La Worldwide Broadband Speed League a publié son rapport 2018 sur la vitesse de téléchargement par pays dans monde, question de présenter les marchés où il fait bon de surfer sur Internet.
Programme informatique

(Agence Ecofin) - La Worldwide Broadband Speed League a publié son rapport 2018 sur la vitesse de téléchargement par pays dans monde, question de présenter les marchés où il fait bon de surfer sur Internet. En Afrique, c’est Madagascar qui décroche la première place avec sa vitesse de téléchargement de 24,87Mbps. Le pays est 26ème mondial, devant la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, ou encore la Russie.

Selon l’étude  qui compare la vitesse de l’internet haut débit dans 200 pays grâce à plus de 163 millions de tests pratiqués sur 12 mois, les internautes malgaches peuvent télécharger un film HD d’un volume de 5Go en 27 minutes et 27 secondes avec la vitesse de téléchargement offerte dans le pays.

Cette belle performance du pays, il semble qu’elle découle de l’amélioration de ses capacités data par l’opérateur Telecom Malagasy (Telma). En 2017, Madagascar  qui est connecté à trois systèmes sous-marins de fibre optique –au câble LION par Orange en 2009, au câble EASSy par  Telecom Malagasy en 2010 et au LION2 par Orange en 2012 – n’offrait qu’une vitesse de téléchargement de 3,49Mbps. Mais une année après le démarrage par Telma du  déploiement d’un backbone de fibre optique à travers le pays,  pour renforcer davantage la connectivité à haut débit,  le pays qui occupait la  84ème place mondial dans le classement mondial 2017 de la Worldwide Broadband Speed League a gagné 67 places…

La qualité de l’Internet de Madagascar, elle devrait encore grimper d’ici les prochaines années avec les nouvelles connexions par fibre optiques sous-marines en projet pour le pays. Il y a le FLY-LION3 que porte Orange, le MElting poT Indianoceanic  Submarine System (METISS) développé par un consortium d’opérateurs, et le IOX Cable.

Classement de 46 pays africains en fonction de la vitesse de téléchargement
Classement entre juin 2017 et mai 2018 Progression sur 1 an
Rang Afrique Rang mondial Pays Moyenne de vitesse de téléchargement (Mbps) Progression Afrique Progression monde
1 22 Madagascar 24.87 5 67
2 64 Kenya 10.11 -1 -13
3 76 South Africa 6.38 1 4
4 105 Morocco 4.03 -1 -26
5 112 Tunisia 3.67 0 -24
6 120 Ghana 2.88 4 -10
7 121 Zimbabwe 2.86 1 -16
8 130 Rwanda 2.64 5 -13
9 131 Namibia 2.62 5 -5
10 134 Burundi 2.56    
11 139 Mauritius 2.39 5 -2
12 140 Uganda 2.39 0 -24
13 146 Zambia 2.03 -4 -40
14 149 Tanzania 1.96 3 -10
15 152 Nigeria 1.86 -8 -57
16 153 Mozambique 1.76 2 -13
17 156 Seychelles 1.72 -15 -84
18 157 Ivory Coast 1.70 4 -2
19 158 Liberia 1.61 -8 -43
20 159 Sierra Leone 1.61    
21 162 Sudan 1.56 5 0
22 164 Botswana 1.50 5 0
23 165 Angola 1.49 5 0
24 166 Gambia 1.45    
25 167 Libya 1.42 6 7
26 169 Senegal 1.40 -2 -11
27 170 Egypt 1.33 -4 -14
28 172 Cameroon 1.29 1 -5
29 173 Togo 1.27 -8 -20
30 174 Swaziland 1.26    
31 175 Algeria 1.25 -6 -14
32 177 Benin 1.23 2 3
33 179 Malawi 1.17 -3 -9
34 181 Gabon 1.13 5 7
35 182 São Tomé and Príncipe 1.13    
36 183 Ethiopia 1.13 -17 -36
37 185 Mayotte 0.97    
38 187 Mali 0.95 -5 -11
39 189 Djibouti 0.92 -19 -38
40 190 Congo 0.86 -5 -9
41 191 Republic of the Congo 0.85 -4 -5
42 192 Burkina Faso 0.84 -4 -5
43 193 Niger 0.83    
44 195 Mauritania 0.70 -29 -60
45 196 Guinea 0.65 -13 -21
46 197 Somalia 0.60 -10 -12
(Source : cable.co.uk)

Muriel Edjo

La dette publique peut être un piège qui se referme sur certains pays. C’est le cas lorsqu’un pays créancier invoque les sommes qui lui sont dues comme moyen de pression pour atteindre des objectifs stratégiques.
Des ouvriers sur le site d’un projet de remblaiement financé au Sri Lanka. (© Lakruwan Wanniarachchi/AFP/Getty Images)

La dette publique peut être un piège qui se referme sur certains pays. C’est le cas lorsqu’un pays créancier invoque les sommes qui lui sont dues comme moyen de pression pour atteindre des objectifs stratégiques.

Il est bien placé, par exemple, pour acquérir des avoirs d’une importance déterminante, comme des ports, ou accroître son influence politique. Le pays débiteur n’a souvent pas d’autre choix que de s’incliner, selon un récent rapport publié par des chercheurs d’Harvard.

« Au cours des dix dernières années, la Chine a accordé des prêts s’élevant à des centaines de milliards de dollars à des pays qui n’ont souvent pas les moyens de les rembourser », indiquent les auteurs du rapport, Sam Parker et Gabrielle Chefitz.

Le rapport montre que la Chine a réussi à exercer une influence sur des pays auxquels elle a accordé d’importants prêts. Par exemple, après avoir rencontré des difficultés à rembourser sa dette, le gouvernement sri-lankais a transféré la gestion du port de Hambantota à la Chine avec un contrat de bail de 99 ans. Djibouti, dont la dette approchait 100 % de son PIB en 2017, a récemment accepté l’installation sur son territoire de la première base navale de la Chine à l’étranger, indique le rapport. La majorité de l’aide financière des États-Unis aux pays en développement est sous forme de subventions et de prêts à faible taux d’intérêt, accordés en réponse à des situations de crise ainsi que pour la santé, la paix et la sécurité mondiale, et la bonne gouvernance.

Pour Atul Keshap, l’ambassadeur des États-Unis au Sri Lanka, le développement ne doit pas se faire au prix d’une dette accablante. Les États-Unis ont fourni des aides s’élevant à plus de 2 milliards de dollars au Sri Lanka, dit-il. « Et la totalité de ce montant a pris la forme de subventions. Il n’y a pas d’emprunts à rembourser », a-t-il déclaré dans un entretien avec le média sri-lankais Ada Derana. « C’est un don du peuple américain pour voir au Sri Lanka une démocratie vraiment forte et stable.                                                                                        Michael Buchanan

Dans un entretien sur la chaîne Fox News, le président américain a déclaré que l'Union européenne faisait autant «de mal» aux Etats-Unis que la Chine sur le plan commercial, évoquant un rapport inégalitaire dont pâtiraient les Américains.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump © Jonathan Ernst Source: Reuters

Dans un entretien sur la chaîne Fox News, le président américain a déclaré que l'Union européenne faisait autant «de mal» aux Etats-Unis que la Chine sur le plan commercial, évoquant un rapport inégalitaire dont pâtiraient les Américains.

«[Les Européens] ont fait l'an dernier un excédent commercial de 151 milliards de dollars [...] Et en plus de ça, nous dépensons une fortune dans l'OTAN pour les protéger», a déclaré Donald Trump lors d'un entretien diffusé sur Fox News le 1er juillet. Le président américain a comparé les pratiques commerciales de l'Union européenne à celles de la Chine, affirmant : «L'Union européenne fait probablement autant de mal que la Chine, sauf qu'elle est plus petite.»

 

Prenant un air grave, il a déploré l'inamitié des pays européens envers les Etats-Unis. «C'est terrible ce qu'ils nous ont fait», a estimé le locataire de la Maison Blanche. «Nous aimons tous d'une certaine manière l'Union européenne [mais ces pays] nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement», a-t-il ajouté.

Le 45e président des Etats-Unis a justifié sa décision d'imposer à tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis des tarifs douaniers sur les importations d'acier et d'aluminium : «Si nous ne l'appliquons pas à tout le monde alors ils [les pays producteurs visés] passent par les pays qui n'y sont pas soumis et vous perdez beaucoup de temps.» Interrogé sur l'opportunité de faire front avec les alliés traditionnels des Etats-Unis contre la Chine, Donald Trump a répondu par la négative. «[Les Européens] ne veulent pas nos produits agricoles. En toute honnêteté, ils ont leurs agriculteurs donc ils veulent protéger leurs agriculteurs. Mais nous ne protégeons pas les nôtres», a-t-il relevé. A propos de l'UE, il a également évoqué le marché automobile, pointant du doigt les marques allemandes qui entrent aux Etats-Unis alors que les Américains «ne [peuvent] pas y faire entrer [leurs] voitures». 

 

Donald Trump s'est engagé depuis plusieurs mois dans une offensive commerciale tous azimuts, contre la Chine qu'il accuse de violer le droit de la propriété intellectuelle, mais aussi contre les Européens et les Canadiens qui ont répliqué par des mesures de représailles.

Par ailleurs, le président américain est resté ferme sur l'Iran, un autre sujet de contentieux avec l'Union européenne. Il a répété que les sociétés européennes faisant affaire avec l'Iran seraient sanctionnées : «Oui, bien sûr. C'est ce que nous faisons. Absolument.» En se retirant le 8 mai de l'accord international sur le nucléaire iranien datant de 2015, Donald Trump avait annoncé le rétablissement de sanctions américaines visant la République islamique, y compris pour les entreprises de pays tiers qui y commercent ou y investissent.                                                                                      https://francais.rt.com/economie/52072-pour-trump-union-europeenne-fait-autant-mal-chine-plus-petite 

La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ?
Croissance économique

La finance génère-t-elle de la croissance économique, ou est-ce cette dernière qui est à l’origine du développement des systèmes financiers ? La question divise, depuis longtemps, les académiciens. Certains estiment, en effet, que le rôle de la finance dans la croissance économique a été « excessivement amplifié » et que l’offre financière n’est qu’une « réponse automatique » aux besoins exprimés par les entreprises, en matière de financement. Selon eux, « là où les entreprises avancent, la finance se contente de suivre ». D'autres auteurs considèrent, en revanche, que lorsque le système financier est suffisamment sophistiqué, il contribue à une meilleure allocation des ressources et au soutien de la croissance économique. D'après eux, dans des secteurs qui se caractérisent par une forte asymétrie d’information, l’intermédiation financière peut remédier aux problèmes de la sélection adverse et de l’aléa moral et réduire les coûts des transactions entre les prêteurs et les emprunteurs.

 

C’est pour débattre de ces problématiques que Bank Al-Maghrib, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et The Bernoulli Center for Economics de l’Université de Bâle ont organisé, les 23 et 24 avril à Rabat, la troisième édition des Journées Internationales de Macroéconomie et de Finance (JIMF), sous le thème : « La finance au service de la croissance ». La rencontre a réuni des professeurs universitaires marocains et étrangers et des représentants de Banques centrales et d’institutions nationales et internationales, en provenance d’une dizaine de pays : Australie, Angleterre, Etats-Unis, France, Grèce, Italie, Maroc, Mexique, Suisse et Tunisie.

 

Pour Abderrahim Bouazza, Directeur Général de la banque centrale marocaine, « l’expérience internationale a montré que les économies qui disposent de systèmes financiers développés présentent un avantage comparatif avéré ». Il a néanmoins reconnu que « la mondialisation et l’intégration de plus en plus importante des marchés financiers sont susceptibles d’exercer des effets profondément adverses sur la croissance et l’emploi ».

La question qui se pose est de savoir si le système financier marocain, prédominé par l’intermédiation bancaire, est en mesure de mobiliser l’épargne suffisante et d’assurer une allocation optimale des ressources. Par ailleurs, même si elle assure une certaine stabilité au système financier, la réglementation prudentielle ne constitue-t-elle pas un frein au financement des entreprises ? Enfin, l’internationalisation du secteur bancaire marocain, notamment à travers le continent africain, n’est-elle pas source de vulnérabilité pour le système financier ?

Pour sa part, Jean-Paul Pollin, professeur à l’Université d’Orléans, a dévoilé les résultats d’une étude montrant qu’à partir d’un ratio crédit/PIB variant entre 80% et 100%, la relation entre la finance et la croissance économique devient négative et peut même conduire à des crises. A noter qu’entre le milieu des années quatre-vingt et 2010, le ratio crédit/PIB est passé de 60% à 120%, à l’échelle mondiale. Durant la même période, la capitalisation boursière a augmenté de 20% à 100% du PIB, les transactions boursières de 20% à 150% du PIB et les transactions sur le marché des changes de 5 à 65 fois le PIB.

Au cours des trois prochaines années, les États-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour.

Oubliez la Russie et l’Arabie Saoudite ! D’ici à 2023, les Etats-Unis devraient produire plus de pétrole que n’importe quel autre pays de la planète. Il y a moins de huit ans, l’Amérique se trouvait loin derrière la Russie et l’Arabie Saoudite, les deux principaux fournisseurs mondiaux. Mais d’après les estimations pour 2018, les Etats-Unis devrait produire 10,6 millions de barils par jour.

« Pendant 40 ans, l’Amérique a été vulnérable face aux régimes étrangers qui se servent de l’énergie comme d’une arme économique », a déclaré Donald Trump en 2017. Et d’ajouter : « Grâce au pouvoir de l’innovation et de la technologie, nous sommes maintenant à l’aube d’une véritable révolution énergétique ».

Et cette transformation a déjà commencé. Au cours des trois prochaines années, les Etats-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour, dépassant ainsi tous les autres pays du monde, prévoit Agence internationale de l’énergie (AIE)

La plus grande partie de cette augmentation de la production est liée à ce qu’on appelle « la révolution américaine du schiste », générée par l’extraction de gaz naturel et le forage de pétrole présents dans des formations rocheuses de schiste et ce, grâce à des techniques de pointe. Les nouvelles méthodes font appel au forage horizontal et à la fracturation hydraulique, appelée « fracking » en anglais.  Celle-ci est aujourd’hui à l’origine de plus de la moitié de la production américaine de pétrole brut, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à il y a dix ans. En 2008, seulement 7 % de la production américaine provenait de cette méthode.

« La remarquable aptitude des producteurs à dégager de nouvelles ressources, de manière rentable, va pousser la production combinée de pétrole et de gaz des Etats-Unis de 2040 à un niveau moitié plus élevé que celui jamais atteint par d’autres pays », a notamment expliqué Fatih Birol, directeur de l’AIE, lors d’une audition au Sénat en janvier. Selon lui, « c’est un exploit impressionnant qu’il faut absolument souligner. Cela fait des États-Unis le producteur incontesté de pétrole et de gaz dans le monde pendant plusieurs décennies à venir ».

Les exportations sont en augmentation

Grâce à la forte hausse de la production, les exportations américaines de pétrole brut et d’autres hydrocarbures ont doublé ces huit dernières années. Une augmentation qui s’explique aussi en partie par la levée des restrictions sur l’exportation de pétrole brut domestique, à la fin de 2015, et par la baisse des coûts d’expédition. Aujourd’hui, le Canada est le principal client du pétrole brut des États-Unis qui envoient à leur voisin du nord 58 % de leurs exportations. Les Américains vendent également du pétrole aux Pays-Bas, à la Chine, à l’Italie et au Royaume-Uni, entre autres.

Maeve Allsup

La comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente.
14ème session de la CNUCED, Nairobi

L’accord sur une Zone de libre échange continentale signé à Kigali ce 21 mars 2018 par les membres de l'Union Africaine est sans conteste une percée majeure dans l’intégration du développement économique du continent africain.

Cependant, la comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente. Et une signature n’implique aucunement une mise en œuvre immédiate. Loin s’en faut.

Le marché commun européen fondé sur la libre circulation des produits est né avec le Traité de Rome de 1957. L’Union douanière qu’il dessinait ne s’est concrétisée qu’en 1968 et son marché unique en 1993... soit 36 ans plus tard. En Afrique, le processus a débuté en 1991. Le calendrier de mise en œuvre tel que défini par l’Union Africaine est donc raisonnable au vu des obstacles à surmonter aussi nombreux que variés.

 

Certes, tout le monde s’accorde sur le fait qu’un marché continental augmenterait substantiellement le commerce intra-africain, que c’est une meilleure option que de poursuivre le seul alignement des économies africaines sur l’exportation internationale de matières premières, avec tout ce qu’implique cette dépendance

La diversification de l’économie africaine ne peut continuer à stagner comme c’est le cas depuis des décennies. Elle ne peut rester un slogan, ou pour le dire plus élégamment, un objectif un peu lointain qui sonne juste aux oreilles des bailleurs de fonds, les mêmes qui subventionnent leurs exportations...

Le plus dur reste donc à faire : lever les obstacles en répondant aux résistances des pays enclavés qui voient d’un mauvais œil la baisse certaine de leurs revenus douaniers, accompagner de sanctions les cas de non-respect de l’accord ; encadrer la libéralisation du commerce des services ; réguler la concurrence et protéger les consommateurs africains ; préserver les acquis tout comme les accords préférentiels qui ont été négociés au niveau national ou régional et qui ont donné de bons résultats, pour ne citer que quelques-unes des étapes à franchir pour mettre en œuvre progressivement un tel accord.

En outre, substituer les importations du continent africain aux importations en provenance d’Europe, de Dubaï ou de Chine implique une vraie fluidité des échanges et des infrastructures routières, aériennes et portuaires. Les états africains enclavés ou les îles du Pacifique ne le savent que trop bien. La Chine a d’ailleurs très bien compris l’importance de telles infrastructures et investi massivement et rapidement en Afrique via sa stratégie régionale « Une ceinture, une route ».

Enfin, en dépit des différences notoires entre les deux continents, il serait profitable aux entreprises et aux entrepreneurs pourvoyeurs d’emplois et de croissance qu’ils puissent tirer les leçons des erreurs commises de l’autre côté de la Méditerranée et de leurs conséquences lors de certaines des étapes de la mise en place du marché unique. Partant de là, et s’ils considèrent le développement durable et inclusif comme leur priorité, il reviendra bien sûr aux gouvernements d’organiser une redistribution équitable des gains de cette croissance.

Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la CNUCED

L'Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans.
Alger, Algérie

C'est toute une batterie de mesures que préconise le FMI pour l'Algérie. En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Jean-François Dauphin, a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour les entretiens relatifs à la consultation de 2018 au titre de l’article IV. Les entretiens ont porté principalement sur le dosage de mesures et de réformes qui permettrait de rétablir l’équilibre macroéconomique et de favoriser une croissance durable et inclusive. À l’issue de la visite, M. Dauphin a publié la déclaration ci-après :

« L’Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. Si les réserves restent abondantes, elles ont diminué de 17 milliards de dollars, pour atteindre 96 milliards de dollars (hors DTS). L’activité économique globale a ralenti, bien que la croissance hors du secteur des hydrocarbures soit restée stable. L’inflation a ralenti de 6,4 % en 2016 à 5,6 % en 2017.

« Face au choc pétrolier, les autorités ont consolidé les finances publiques en 2016–2017. Elles ont œuvré à définir une stratégie de long terme pour refondre le modèle de croissance du pays, et ont pris un certain nombre de mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise, commencer à réformer les subventions à l’énergie, moderniser les outils de politique monétaire et autoriser l’émergence d’un marché des changes à terme.                                                                                                                                                                       « Depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la croissance et la création d’emplois, elles ont adopté un budget expansionniste pour 2018, dont le déficit sera financé principalement par la banque centrale, et ont renforcer les barrières à l’importation. Elles entendent reprendre la consolidation budgétaire à compter de 2019, en vue de rétablir l’équilibre budgétaire en 2022.        « La mission partage le double objectif des autorités de stabiliser l’économie et promouvoir d’une croissance plus durable et plus inclusive, mais elle considère que le nouveau dosage de politique économique à court terme est risqué et pourrait entraver la réalisation de ces objectifs. Les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes. En conséquence, il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes, ni au développement du secteur privé.                                                                                                                             « La mission est d’avis que l’Algérie a toujours une fenêtre d’opportunité pour concilier ajustement économique et croissance. Avec une dette publique relativement basse et une dette extérieure faible, il est possible de renforcer les finances publiques graduellement. La consolidation budgétaire est nécessaire pour ajuster le niveau des dépenses au niveau réduit des recettes, mais elle peut se faire à un rythme régulier sans recourir au financement monétaire de la banque centrale. Il s’agit de recourir à un large éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et, idéalement, d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. La consolidation devrait être menée, d’une part en augmentant les recettes non pétrolières à travers l’élargissement de l’assiette fiscale (réduction des exonérations et renforcement du recouvrement) et, d’autre part, en réduisant graduellement le poids des dépenses courantes dans le PIB et en réduisant les investissements tout en améliorant leur efficacité. Une dépréciation progressive du taux de change combinée à des efforts visant à éliminer le marché parallèle des changes favoriserait aussi l’ajustement. La banque centrale doit être prête à resserrer la politique monétaire si les tensions inflationnistes ne s’atténuent pas. Si le choix est fait de continuer de monétiser le déficit, il conviendrait de mettre en place des sauvegardes robustes, notamment en plafonnant strictement le financement monétaire en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.                                                                                                                                                        « Quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Il convient d’agir sans tarder sur plusieurs fronts pour simplifier la bureaucratie, améliorer l’accès au crédit, renforcer la gouvernance, la transparence et la concurrence, ouvrir davantage l’économie à l’investissement étranger, améliorer le fonctionnement du marché du travail et l’adéquation entre les emplois et les compétences, et favoriser l’emploi des femmes. Pour accroître l’efficacité de la politique économique, les autorités doivent en renforcer le cadre. Il s’agit notamment de continuer à renforcer la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficience des dépenses publiques, ainsi que de renforcer le cadre prudentiel et le dispositif de préparation aux crises. La politique commerciale doit avoir pour objectif principal d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent de distorsions.

L'institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%.
Ruines romaines, Tunisie

La banque africaine de développement (BAD) a lancé pour la première fois ce mardi, la publication de perspectives économiques sur les 5 régions du continent. Le lancement du rapport sur les perspectives économiques en Afrique du Nord a eu lieu ce même jour à Tunis.

Selon le document, la région nord-africaine devrait renouer avec des performances économiques stables en 2018 et en 2019, dans la même lignée que l’année 2017.

En effet, le document indique que l’Afrique du Nord a terminé l’année 2017 sur une bonne note économique avec un taux de croissance de 4,9%, en hausse par rapport aux 3,3% enregistrés en 2016.                                  L’institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%. Ceci a permis à la Libye d’occuper la deuxième place dans le classement des principaux contributeurs à l’économie nord-africaine avec 29,7% de part du PIB régional.        Malgré cette résurrection du secteur pétrolier libyen, c’est l’Egypte qui a le plus contribué à la croissance de la région, participant à plus de 40% du PIB de la région en 2017.                                                                               En troisième position vient l’Algérie avec 13,4% du PIB régional, le Maroc avec 11,9%, la Tunisie avec 2,6% et enfin la Mauritanie avec 0,5% de la croissance régionale.

Des prévisions positives pour 2018                                                                                                                      Pour 2018, le rapport table sur une embellie des économies de la région. Ainsi, l’Afrique du Nord devrait enregistrer une hausse de sa croissance à 5% en 2018 pour s’établir à 4,6% en 2019. Cette performance devrait être motivée par une remontée des prix des produits de base, une relance du secteur touristique et la poursuite des réformes structurelles engagées dans toute la région.                                                                 Notons que le développement de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que la consommation privée et publique, devraient permettre à l’économie nord-africaine d’être l’une des plus performantes du continent pour les prochaines années.

L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.
Carte bancaire

     (Agence Ecofin) - L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.

« Tiré par les services mobiles et l’attitude digitale très prononcée des Africains, le paysage bancaire du continent est parmi les plus excitants au monde », a souligné la firme américaine dans son rapport. Et d’ajouter : « Dans la plupart des régions du monde, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais le secteur bancaire africain offre un contraste saisissant dans la mesure où il connaît une croissance rapide et offre une rentabilité deux fois supérieure à la moyenne mondiale ».

 

McKinsey révèle, dans ce cadre, que le nombre d'Africains bancarisés est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022.  

« Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11% par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5% par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale », souligne le cabinet. 

Cette croissance appréciable n’est cependant pas équitablement répartie entre les divers sous-régions et pays du continent. Cinq pays africains seulement  (l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Egypte, l'Angola et le Maroc) représentent actuellement 68% des revenus bancaires globaux enregistrés sur le continent. De même, environ 60% de la croissance totale des revenus, prévue dans le secteur de la banque de détail, au cours des cinq prochaines années, proviendra de l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Ghana.

 

McKinsey souligne, par ailleurs, que le secteur de la banque de détail en Afrique a connu de nouveaux modèles commerciaux innovants qui ont représenté une réponse adéquate à de nombreux défis tels que le faible taux de bancarisation, l’utilisation massive du cash et la faiblesse des réseaux d’agences et de guichets automatiques de billets.

« En Afrique, la transition vers les transactions bancaires digitales bat déjà son plein. Le volume de ce genre de transactions a augmenté de 13% par an sur le continent, entre 2014 et 2016, grâce à l'amélioration de la disponibilité, de la fiabilité et de la sécurité des canaux électroniques. Cela a fait de l'Afrique, le deuxième marché ayant la croissance la plus rapide au monde, en matière de paiements électroniques, après l'Asie-Pacifique », soulignent les auteurs du rapport, indiquant qu’environ 40% des Africains préfèrent aujourd’hui utiliser les canaux numériques pour effectuer des transactions bancaires.

Au rang des faiblesses du secteur bancaire africain, McKinsey cite notamment les coûts élevés du personnel, les processus dominés par le papier et la forte intensité en main-d'œuvre. La firme estime également que le risque de crédit demeure préoccupant, avec des prêts improductifs représentant plus de 5% des portefeuilles des banques africaines.

https://www.agenceecofin.com/banque/0103-54813-lafrique-est-le-2eme-marche-bancaire-mondial-en-matiere-de-croissance-et-de-rentabilite-selon-mckinsey

L'Ile Maurice a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sur un total de 52,6 milliards de dollars.
Inde

(Agence Ecofin) - Le think tank indien Observer Research Foundation vient de battre en brèche plusieurs idées reçues sur les investissements indiens en Afrique. Dans une note de recherche publiée le 21 février sur les colonnes du quotidien anglophone indien «Daily News and Analysis», le centre de recherche a révélé qu’un seul pays a raflé 90% des flux d’investissements directs indiens vers l’Afrique entre 2008 et 2016.

Il s’agit de l’Ile Maurice qui a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sous revue sur un total de 52,6 milliards de dollars servis au continent africain !

Observer Research Foundation souligne également qu’une part importante des flux des IDE indiens vers l’Ile Maurice, qui a été présentée par le think tank comme étant un « paradis fiscal », est retournée en Inde, ce qui signifie que le volume réel des investissements indiens en Afrique est beaucoup moins important que ce que rapportent les médias.

 

D’autre part, les investissements réalisés par l’Inde sur le continent entre 2008 et 2016 sont très concentrés géographiquement.  Avec une part de 63% et 22%, les régions de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique du Nord ont attiré la majeure partie de ces investissements.

Une poignée de pays africains a en effet bénéficié des 5 milliards de dollars investis entre 2008 et 2016  par l’Inde sur le continent hors Maurice.

 

Le Mozambique s’est accaparé 52% de ce montant (2,66 milliards de dollars) grâce notamment à l'investissement du groupe pétrolier ONGC Videsh dans le champ gazier de Rovuma. L’Egypte occupe la deuxième position avec 12% du montant global investi par l’Inde dans les pays africains hors Maurice, devant l’Afrique du Sud (8,8%), la Tunisie (3,8%) et le Kenya (3,1%).  

Observer Research Foundation révèle, par ailleurs, que les investissements indiens en Afrique sont en réalité pilotés par quelques grandes entreprises publiques. Bien qu'environ 597 entreprises indiennes aient investi en Afrique durant la période 2008-2016, 11 grandes entreprises représentent environ 80% du total des flux d'investissements indiens sur le continent.

Avec des investissements de 3,02 milliards de dollars, ONGC Videsh arrive en tête de liste, suivi par la Gujarat State Petroleum Corporation, Interlabels Industries, Oil India et Coromandel International.

 

Les analystes du think tank basé à New Delhi ont aussi fait remarquer que les investissements indiens en Afrique sont essentiellement concentrés dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Pourtant, contrairement à Pékin, New Delhi n’a pourtant jamais été accusée de pomper les matières premières africaines.

https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/2402-54682-un-seul-pays-a-capte-90-des-investissements-indiens-en-afrique-entre-2008-et-2016

Parmi les 180 pays et territoires classés selon l'indice de développement économique, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux.
Elaboration d'un plan d'affaires

(Agence Ecofin) - The Heritage Foundation, un think tank et lobby américain basé à Washington, a rendu publique, récemment, l’édition 2018 de son « index of economic freedom » qui mesure - depuis 1995 - la liberté économique dans le monde, sur la base de 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories.

Il s’agit notamment de : L’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).

 

Pour l'indice de liberté économique 2018, la plupart des données collectées couvrent la deuxième moitié de 2016 jusqu'au premier semestre de 2017. 

A en croire donc cet indice, l’économie mondiale se trouve « modérément libre » en 2018, tout en enregistrant une hausse globale de la liberté économique pour la sixième année consécutive. En effet, le score moyen mondial de 61,1 est le plus élevé, jamais enregistré dans l'histoire des 24 ans de l'indice. La moyenne mondiale est, en outre, supérieure de plus de trois points à celle enregistrée dans la première édition de l'indice en 1995.

Par ailleurs, parmi les 180 pays et territoires classés dans cet index, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux. Seuls les scores de trois pays sont restés inchangés.

Six économies ont obtenu le statut de « libre » (avec un score de 80 et plus) par l'indice, tandis que les 90 économies suivantes sont classées comme « globalement libres » (avec des scores compris entre 70 et 79,9) ou « modérément libres » (scores compris entre 60 et 69,9).

Ainsi, un total de 96 économies - plus de la moitié des pays classés dans l'indice 2018 - fournissent des environnements institutionnels dans lesquels les particuliers et les entreprises privées bénéficient d'un degré modéré de liberté économique. 

Toutefois, le nombre des pays économiquement « non libres » reste élevé selon le rapport. En effet, 63 d’entre eux sont considérés comme « pratiquement pas libres » (avec des scores compris entre 50 et 59,9), tandis que 21 économies sont considérées comme « répressives » (avec des scores inférieurs à 50).

Un autre élément important que relève ce rapport est que les revenus par habitant sont beaucoup plus élevés dans les pays économiquement plus libres. En effet, les économies classées « libres » ou « globalement libres » dans l'indice 2018 bénéficient de revenus plus de deux fois supérieurs aux niveaux moyens des autres pays, et plus de cinq fois supérieurs aux revenus des personnes vivant dans des économies dites « répressives ».

 

En ce qui concerne le classement 2018, le haut du tableau est occupé par Hong Kong (1er), Singapour (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), la Suisse (4ème), l’Australie (5ème), et l’Irlande (6ème). Il s’agit là des seules économies considérées comme véritablement « libres » par l’index 2018 sur la liberté économique. 

Le bas du tableau est, quant à lui, occupé par la Guinée équatoriale (175ème), l’Erythrée (176ème), le Congo (177ème), Cuba (178ème), le Venezuela (179ème), et la Corée du Nord (180ème).

S’agissant de l'Afrique subsaharienne, le rapport révèle que la région ne compte aucune économie considérée comme « libre ». Toutefois, l’île Maurice tire son épingle du jeu, en se classant parmi celles considérées comme « globalement libres ». Pour sa part, avec une chute de 0,2 point, le Botswana se voit rétrogradé dans la catégorie des économies « modérément libres »

Par ailleurs, la plupart des 47 économies de l’Afrique subsaharienne se classent dans la catégorie considérée comme « pratiquement pas libre ». En outre, la moitié des économies considérées comme « répressives » dans le monde (12 sur 21) se trouvent également en Afrique subsaharienne. 

En vue d’illustrer la corrélation entre le revenu par habitant et la liberté économique, le rapport indique que le PIB moyen par habitant pondéré en fonction de la population est seulement de 3 891 $ en Afrique subsaharienne, soit le niveau le plus bas de toutes les régions. Pour The Heritage Foundation, cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’Etat de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique. 

En Afrique du Nord également, le pays le mieux classé est le Maroc qui se retrouve dans la catégorie des économies « modérément libres ». Suivi de la Tunisie et de l’Egypte qui se classent dans la catégorie des économies « pratiquement pas libres ». Et enfin de l’Algérie qui, selon le rapport, constitue une économie« répressive ».

 

Classement des pays africains selon l’indice de liberté économique 2018 

 

 Rang  Pays  Score  Catégorie  Rang mondial
01 Ile Maurice 75,1 globalement libre 21
02 Botswana 69,9 modérément libre 35
03 Rwanda 69,1 modérément libre 39
04 Afrique du Sud 63,0 modérément libre 77
05 Ouganda 62,0 modérément libre 83
06 Côte d’Ivoire 62,0 modérément libre 85
07 Maroc 61,9 modérément libre 86
08 Seychelles 61,6 modérément libre 88
09 Burkina Faso 60,0 modérément libre 95
10 Cap-Vert 60,0 modérément libre 96
11 Tanzanie 59,9 pratiquement pas libre 97
12 Tunisie 58,9 pratiquement pas libre 99
13 Namibie 58,5 pratiquement pas libre 103
14 Nigeria 58,5 pratiquement pas libre 104
15 Gabon 58,0 pratiquement pas libre 109
16 Mali 57,6 pratiquement pas libre 113
17 Guinée Bissau 56,9 pratiquement pas libre 118
18 Madagascar 56,8 pratiquement pas libre 119
19 Bénin 56,7 pratiquement pas libre 120
20 Comores 56,2 pratiquement pas libre 121
21 Ghana 56,0 pratiquement pas libre 122
22 Swaziland 55,9 pratiquement pas libre 123
23 Sénégal 55,7 pratiquement pas libre 126
24 Kenya 54,7 pratiquement pas libre 129
25 Zambie 54,3 pratiquement pas libre 132
26 Mauritanie 54,0 pratiquement pas libre 134
27 Lesotho 53,9 pratiquement pas libre 136
28 Sao Tomé-et-Principe 53,6 pratiquement pas libre 137
29 Egypte 53,4 pratiquement pas libre 139
30 Ethiopie 52,8 pratiquement pas libre 142
31 Gambie 52,3 pratiquement pas libre 145
32 Guinée 52,2 pratiquement pas libre 146
33 République démocratique du Congo 52,1 pratiquement pas libre 147
34 Malawi 52,0 pratiquement pas libre 148
35 Cameroun 51,9 pratiquement pas libre 149
36 Sierra Leone 51,8 pratiquement pas libre 151
37 Burundi 50,9 pratiquement pas libre 157
38 Liberia 50,9 pratiquement pas libre 158
39 Niger 49,5 pratiquement pas libre 160
40 Soudan 49,4 répressif 161
41 Tchad 49,3 répressif 162
42 Centrafrique 49,2 répressif 163
43 Angola 48,6 répressif 164
44 Togo 47,8 répressif 168
45 Mozambique 46,3 répressif 170
46 Djibouti 45,1 répressif 171
47 Algérie 44,7 répressif 172
48 Zimbabwe 44,0 répressif 174
49 Guinée équatoriale 42,0 répressif 175
50 Erythrée 41,7 répressif 176
51 Congo 38,9 répressif 177 
Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent cette application.
Taxis

Voici le communiqué d'Uber annonçant la fin des activités du groupe au Maroc :

"D’une simple idée – appuyer sur un bouton pour se déplacer – Uber est devenue une application globale facilitant plus de 15 millions de trajets par jour. Nous avons transformé la manière dont les gens se déplacent et interagissent entre eux et avec leurs villes.

 

Mais une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous.

 

Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc.

Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine". 

Le tourisme sportif pourrait devenir un secteur porteur pour les pays africains, notamment le Rwanda.
Tourisme sportif

Un nouveau secteur touristique porteur a émergé au cours des deux dernières décennies à l’échelle mondiale : le tourisme sportif, qui implique d’assister ou de participer à des événements sportifs, ou simplement de contempler des infrastructures sportives.

Selon Geoffrey Manyara, expert en tourisme à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les touristes sportifs dépensent plus que leurs homologues non sportifs. Par exemple, on estime qu'environ 900 000 touristes assistent chaque année aux matchs de football de la Premier League anglaise. Ces touristes dépensent en moyenne 785 livres sterling par visiteur contre 583 livres dépensées par ceux engagés dans d'autres activités touristiques.

Le tourisme sportif pourrait ainsi devenir un secteur porteur pour les pays africains, et notamment le Rwanda. Dans cette perspective, la CEA a réuni les experts du tourisme au Rwanda, en collaboration avec le Rwanda Convention Bureau et le Golf Club de Kigali, afin de discuter des retombées possibles du tourisme sportif pour les communautés locales, la région et les pays hôtes des événements sportifs.

« On constate un intérêt croissant pour l'industrie du tourisme à travers l'Afrique, les pays en font une priorité parce qu’ils ont réalisé le potentiel immense et inexploité du continent. Le tourisme sportif en fait partie », a déclaré Daya Bragante, chef du groupe sur les initiatives sous régionales à la CEA en Afrique de l'Est.

L'Association internationale des organisateurs de voyages de golf observe que le tourisme lié au golf génère environ 100 milliards de dollars par an, l'Afrique n'en représentant que 3%. En outre, les touristes de golf dépensent environ 20 pour cent de plus que les autres voyageurs. On compte plus de 60 millions de golfeurs dans le monde, dont environ 10 pour cent voyagent à l'étranger pour des vacances sportives. Ces visiteurs génèrent une activité économique conséquente à travers leurs dépenses liées aux activités sportives et non sportives.

Le tourisme sportif pourrait permettre d’accélérer le développement d'infrastructures telles que les stades, hôtels, routes et autres réseaux de télécommunication.

Le Rwanda a commencé à mettre en place des mesures qui favorisent les activités sportives, susceptibles d'attirer les touristes. La journée sans voiture organisée deux fois par mois à Kigali encourage les résidents et les visiteurs à pratiquer plus de sport. Le pays organise également d'autres événements sportifs internationaux tels que le marathon international de Kigali pour la paix ou encore le célèbre « Tour du Rwanda ».

Les participants à la réunion de Kigali ont appelé à un effort concerté pour développer le tourisme sportif et le golf en particulier et ainsi créer des opportunités de développement économique significatives au Rwanda.

Le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.
Paul Kagame, président du Rwanda

Lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum des entreprises et de l’investissement en Afrique,  qui s'est déroulé, le 30 janvier, à Addis-Abeba, le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.

« Je félicite la CEA et ses partenaires pour cet effort visant à attirer les chefs d'entreprise dans ce dialogue sur les investissements du secteur public-privé en Afrique », a déclaré Paul. Kagame, ajoutant que « cela aurait du être fait depuis longtemps et j'espère que cela deviendra un événement régulier lors de nos Sommets ». Le nouveau président en exercice de l'UA fait ainsi appel à une collaboration plus étroite entre le secteur privé et les gouvernements africains pour accroître les opportunités économiques et l'esprit d'entreprise en Afrique.

 

Dans le même ordre d'idées, Moussa Faki,  président de la Commission de l'Union africaine (CUA), encourage les hommes d'affaires, présents au Forum à « profiter » rapidement des opportunités d'investissement sur le Continent, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Le Forum a servi de plate-forme aux chefs d'Etat et de gouvernement africains, afin qu’ils discutent avec les secteurs public et privé africain et américain sur les indicateurs favorisant une croissance tirée par le secteur privé sur le Continent.

 

Aigboje Aig-Imoukhuede, président de Coronation Capital Mauritius Ltd, décrit le Forum comme une plate-forme qui pourrait marquer « le début d'un « Davos africain » qui a lieu chaque année après le Sommet de l'UA ».

S'exprimant lors d'une table ronde sur la santé, Aig-Imoukhuede exhorte, à son tour, les secteurs privé et public à prendre le Forum au sérieux, estimant que « ce nouveau partenariat sert de terrain fertile pour le développement du secteur de la santé en Afrique ». Et de poursuivre : « Le secteur privé a un rôle à jouer pour façonner les marchés de la santé en Afrique. Car une bonne santé est une bonne aubaine.et investir dans la santé est à la fois un impératif commercial et social ».

Pour sa part, Ali Mufuruki, président de la Société de gestion de services en Afrique (AMSCO), se dit  « très heureux et humble » de l'opportunité de parler non seulement pour lui, mais de « représenter aussi la voix du secteur privé africain dans son ensemble ». Il déplore cependant « le décalage existant entre les agendas politiques et commerciaux africains », notant que « les grandes décisions qui affectent la cause commerciale en Afrique de la manière la plus profonde sont prises ici à Addis-Abeba ».  Et d'ajouter que le Forum doit rendre Addis-Abeba pertinent pour le secteur privé africain « de la même manière que Bruxelles l’est pour nos homologues européens ou Washington DC pour les entrepreneurs américains ». S'adressant aux organisateurs du Forum (CEA et CCA - Conseil des entreprises privées en Afrique), M. Mufuruki exprime l'espoir que  « nous aurons davantage ce genre d'événements et que vos organisations continueront à utiliser leur pouvoir de rassemblement considérable pour renforcer la collaboration entre les secteurs privé et public africains ».

Commentant la rentabilité des entreprises en Afrique, Jonathan Nash, PDG par intérim de Millennium Challenge, déclare que « les entreprises et les investisseurs américains sont de plus en plus conscients du potentiel économique du continent et que les investissements de son entreprise en Afrique totalisent plus de 8,4 milliards de dollars et représentent 70% de son chiffre d'affaires ». Et d'ajouter : « Nous continuerons à travailler pour forger des partenariats solides et innovants avec le secteur privé, la société civile, les fondations et d'autres pour augmenter l'impact de nos investissements collectifs ».

 

Enfin, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA, exprime sa satisfaction à l'égard des chefs d'État qui ont montré leur engagement à ouvrir la voie aux investisseurs privés en Afrique, précisant que « la CEA mettra ses capacités analytiques au service de l'UA et du secteur privé pour faciliter le développement et la mise en œuvre de politiques favorables aux entreprises, telles que la ZLEC ».

Le Forum, qui a eu lieu en marge du Sommet de l'Union africaine, a attiré plus de 150 participants, dont le Premier ministre d'Éthiopie, Hailemariam Desalegn, le Président Uhuru Kenyatta du Kenya, le Président Filipe Nyusi du Mozambique, le Président Macky Sall du Sénégal, le Président Mahamadou Issoufou du Niger, le Président Paul Kagame du Rwanda, le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et des cadres supérieurs clés de sociétés américaines et africaines. L'événement comportait des tables rondes sur le commerce et la diversification, l'énergie, l'agroalimentaire et la santé.

Monde - economie

Le Royaume-Uni veut devenir une "superpuissance exportatrice" (mar., 21 août 2018)
Parmi les mesures prévues pour atteindre cet objectif, les autorités britanniques veulent travailler avec les grandes entreprises pour construire un réseau complet de fournisseurs au Royaume-Uni, aider les exportateurs à partager leur expérience avec les autres sociétés et fournir des services de conseils aux firmes.
>> Lire la suite

Trump n'est pas satisfait du patron de la Fed... qu'il a nommé (mar., 21 août 2018)
Le président américain préférerait que Jerome Powell aime "l'argent pas cher". Car la politique monétaire de la banque centrale renforce le dollar et affaiblit de fait les exportations, alors que Donald Trump veut redresser le commerce extérieur américain.
>> Lire la suite

Taxes américaines: plainte de la Turquie à l'OMC (lun., 20 août 2018)
Les droits de douane des Etats-Unis sur l'acier et l'aluminium sont la cible d'une nouvelle plainte à l'Organisation mondiale du commerce.
>> Lire la suite

Guerre commerciale: Pékin enverra fin août un négociateur à Washington (jeu., 16 août 2018)
La Chine va envoyer un négociateur aux États-Unis pour tenter de reprendre les discussions commerciales alors que Donald Trump a prévu d'appliquer de nouveaux droits de douane sur 16 milliards de dollars de biens produits en Chine.
>> Lire la suite

La croissance allemande repart de plus belle (mar., 14 août 2018)
Contrairement au reste de la zone euro, le PIB de la première puissance économique d'Europe a accéléré au printemps. Et l'ampleur de ce rebond a dépassé toutes les prévisions.
>> Lire la suite

Le peso argentin dégringole (mar., 14 août 2018)
La devise argentine a perdu près de 10% face au dollar en l'espace de deux semaines, et 40% depuis le début de l'année.
>> Lire la suite

Turquie: la banque centrale va tenter de stabiliser la situation (lun., 13 août 2018)
L'institution a annoncé ce lundi qu'elle fournirait "toutes les liquidités nécessaires" aux banques. Mais l'effet n'a été que de courte durée. Quelques heures plus tard, la livre a de nouveau plongé suite à un discours de Recep Erdogan dans lequel il accuse les États-Unis de vouloir "frapper dans le dos" la Turquie.
>> Lire la suite

Crocs ferme ses deux derniers sites de production (sam., 11 août 2018)
La marque de chaussures en plastique Crocs a décidé de fermer ses deux derniers sites de production au Mexique et en Italie pour se concentrer sur son développement en ligne. Cette annonce a inquiété les internautes: ils ont cru que la marque s'arrêtait.
>> Lire la suite

Quand Moscou parle de "déclaration de guerre économique" au sujet des sanctions américaines (ven., 10 août 2018)
Alors que des sanctions économiques ont été prises jeudi par les États-Unis contre la Russie, Moscou a prévenu qu'une deuxième salve vaudrait "déclaration de guerre économique". Et appellerait à une riposte en conséquence.
>> Lire la suite

Empoisonnement au Novitchok: Washington annonce des sanctions contre la Russie (jeu., 09 août 2018)
Le gouvernement américain va imposer de nouvelles sanctions économiques à la Russie. Washington a la preuve que, pour empoisonner l'ex-agent double Sergueï Skripal, à Londres début mars, le gouvernement russe a utilisé des "armes chimiques ou biologique en violation des lois internationales".
>> Lire la suite

Economie

Les tarifs des offices de la circulation sont trop élevés (mar, 21 aoû 18 13:30:00 +0200)
Dans certains cantons, les émoluments demandés par les offices de la circulation routière dépassent largement les coûts effectifs. Près de neuf automobilistes sur dix paient trop, selon une analyse menée par le surveillant des prix
>> Lire la suite

La Suisse manque d'électriciens, de soudeurs ou de mécaniciens, entre autres (mar, 21 aoû 18 11:34:00 +0200)
La pénurie de main-d’œuvre qualifiée continue de créer des tensions sur le marché de l’emploi en Suisse, selon une enquête de Manpower publiée mardi.
>> Lire la suite

Patrick Pruniaux prend les rênes des maisons horlogères suisses du groupe Kering (lun, 20 aoû 18 21:23:00 +0200)
Kering a nommé l'actuel directeur général d’Ulysse Nardin à la tête de Girard-Perregaux. Il prend ainsi les commandes des deux maisons
>> Lire la suite

Unia accuse Orllati de précariser les chantiers (lun, 20 aoû 18 20:28:37 +0200)
Le constructeur emploie «plus de 50%» de travailleurs temporaires, selon le syndicat. Le BIT reconnaît avoir demandé au groupe vaudois de revoir les pratiques sur le chantier de désamiantage de ses locaux
>> Lire la suite

L’euro encore et toujours victime de ses vieux démons (lun, 20 aoû 18 18:31:58 +0200)
Les raisons de la dépréciation estivale de la monnaie unique sont à chercher à l’intérieur même de l’Union européenne, Italie en tête
>> Lire la suite

René Le Coultre, inventeur du quartz horloger, n’est plus (lun, 20 aoû 18 18:03:00 +0200)
L’ingénieur neuchâtelois qui avait eu l’idée de mettre du quartz dans les montres-bracelet est décédé samedi, peu après son centième anniversaire
>> Lire la suite

Miner des bitcoins est-il encore rentable? (lun, 20 aoû 18 17:02:00 +0200)
Au cours actuel d’environ 6400 dollars, la participation au réseau du bitcoin n’est plus rentable pour les acteurs les moins efficaces
>> Lire la suite

Au pays des mineurs de cryptomonnaie (lun, 20 aoû 18 16:51:00 +0200)
La crypto-économie se développe en Géorgie. La petite nation caucasienne s’est spécialisée dans le minage en tirant avantage du faible coût de l’électricité.
>> Lire la suite

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens» (lun, 20 aoû 18 15:00:00 +0200)
Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen
>> Lire la suite

Le marché mondial des vélos en libre-service devrait doubler d'ici 2021 (lun, 20 aoû 18 14:37:00 +0200)
Grâce à une demande en forte hausse dans les villes chinoises, le chiffre d'affaire total de ces solutions de mobilité pourrait se monter à 8 milliards d'euros dans trois ans, selon une étude
>> Lire la suite

Industries - Services - Les Echos

Vendanges précoces en Alsace et en Champagne (mar., 21 août 2018)
Le coup d'envoi des vendanges a été donné lundi en Champagne, avec quatre semaines d'avance. Une première depuis 15 ans. En Alsace, elles débutent ce mercredi pour le crémant.
>> Lire la suite

Tesla : les fournisseurs craignent de ne pas être payés (mar., 21 août 2018)
Plusieurs partenaires du constructeur ont des doutes sur sa solidité financière, selon le « Wall Street Journal ».
>> Lire la suite

L'Iran met en scène un premier avion de combat (mar., 21 août 2018)
+VIDEO La télévision d'Etat a montré des images du président Rohani assis dans le cockpit du tout premier avion de combat iranien. La priorité de Téhéran reste son programme balistique.
>> Lire la suite

Pétrole: l'Asie, planche de salut des exportations iraniennes (mar., 21 août 2018)
A mi-août, les exportations de brut iranien ont diminué de près d'un million de barils par jour par rapport au printemps. L'Iran juge que l'Europe doit « payer le prix » pour sauver l'accord nucléaire.
>> Lire la suite

Le véhicule utilitaire, nouveau filon de l'usine France (mar., 21 août 2018)
Les camionnettes et autres fourgonnettes représentent désormais un quart de la production automobile hexagonale.
>> Lire la suite

Les Chantiers de l'Atlantique, un modèle de résilience industrielle (mar., 21 août 2018)
En 156 ans, les Chantiers de l'Atlantique ont fabriqué plus de 120 paquebots. Bien placés sur l'Atlantique, bénéficiant d'espace et d'investissements constants, ils ont survécu à toutes les crises.
>> Lire la suite

Le site de luxe Farfetch prépare son entrée en Bourse (lun., 20 août 2018)
La start-up londonienne, spécialisée dans la mode haut de gamme, compte s'introduire à Wall Street d'ici la fin de l'année.
>> Lire la suite

Linde-Prixair : Bruxelles approuve la fusion sous conditions (lun., 20 août 2018)
La Commission européenne a donné son accord au mariage des deux spécialistes des gaz industriels, ceux-ci ayant approuvé la vente de certains actifs. Mais l'antitrust américain n'a toujours pas donné son avis.
>> Lire la suite

Estée Lauder profite de son positionnement haut de gamme (lun., 20 août 2018)
Le groupe américain a vu ses ventes grimper de 16 %, avec une progression dans toutes les catégories et tous les pays.
>> Lire la suite

Tribune de Genève Économie

Y a-t-il des femmes pilotes dans l’avion? (mar., 21 août 2018)
Malgré les exemples de pionnières courageuses, les femmes restent largement sous-représentées dans l’aviation, et notamment l’aviation privée.
>> Lire la suite

Pepsico rachète SodaStream, l’empereur controversé de l’eau pétillante à domicile (mar., 21 août 2018)
Après des années d’une virulente guerre marketing, le géant américain rachète le groupe israélien pour 3,2 milliards.
>> Lire la suite

La pénurie de main d'oeuvre qualifiée persiste (mar., 21 août 2018)
Selon une étude de Manpower, un tiers des entreprises helvétiques ont des difficultés à trouver du personnel qualifié.
>> Lire la suite

Caméras de bord: dépassez, vous êtes filmés (lun., 20 août 2018)
Les ventes mondiales de caméras embarquées explosent de 10% par an. Leur utilisation devant la police reste cependant très circonscrite. Un sondage montre que les Suisses y sont favorables.
>> Lire la suite

VW rappelle des Tiguan et des Touran (lun., 20 août 2018)
Le constructeur Volkswagen va rappeler 700'000 véhicules SUV Tiguan et Touran à travers le monde pour un risque d'incendie.
>> Lire la suite

Ankara conteste les sanctions US devant l'OMC (lun., 20 août 2018)
La Turquie a demandé l'intervention de l'Organisation mondiale du commerce dans le différend l'opposant aux Etats-Unis sur l'acier et l'aluminium.
>> Lire la suite

Le tourisme d'été a profité de la canicule (lun., 20 août 2018)
Les régions de montagne ont profité de la relative fraîcheur en altitude, qui a attiré de nombreux Suisses.
>> Lire la suite

Les vélos en libre service sont en plein boom (lun., 20 août 2018)
Selon une récente étude, les revenus engendrés par la location de vélo en libre service devraient doubler d'ici 2021.
>> Lire la suite

La Banque cantonale de Fribourg sera rejugée (lun., 20 août 2018)
Le TF a admis un recours du Département fédéral des finances qui avait infligé une amende de 8000 francs à la banque pour infraction à la loi sur la luttre contre le blanchiment.
>> Lire la suite

L’ether se fait secouer alors que le bitcoin résiste (sam., 18 août 2018)
Les plus petites cryptodevises abandonnent plus de terrain ces derniers mois que le géant bitcoin.
>> Lire la suite

Chronique économique

Chronique Economique - Ryanair et son controversé business model... - 21/08/2018 (mar., 21 août 2018)
Notre chroniqueur économique a choisi de revenir sur les difficultés de Ryanair. Il a cherché à comprendre pourquoi Ryanair préfère les grèves à des hausses du coût du personnel, alors qu'elle affiche de gros bénéfices ? ---Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite

Chronique Economique - Elon Musk au bord du burn-out... - 20/08/2018 (lun., 20 août 2018)
Elon Musk, le patron de TESLA vient de se confier au New York Times. Dans cette interview, il avoue ne plus pouvoir dormir, qu'il travaille 120 heures semaine et qu'il ne voit plus ses enfants. Tout au long de cette interview, il est parfois au bord des larmes. Le magazine américain The Atlantic pose la question : qu'aurait-on dit si Elon Musk avait été une femme ? Notre chroniqueur éco nous en dit plus sur cette interview surréaliste d'un des plus grands PDG du monde. ---Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite

Chronique Economique - Cauchemar au Venezuela - 17/08/2018 (ven., 17 août 2018)
<b><font style = "font-size: 10pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000"></font><font style = "font-size: 8pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000">...<p>  </p><p> Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p><p> </p><p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.</p><p>  </p><p>
>> Lire la suite

Chronique Economique - La livre turque qui continue de chuter - 14/08/2018 (mar., 14 août 2018)
<b><font style = "font-size: 10pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000"></font><font style = "font-size: 8pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000">...<p>  </p><p> Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p><p> </p><p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.</p><p>  </p><p>
>> Lire la suite

Chronique Economique - Pourquoi le tourisme résiste aux attentats et aux tremblements de terre ou tsunami ? - 14/08/2018 (mar., 14 août 2018)
<b><font style = "font-size: 10pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000"></font><font style = "font-size: 8pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000">...<p>  </p><p> Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p><p> </p><p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.</p><p>  </p><p>
>> Lire la suite

Chronique Economique - Chute de la Livre Turque - 13/08/2018 (lun., 13 août 2018)
<b><font style = "font-size: 10pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000"></font><font style = "font-size: 8pt; font-family:ARIAL;" color = "#000000">...<p>  </p><p> Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p><p> </p><p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.</p><p>  </p><p>
>> Lire la suite

Chronique Economique - Hermès, la bonne santé du secteur du luxe... - 10/08/2018 (ven., 10 août 2018)
Alors que le patron de Tesla veut quitter la Bourse, le patron de la marque de luxe Hermès lui, au contraire, est ravi d'y être coté. Et la Bourse le lui rend bien, il faut dire qu'Hermès affiche des marges de 34% dont n'osent même pas rêver d'autres entreprises. Notre chroniqueur éco nous en dit plus... ---Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite

Chronique Economique - Elon Musk sème la pagaille à Wall Street - 09/08/2018 (jeu., 09 août 2018)
Elon Musk, le patron de Tesla est un génie, chacun le sait. Mais là, il a fait fort : il a réussi avec un seul Tweet à faire bondir le cours de l'action Tesla de 11% et il a en plus semé la pagaille auprès de ses investisseurs. Ce tweet est soit un coup de génie, soit c'est le tweet de trop qui risque de l'envoyer en prison. Notre chroniqueur économique nous en dit plus sur ce Tweet dont tout le monde parle à Wall Street. ---Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite

Chronique Economique - La "clause Weinstein" - 08/08/2018 (mer., 08 août 2018)
Harvey Weinstein, le célèbre producteur de films accusé de harcèlement sexuel est devenu aussi très connu à Wall Street. En effet, ses frasques ont forcé les avocats d'affaires à insérer dans leurs contrats une "clause Weinstein" pour protéger les candidats acheteurs d'une entreprise contre tout scandale sexuel Notre chroniqueur éco nous en dit plus sur cette clause juridique et sexuelle. ---Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite

Chronique Economique - Facebook veut vos données bancaires... - 07/08/2018 (mar., 07 août 2018)
Facebook veut savoir ce qu'il y a dans votre compte bancaire. Et pour cela, sa direction a demandé à plusieurs grandes banques américaines "donnez-nous vos informations sur vos clients et en échange, nous vous donneront nos usagers". Amid Faljaoui, nous en dit plus sur ce sujet dévoilé ce lundi par le Wall Street Journal. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
>> Lire la suite