trump rencontre plus de succès que les promoteurs protectionnistes de la loi Hawley-Smoot, promulguée en 1930, qui augmenta les droits de douane à l'importation sur plus de 20 000 objets. The Donald est dans son élément. Il était vraiment fait pour la politique, finalement, où tous les accords s'appuient sur la menace. A présent, il suit le script de son propre livre, The Art of the Deal : cognez. Cognez encore, plus fort. Continuez à cogner jusqu'à ce que vous gagniez... ou fassiez faillite. Un mot d'avertissement : n'essayez pas de faire la même chose. Cette approche ne fonctionne pas dans le secteur privé. A la maison... dans les boutiques... au travail – jouer les gros durs n'est qu'une distraction qui fait perdre du temps. Les accords doivent être gagnant-gagnant... ou les gens ne veulent rien avoir à faire avec vous. Le commerce se trouve mieux entre les mains du secteur privé, lui aussi. Ce n'est pas un endroit pour les crochets du gauche ou les uppercuts. Si vous essayez de malmener les gens dans le secteur privé, ils vont prendrons pour un crétin. L’article Le Sinistre Complot Canadien des Chaussures est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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