Au cours des trois prochaines années, les États-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour.

Oubliez la Russie et l’Arabie Saoudite ! D’ici à 2023, les Etats-Unis devraient produire plus de pétrole que n’importe quel autre pays de la planète. Il y a moins de huit ans, l’Amérique se trouvait loin derrière la Russie et l’Arabie Saoudite, les deux principaux fournisseurs mondiaux. Mais d’après les estimations pour 2018, les Etats-Unis devrait produire 10,6 millions de barils par jour.

« Pendant 40 ans, l’Amérique a été vulnérable face aux régimes étrangers qui se servent de l’énergie comme d’une arme économique », a déclaré Donald Trump en 2017. Et d’ajouter : « Grâce au pouvoir de l’innovation et de la technologie, nous sommes maintenant à l’aube d’une véritable révolution énergétique ».

Et cette transformation a déjà commencé. Au cours des trois prochaines années, les Etats-Unis seront en mesure de répondre à 80 % de la hausse de la demande mondiale. D’ici 2023, le pays produira plus de 17 millions de barils de pétrole et de gaz par jour, dépassant ainsi tous les autres pays du monde, prévoit Agence internationale de l’énergie (AIE)

La plus grande partie de cette augmentation de la production est liée à ce qu’on appelle « la révolution américaine du schiste », générée par l’extraction de gaz naturel et le forage de pétrole présents dans des formations rocheuses de schiste et ce, grâce à des techniques de pointe. Les nouvelles méthodes font appel au forage horizontal et à la fracturation hydraulique, appelée « fracking » en anglais.  Celle-ci est aujourd’hui à l’origine de plus de la moitié de la production américaine de pétrole brut, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à il y a dix ans. En 2008, seulement 7 % de la production américaine provenait de cette méthode.

« La remarquable aptitude des producteurs à dégager de nouvelles ressources, de manière rentable, va pousser la production combinée de pétrole et de gaz des Etats-Unis de 2040 à un niveau moitié plus élevé que celui jamais atteint par d’autres pays », a notamment expliqué Fatih Birol, directeur de l’AIE, lors d’une audition au Sénat en janvier. Selon lui, « c’est un exploit impressionnant qu’il faut absolument souligner. Cela fait des États-Unis le producteur incontesté de pétrole et de gaz dans le monde pendant plusieurs décennies à venir ».

Les exportations sont en augmentation

Grâce à la forte hausse de la production, les exportations américaines de pétrole brut et d’autres hydrocarbures ont doublé ces huit dernières années. Une augmentation qui s’explique aussi en partie par la levée des restrictions sur l’exportation de pétrole brut domestique, à la fin de 2015, et par la baisse des coûts d’expédition. Aujourd’hui, le Canada est le principal client du pétrole brut des États-Unis qui envoient à leur voisin du nord 58 % de leurs exportations. Les Américains vendent également du pétrole aux Pays-Bas, à la Chine, à l’Italie et au Royaume-Uni, entre autres.

Maeve Allsup

La comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente.
14ème session de la CNUCED, Nairobi

L’accord sur une Zone de libre échange continentale signé à Kigali ce 21 mars 2018 par les membres de l'Union Africaine est sans conteste une percée majeure dans l’intégration du développement économique du continent africain.

Cependant, la comparaison entre ce nouvel accord et les bases du marché unique européen est très approximative tant la situation des deux continents à ce moment de leur processus d’intégration économique est différente. Et une signature n’implique aucunement une mise en œuvre immédiate. Loin s’en faut.

Le marché commun européen fondé sur la libre circulation des produits est né avec le Traité de Rome de 1957. L’Union douanière qu’il dessinait ne s’est concrétisée qu’en 1968 et son marché unique en 1993... soit 36 ans plus tard. En Afrique, le processus a débuté en 1991. Le calendrier de mise en œuvre tel que défini par l’Union Africaine est donc raisonnable au vu des obstacles à surmonter aussi nombreux que variés.

 

Certes, tout le monde s’accorde sur le fait qu’un marché continental augmenterait substantiellement le commerce intra-africain, que c’est une meilleure option que de poursuivre le seul alignement des économies africaines sur l’exportation internationale de matières premières, avec tout ce qu’implique cette dépendance

La diversification de l’économie africaine ne peut continuer à stagner comme c’est le cas depuis des décennies. Elle ne peut rester un slogan, ou pour le dire plus élégamment, un objectif un peu lointain qui sonne juste aux oreilles des bailleurs de fonds, les mêmes qui subventionnent leurs exportations...

Le plus dur reste donc à faire : lever les obstacles en répondant aux résistances des pays enclavés qui voient d’un mauvais œil la baisse certaine de leurs revenus douaniers, accompagner de sanctions les cas de non-respect de l’accord ; encadrer la libéralisation du commerce des services ; réguler la concurrence et protéger les consommateurs africains ; préserver les acquis tout comme les accords préférentiels qui ont été négociés au niveau national ou régional et qui ont donné de bons résultats, pour ne citer que quelques-unes des étapes à franchir pour mettre en œuvre progressivement un tel accord.

En outre, substituer les importations du continent africain aux importations en provenance d’Europe, de Dubaï ou de Chine implique une vraie fluidité des échanges et des infrastructures routières, aériennes et portuaires. Les états africains enclavés ou les îles du Pacifique ne le savent que trop bien. La Chine a d’ailleurs très bien compris l’importance de telles infrastructures et investi massivement et rapidement en Afrique via sa stratégie régionale « Une ceinture, une route ».

Enfin, en dépit des différences notoires entre les deux continents, il serait profitable aux entreprises et aux entrepreneurs pourvoyeurs d’emplois et de croissance qu’ils puissent tirer les leçons des erreurs commises de l’autre côté de la Méditerranée et de leurs conséquences lors de certaines des étapes de la mise en place du marché unique. Partant de là, et s’ils considèrent le développement durable et inclusif comme leur priorité, il reviendra bien sûr aux gouvernements d’organiser une redistribution équitable des gains de cette croissance.

Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la CNUCED

L'Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans.
Alger, Algérie

C'est toute une batterie de mesures que préconise le FMI pour l'Algérie. En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Jean-François Dauphin, a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour les entretiens relatifs à la consultation de 2018 au titre de l’article IV. Les entretiens ont porté principalement sur le dosage de mesures et de réformes qui permettrait de rétablir l’équilibre macroéconomique et de favoriser une croissance durable et inclusive. À l’issue de la visite, M. Dauphin a publié la déclaration ci-après :

« L’Algérie reste confrontée à des défis importants, du fait de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. Si les réserves restent abondantes, elles ont diminué de 17 milliards de dollars, pour atteindre 96 milliards de dollars (hors DTS). L’activité économique globale a ralenti, bien que la croissance hors du secteur des hydrocarbures soit restée stable. L’inflation a ralenti de 6,4 % en 2016 à 5,6 % en 2017.

« Face au choc pétrolier, les autorités ont consolidé les finances publiques en 2016–2017. Elles ont œuvré à définir une stratégie de long terme pour refondre le modèle de croissance du pays, et ont pris un certain nombre de mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise, commencer à réformer les subventions à l’énergie, moderniser les outils de politique monétaire et autoriser l’émergence d’un marché des changes à terme.

« Depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la croissance et la création d’emplois, elles ont adopté un budget expansionniste pour 2018, dont le déficit sera financé principalement par la banque centrale, et ont renforcer les barrières à l’importation. Elles entendent reprendre la consolidation budgétaire à compter de 2019, en vue de rétablir l’équilibre budgétaire en 2022.

« La mission partage le double objectif des autorités de stabiliser l’économie et promouvoir d’une croissance plus durable et plus inclusive, mais elle considère que le nouveau dosage de politique économique à court terme est risqué et pourrait entraver la réalisation de ces objectifs. Les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes. En conséquence, il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes, ni au développement du secteur privé.

« La mission est d’avis que l’Algérie a toujours une fenêtre d’opportunité pour concilier ajustement économique et croissance. Avec une dette publique relativement basse et une dette extérieure faible, il est possible de renforcer les finances publiques graduellement. La consolidation budgétaire est nécessaire pour ajuster le niveau des dépenses au niveau réduit des recettes, mais elle peut se faire à un rythme régulier sans recourir au financement monétaire de la banque centrale. Il s’agit de recourir à un large éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et, idéalement, d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. La consolidation devrait être menée, d’une part en augmentant les recettes non pétrolières à travers l’élargissement de l’assiette fiscale (réduction des exonérations et renforcement du recouvrement) et, d’autre part, en réduisant graduellement le poids des dépenses courantes dans le PIB et en réduisant les investissements tout en améliorant leur efficacité. Une dépréciation progressive du taux de change combinée à des efforts visant à éliminer le marché parallèle des changes favoriserait aussi l’ajustement. La banque centrale doit être prête à resserrer la politique monétaire si les tensions inflationnistes ne s’atténuent pas. Si le choix est fait de continuer de monétiser le déficit, il conviendrait de mettre en place des sauvegardes robustes, notamment en plafonnant strictement le financement monétaire en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.

« Quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Il convient d’agir sans tarder sur plusieurs fronts pour simplifier la bureaucratie, améliorer l’accès au crédit, renforcer la gouvernance, la transparence et la concurrence, ouvrir davantage l’économie à l’investissement étranger, améliorer le fonctionnement du marché du travail et l’adéquation entre les emplois et les compétences, et favoriser l’emploi des femmes. Pour accroître l’efficacité de la politique économique, les autorités doivent en renforcer le cadre. Il s’agit notamment de continuer à renforcer la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficience des dépenses publiques, ainsi que de renforcer le cadre prudentiel et le dispositif de préparation aux crises. La politique commerciale doit avoir pour objectif principal d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent de distorsions.

L'institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%.
Ruines romaines, Tunisie

La banque africaine de développement (BAD) a lancé pour la première fois ce mardi, la publication de perspectives économiques sur les 5 régions du continent. Le lancement du rapport sur les perspectives économiques en Afrique du Nord a eu lieu ce même jour à Tunis.

Selon le document, la région nord-africaine devrait renouer avec des performances économiques stables en 2018 et en 2019, dans la même lignée que l’année 2017.

En effet, le document indique que l’Afrique du Nord a terminé l’année 2017 sur une bonne note économique avec un taux de croissance de 4,9%, en hausse par rapport aux 3,3% enregistrés en 2016.

L’institution panafricaine attribue cette performance à la hausse de la production pétrolière de la Libye qui a porté la croissance économique du pays à 55,1%. Ceci a permis à la Libye d’occuper la deuxième place dans le classement des principaux contributeurs à l’économie nord-africaine avec 29,7% de part du PIB régional.

Malgré cette résurrection du secteur pétrolier libyen, c’est l’Egypte qui a le plus contribué à la croissance de la région, participant à plus de 40% du PIB de la région en 2017.

En troisième position vient l’Algérie avec 13,4% du PIB régional, le Maroc avec 11,9%, la Tunisie avec 2,6% et enfin la Mauritanie avec 0,5% de la croissance régionale.

Des prévisions positives pour 2018

Pour 2018, le rapport table sur une embellie des économies de la région. Ainsi, l’Afrique du Nord devrait enregistrer une hausse de sa croissance à 5% en 2018 pour s’établir à 4,6% en 2019. Cette performance devrait être motivée par une remontée des prix des produits de base, une relance du secteur touristique et la poursuite des réformes structurelles engagées dans toute la région.

Notons que le développement de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que la consommation privée et publique, devraient permettre à l’économie nord-africaine d’être l’une des plus performantes du continent pour les prochaines années.

L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.
Carte bancaire

     (Agence Ecofin) - L'Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey.

« Tiré par les services mobiles et l’attitude digitale très prononcée des Africains, le paysage bancaire du continent est parmi les plus excitants au monde », a souligné la firme américaine dans son rapport. Et d’ajouter : « Dans la plupart des régions du monde, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais le secteur bancaire africain offre un contraste saisissant dans la mesure où il connaît une croissance rapide et offre une rentabilité deux fois supérieure à la moyenne mondiale ».

 

McKinsey révèle, dans ce cadre, que le nombre d'Africains bancarisés est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022.  

« Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11% par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5% par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale », souligne le cabinet. 

Cette croissance appréciable n’est cependant pas équitablement répartie entre les divers sous-régions et pays du continent. Cinq pays africains seulement  (l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Egypte, l'Angola et le Maroc) représentent actuellement 68% des revenus bancaires globaux enregistrés sur le continent. De même, environ 60% de la croissance totale des revenus, prévue dans le secteur de la banque de détail, au cours des cinq prochaines années, proviendra de l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Ghana.

 

McKinsey souligne, par ailleurs, que le secteur de la banque de détail en Afrique a connu de nouveaux modèles commerciaux innovants qui ont représenté une réponse adéquate à de nombreux défis tels que le faible taux de bancarisation, l’utilisation massive du cash et la faiblesse des réseaux d’agences et de guichets automatiques de billets.

« En Afrique, la transition vers les transactions bancaires digitales bat déjà son plein. Le volume de ce genre de transactions a augmenté de 13% par an sur le continent, entre 2014 et 2016, grâce à l'amélioration de la disponibilité, de la fiabilité et de la sécurité des canaux électroniques. Cela a fait de l'Afrique, le deuxième marché ayant la croissance la plus rapide au monde, en matière de paiements électroniques, après l'Asie-Pacifique », soulignent les auteurs du rapport, indiquant qu’environ 40% des Africains préfèrent aujourd’hui utiliser les canaux numériques pour effectuer des transactions bancaires.

Au rang des faiblesses du secteur bancaire africain, McKinsey cite notamment les coûts élevés du personnel, les processus dominés par le papier et la forte intensité en main-d'œuvre. La firme estime également que le risque de crédit demeure préoccupant, avec des prêts improductifs représentant plus de 5% des portefeuilles des banques africaines.

https://www.agenceecofin.com/banque/0103-54813-lafrique-est-le-2eme-marche-bancaire-mondial-en-matiere-de-croissance-et-de-rentabilite-selon-mckinsey

L'Ile Maurice a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sur un total de 52,6 milliards de dollars.
Inde

(Agence Ecofin) - Le think tank indien Observer Research Foundation vient de battre en brèche plusieurs idées reçues sur les investissements indiens en Afrique. Dans une note de recherche publiée le 21 février sur les colonnes du quotidien anglophone indien «Daily News and Analysis», le centre de recherche a révélé qu’un seul pays a raflé 90% des flux d’investissements directs indiens vers l’Afrique entre 2008 et 2016.

Il s’agit de l’Ile Maurice qui a reçu 47,6 milliards de dollars d’investissements indiens durant la période sous revue sur un total de 52,6 milliards de dollars servis au continent africain !

Observer Research Foundation souligne également qu’une part importante des flux des IDE indiens vers l’Ile Maurice, qui a été présentée par le think tank comme étant un « paradis fiscal », est retournée en Inde, ce qui signifie que le volume réel des investissements indiens en Afrique est beaucoup moins important que ce que rapportent les médias.

 

D’autre part, les investissements réalisés par l’Inde sur le continent entre 2008 et 2016 sont très concentrés géographiquement.  Avec une part de 63% et 22%, les régions de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique du Nord ont attiré la majeure partie de ces investissements.

Une poignée de pays africains a en effet bénéficié des 5 milliards de dollars investis entre 2008 et 2016  par l’Inde sur le continent hors Maurice.

 

Le Mozambique s’est accaparé 52% de ce montant (2,66 milliards de dollars) grâce notamment à l'investissement du groupe pétrolier ONGC Videsh dans le champ gazier de Rovuma. L’Egypte occupe la deuxième position avec 12% du montant global investi par l’Inde dans les pays africains hors Maurice, devant l’Afrique du Sud (8,8%), la Tunisie (3,8%) et le Kenya (3,1%).  

Observer Research Foundation révèle, par ailleurs, que les investissements indiens en Afrique sont en réalité pilotés par quelques grandes entreprises publiques. Bien qu'environ 597 entreprises indiennes aient investi en Afrique durant la période 2008-2016, 11 grandes entreprises représentent environ 80% du total des flux d'investissements indiens sur le continent.

Avec des investissements de 3,02 milliards de dollars, ONGC Videsh arrive en tête de liste, suivi par la Gujarat State Petroleum Corporation, Interlabels Industries, Oil India et Coromandel International.

 

Les analystes du think tank basé à New Delhi ont aussi fait remarquer que les investissements indiens en Afrique sont essentiellement concentrés dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Pourtant, contrairement à Pékin, New Delhi n’a pourtant jamais été accusée de pomper les matières premières africaines.

https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/2402-54682-un-seul-pays-a-capte-90-des-investissements-indiens-en-afrique-entre-2008-et-2016

Parmi les 180 pays et territoires classés selon l'indice de développement économique, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux.
Elaboration d'un plan d'affaires

(Agence Ecofin) - The Heritage Foundation, un think tank et lobby américain basé à Washington, a rendu publique, récemment, l’édition 2018 de son « index of economic freedom » qui mesure - depuis 1995 - la liberté économique dans le monde, sur la base de 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories.

Il s’agit notamment de : L’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).

 

Pour l'indice de liberté économique 2018, la plupart des données collectées couvrent la deuxième moitié de 2016 jusqu'au premier semestre de 2017. 

A en croire donc cet indice, l’économie mondiale se trouve « modérément libre » en 2018, tout en enregistrant une hausse globale de la liberté économique pour la sixième année consécutive. En effet, le score moyen mondial de 61,1 est le plus élevé, jamais enregistré dans l'histoire des 24 ans de l'indice. La moyenne mondiale est, en outre, supérieure de plus de trois points à celle enregistrée dans la première édition de l'indice en 1995.

Par ailleurs, parmi les 180 pays et territoires classés dans cet index, les scores se sont améliorés pour 102 économies, tandis qu’ils ont diminué pour 75 d’entre eux. Seuls les scores de trois pays sont restés inchangés.

Six économies ont obtenu le statut de « libre » (avec un score de 80 et plus) par l'indice, tandis que les 90 économies suivantes sont classées comme « globalement libres » (avec des scores compris entre 70 et 79,9) ou « modérément libres » (scores compris entre 60 et 69,9).

Ainsi, un total de 96 économies - plus de la moitié des pays classés dans l'indice 2018 - fournissent des environnements institutionnels dans lesquels les particuliers et les entreprises privées bénéficient d'un degré modéré de liberté économique. 

Toutefois, le nombre des pays économiquement « non libres » reste élevé selon le rapport. En effet, 63 d’entre eux sont considérés comme « pratiquement pas libres » (avec des scores compris entre 50 et 59,9), tandis que 21 économies sont considérées comme « répressives » (avec des scores inférieurs à 50).

Un autre élément important que relève ce rapport est que les revenus par habitant sont beaucoup plus élevés dans les pays économiquement plus libres. En effet, les économies classées « libres » ou « globalement libres » dans l'indice 2018 bénéficient de revenus plus de deux fois supérieurs aux niveaux moyens des autres pays, et plus de cinq fois supérieurs aux revenus des personnes vivant dans des économies dites « répressives ».

 

En ce qui concerne le classement 2018, le haut du tableau est occupé par Hong Kong (1er), Singapour (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), la Suisse (4ème), l’Australie (5ème), et l’Irlande (6ème). Il s’agit là des seules économies considérées comme véritablement « libres » par l’index 2018 sur la liberté économique. 

Le bas du tableau est, quant à lui, occupé par la Guinée équatoriale (175ème), l’Erythrée (176ème), le Congo (177ème), Cuba (178ème), le Venezuela (179ème), et la Corée du Nord (180ème).

S’agissant de l'Afrique subsaharienne, le rapport révèle que la région ne compte aucune économie considérée comme « libre ». Toutefois, l’île Maurice tire son épingle du jeu, en se classant parmi celles considérées comme « globalement libres ». Pour sa part, avec une chute de 0,2 point, le Botswana se voit rétrogradé dans la catégorie des économies « modérément libres »

Par ailleurs, la plupart des 47 économies de l’Afrique subsaharienne se classent dans la catégorie considérée comme « pratiquement pas libre ». En outre, la moitié des économies considérées comme « répressives » dans le monde (12 sur 21) se trouvent également en Afrique subsaharienne. 

En vue d’illustrer la corrélation entre le revenu par habitant et la liberté économique, le rapport indique que le PIB moyen par habitant pondéré en fonction de la population est seulement de 3 891 $ en Afrique subsaharienne, soit le niveau le plus bas de toutes les régions. Pour The Heritage Foundation, cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’Etat de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique. 

En Afrique du Nord également, le pays le mieux classé est le Maroc qui se retrouve dans la catégorie des économies « modérément libres ». Suivi de la Tunisie et de l’Egypte qui se classent dans la catégorie des économies « pratiquement pas libres ». Et enfin de l’Algérie qui, selon le rapport, constitue une économie« répressive ».

 

Classement des pays africains selon l’indice de liberté économique 2018 

 

 Rang  Pays  Score  Catégorie  Rang mondial
01 Ile Maurice 75,1 globalement libre 21
02 Botswana 69,9 modérément libre 35
03 Rwanda 69,1 modérément libre 39
04 Afrique du Sud 63,0 modérément libre 77
05 Ouganda 62,0 modérément libre 83
06 Côte d’Ivoire 62,0 modérément libre 85
07 Maroc 61,9 modérément libre 86
08 Seychelles 61,6 modérément libre 88
09 Burkina Faso 60,0 modérément libre 95
10 Cap-Vert 60,0 modérément libre 96
11 Tanzanie 59,9 pratiquement pas libre 97
12 Tunisie 58,9 pratiquement pas libre 99
13 Namibie 58,5 pratiquement pas libre 103
14 Nigeria 58,5 pratiquement pas libre 104
15 Gabon 58,0 pratiquement pas libre 109
16 Mali 57,6 pratiquement pas libre 113
17 Guinée Bissau 56,9 pratiquement pas libre 118
18 Madagascar 56,8 pratiquement pas libre 119
19 Bénin 56,7 pratiquement pas libre 120
20 Comores 56,2 pratiquement pas libre 121
21 Ghana 56,0 pratiquement pas libre 122
22 Swaziland 55,9 pratiquement pas libre 123
23 Sénégal 55,7 pratiquement pas libre 126
24 Kenya 54,7 pratiquement pas libre 129
25 Zambie 54,3 pratiquement pas libre 132
26 Mauritanie 54,0 pratiquement pas libre 134
27 Lesotho 53,9 pratiquement pas libre 136
28 Sao Tomé-et-Principe 53,6 pratiquement pas libre 137
29 Egypte 53,4 pratiquement pas libre 139
30 Ethiopie 52,8 pratiquement pas libre 142
31 Gambie 52,3 pratiquement pas libre 145
32 Guinée 52,2 pratiquement pas libre 146
33 République démocratique du Congo 52,1 pratiquement pas libre 147
34 Malawi 52,0 pratiquement pas libre 148
35 Cameroun 51,9 pratiquement pas libre 149
36 Sierra Leone 51,8 pratiquement pas libre 151
37 Burundi 50,9 pratiquement pas libre 157
38 Liberia 50,9 pratiquement pas libre 158
39 Niger 49,5 pratiquement pas libre 160
40 Soudan 49,4 répressif 161
41 Tchad 49,3 répressif 162
42 Centrafrique 49,2 répressif 163
43 Angola 48,6 répressif 164
44 Togo 47,8 répressif 168
45 Mozambique 46,3 répressif 170
46 Djibouti 45,1 répressif 171
47 Algérie 44,7 répressif 172
48 Zimbabwe 44,0 répressif 174
49 Guinée équatoriale 42,0 répressif 175
50 Erythrée 41,7 répressif 176
51 Congo 38,9 répressif 177 
Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent cette application.
Taxis

Voici le communiqué d'Uber annonçant la fin des activités du groupe au Maroc :

"D’une simple idée – appuyer sur un bouton pour se déplacer – Uber est devenue une application globale facilitant plus de 15 millions de trajets par jour. Nous avons transformé la manière dont les gens se déplacent et interagissent entre eux et avec leurs villes.

 

Mais une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous.

 

Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc.

Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine". 

Le tourisme sportif pourrait devenir un secteur porteur pour les pays africains, notamment le Rwanda.
Tourisme sportif

Un nouveau secteur touristique porteur a émergé au cours des deux dernières décennies à l’échelle mondiale : le tourisme sportif, qui implique d’assister ou de participer à des événements sportifs, ou simplement de contempler des infrastructures sportives.

Selon Geoffrey Manyara, expert en tourisme à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les touristes sportifs dépensent plus que leurs homologues non sportifs. Par exemple, on estime qu'environ 900 000 touristes assistent chaque année aux matchs de football de la Premier League anglaise. Ces touristes dépensent en moyenne 785 livres sterling par visiteur contre 583 livres dépensées par ceux engagés dans d'autres activités touristiques.

Le tourisme sportif pourrait ainsi devenir un secteur porteur pour les pays africains, et notamment le Rwanda. Dans cette perspective, la CEA a réuni les experts du tourisme au Rwanda, en collaboration avec le Rwanda Convention Bureau et le Golf Club de Kigali, afin de discuter des retombées possibles du tourisme sportif pour les communautés locales, la région et les pays hôtes des événements sportifs.

« On constate un intérêt croissant pour l'industrie du tourisme à travers l'Afrique, les pays en font une priorité parce qu’ils ont réalisé le potentiel immense et inexploité du continent. Le tourisme sportif en fait partie », a déclaré Daya Bragante, chef du groupe sur les initiatives sous régionales à la CEA en Afrique de l'Est.

L'Association internationale des organisateurs de voyages de golf observe que le tourisme lié au golf génère environ 100 milliards de dollars par an, l'Afrique n'en représentant que 3%. En outre, les touristes de golf dépensent environ 20 pour cent de plus que les autres voyageurs. On compte plus de 60 millions de golfeurs dans le monde, dont environ 10 pour cent voyagent à l'étranger pour des vacances sportives. Ces visiteurs génèrent une activité économique conséquente à travers leurs dépenses liées aux activités sportives et non sportives.

Le tourisme sportif pourrait permettre d’accélérer le développement d'infrastructures telles que les stades, hôtels, routes et autres réseaux de télécommunication.

Le Rwanda a commencé à mettre en place des mesures qui favorisent les activités sportives, susceptibles d'attirer les touristes. La journée sans voiture organisée deux fois par mois à Kigali encourage les résidents et les visiteurs à pratiquer plus de sport. Le pays organise également d'autres événements sportifs internationaux tels que le marathon international de Kigali pour la paix ou encore le célèbre « Tour du Rwanda ».

Les participants à la réunion de Kigali ont appelé à un effort concerté pour développer le tourisme sportif et le golf en particulier et ainsi créer des opportunités de développement économique significatives au Rwanda.

Le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.
Paul Kagame, président du Rwanda

Lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum des entreprises et de l’investissement en Afrique,  qui s'est déroulé, le 30 janvier, à Addis-Abeba, le Président du Rwanda et Président de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, a félicité la Commission économique pour l'Afrique (CEA) pour avoir mobilisé les parties prenantes à un dialogue réunissant le secteur public et le secteur privé.

« Je félicite la CEA et ses partenaires pour cet effort visant à attirer les chefs d'entreprise dans ce dialogue sur les investissements du secteur public-privé en Afrique », a déclaré Paul. Kagame, ajoutant que « cela aurait du être fait depuis longtemps et j'espère que cela deviendra un événement régulier lors de nos Sommets ». Le nouveau président en exercice de l'UA fait ainsi appel à une collaboration plus étroite entre le secteur privé et les gouvernements africains pour accroître les opportunités économiques et l'esprit d'entreprise en Afrique.

 

Dans le même ordre d'idées, Moussa Faki,  président de la Commission de l'Union africaine (CUA), encourage les hommes d'affaires, présents au Forum à « profiter » rapidement des opportunités d'investissement sur le Continent, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Le Forum a servi de plate-forme aux chefs d'Etat et de gouvernement africains, afin qu’ils discutent avec les secteurs public et privé africain et américain sur les indicateurs favorisant une croissance tirée par le secteur privé sur le Continent.

 

Aigboje Aig-Imoukhuede, président de Coronation Capital Mauritius Ltd, décrit le Forum comme une plate-forme qui pourrait marquer « le début d'un « Davos africain » qui a lieu chaque année après le Sommet de l'UA ».

S'exprimant lors d'une table ronde sur la santé, Aig-Imoukhuede exhorte, à son tour, les secteurs privé et public à prendre le Forum au sérieux, estimant que « ce nouveau partenariat sert de terrain fertile pour le développement du secteur de la santé en Afrique ». Et de poursuivre : « Le secteur privé a un rôle à jouer pour façonner les marchés de la santé en Afrique. Car une bonne santé est une bonne aubaine.et investir dans la santé est à la fois un impératif commercial et social ».

Pour sa part, Ali Mufuruki, président de la Société de gestion de services en Afrique (AMSCO), se dit  « très heureux et humble » de l'opportunité de parler non seulement pour lui, mais de « représenter aussi la voix du secteur privé africain dans son ensemble ». Il déplore cependant « le décalage existant entre les agendas politiques et commerciaux africains », notant que « les grandes décisions qui affectent la cause commerciale en Afrique de la manière la plus profonde sont prises ici à Addis-Abeba ».  Et d'ajouter que le Forum doit rendre Addis-Abeba pertinent pour le secteur privé africain « de la même manière que Bruxelles l’est pour nos homologues européens ou Washington DC pour les entrepreneurs américains ». S'adressant aux organisateurs du Forum (CEA et CCA - Conseil des entreprises privées en Afrique), M. Mufuruki exprime l'espoir que  « nous aurons davantage ce genre d'événements et que vos organisations continueront à utiliser leur pouvoir de rassemblement considérable pour renforcer la collaboration entre les secteurs privé et public africains ».

Commentant la rentabilité des entreprises en Afrique, Jonathan Nash, PDG par intérim de Millennium Challenge, déclare que « les entreprises et les investisseurs américains sont de plus en plus conscients du potentiel économique du continent et que les investissements de son entreprise en Afrique totalisent plus de 8,4 milliards de dollars et représentent 70% de son chiffre d'affaires ». Et d'ajouter : « Nous continuerons à travailler pour forger des partenariats solides et innovants avec le secteur privé, la société civile, les fondations et d'autres pour augmenter l'impact de nos investissements collectifs ».

 

Enfin, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA, exprime sa satisfaction à l'égard des chefs d'État qui ont montré leur engagement à ouvrir la voie aux investisseurs privés en Afrique, précisant que « la CEA mettra ses capacités analytiques au service de l'UA et du secteur privé pour faciliter le développement et la mise en œuvre de politiques favorables aux entreprises, telles que la ZLEC ».

Le Forum, qui a eu lieu en marge du Sommet de l'Union africaine, a attiré plus de 150 participants, dont le Premier ministre d'Éthiopie, Hailemariam Desalegn, le Président Uhuru Kenyatta du Kenya, le Président Filipe Nyusi du Mozambique, le Président Macky Sall du Sénégal, le Président Mahamadou Issoufou du Niger, le Président Paul Kagame du Rwanda, le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et des cadres supérieurs clés de sociétés américaines et africaines. L'événement comportait des tables rondes sur le commerce et la diversification, l'énergie, l'agroalimentaire et la santé.

Mubadala Investment Company, un fonds d’investissement appartenant au gouvernement d’Abu Dhabi, comptant plus de 130 milliards de Dollars d’actifs, veut investir dans la fabrication aérospatiale au Maroc et aux Etats-Unis.
NASA-Imagery

Mubadala Investment Company, un fonds d’investissement appartenant au gouvernement d’Abu Dhabi, comptant plus de 130 milliards de Dollars d’actifs, veut investir dans la fabrication aérospatiale au Maroc et aux Etats-Unis. La société a, en effet, déclaré, le 28 janvier, qu’elle avait l'intention d'investir aux Etats-Unis et en Afrique du nord.

 

La décision de délocaliser une partie de sa chaîne de production au Maroc a pour objectif de se rapprocher « de ses clients Boeing et Airbus qui utilisent des pièces d’avion de sa filiale Strata ».

Badr Al Olama,  directeur de l’unité Business d’Aerospace à Mubadala, a déclaré au site local The National; « Strata doit avoir une portée mondiale » . Mais il a refusé de dire si les investissements se feront d’abord aux Etats-Unis ou en Afrique du Nord. Ces investissement devront se faire au cours des cinq prochaines années, mais la compagnie n’a pas précisé le montant ni la nature de cette délocalisation au Maroc. Le carnet de commandes de l’entreprise est à plus de 7,5 milliards de dollars ». Ce qui représente assez de travail pour les nouvelles usines et dans les installations d’Al Ain (parc aérospatiale de l’entreprise) jusqu’en 2035 au moins », rapporte le site local.

Faiza Rhou

Source : http://www.lesiteinfo.com/maroc/aerospatial-une-societe-emiratie-veut-investir-au-maroc/?utm_source=News&utm_medium=email&utm_campaign=News

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Le FMI change de méthode pour évaluer la corruption (dim., 22 avril 2018)
Le FMI a annoncé l'adoption d'un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière "plus systématique" la corruption dans ses 189 pays membres.
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Filmer un licenciement abusif? (jeu, 26 avr 18 20:51:14 +0200)
Une salariée a filmé son supérieur en train de lui faire une proposition indécente. Celui-ci a porté plainte. Pour le Tribunal fédéral, elle devra être jugée
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Le panorama 2018 des écoles privées de Suisse romande (jeu, 26 avr 18 20:44:06 +0200)
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Visites d’universités, voyages culturels et projets humanitaires… Les établissements de prestige multiplient les échanges avec les institutions étrangères. Au grand bonheur de leurs élèves, qui grandissent en véritables citoyens du monde
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En seulement deux jours, la régie publicitaire a enregistré le départ de trois de ses principaux clients, Tamedia, Admeira et la «NZZ». Un nouveau coup dur pour cet ancien géant du secteur
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Dans les entreprises, l'aubaine du franc faible va se faire attendre (jeu, 26 avr 18 19:43:00 +0200)
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Zenith devient un site touristique (jeu, 26 avr 18 17:39:00 +0200)
L’entreprise locloise s’est associée avec Tourisme neuchâtelois pour proposer une visite hebdomadaire dans ses locaux. Enfin une marque horlogère et les autorités du même canton font front commun, commente notre journaliste Valère Gogniat 
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La PME vaudoise Epsitec se fait voler des données de 35 000 clients (jeu, 26 avr 18 17:24:00 +0200)
La PME vaudoise Epsitec annonce son premier vol de données en 40 ans d’existence: des cybercriminels ont volé les données de quelque 35 000 clients. Les informations les plus sensibles n’ont toutefois pas pu être dérobées
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De Grisogono réduit d'un tiers ses effectifs à Genève (jeu, 26 avr 18 16:01:00 +0200)
La marque supprime 28 postes à son siège genevois, évoquant une «surcapacité de production» et un contexte difficile pour la haute joaillerie.
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Thomas Stucki: «L’abandon du taux plancher était une bonne idée» (jeu, 26 avr 18 14:17:00 +0200)
Pour la première fois depuis le matin du 15 janvier 2015, l’euro flirte avec le 1,20 franc.
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Non, les gérants de fortune indépendants ne disparaissent pas (jeu, 26 avr 18 10:20:00 +0200)
La valeur de l’indépendance est démontrée dans un ouvrage du banquier Julien Froidevaux qui analyse l’impact de nombreux critères sur la gestion 
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Chronique économique

Chronique Economique - La consécration du business de l'abonnement - 26/04/2018 (jeu., 26 avril 2018)
Je parlais récemment avec un confrère de l'économie de l'abonnement qui est très en vogue aujourd'hui. Ce dernier m'a avoué que lui et sa famille ne juraient plus que par les abonnements mensuels ou annuels. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Du pain et des jeux 2.0 contre les révolutions... - 25/04/2018 (mer., 25 avril 2018)
A l'inverse de ce que pense un économiste très connu : il n'y aura pas de Mai 68 des salariés. Il n'y aura pas de révolte de la classe moyenne occidentale malgré la pression de la mondialisation, malgré les pertes d'emploi et malgré la peur de la révolution numérique. Pourquoi ? Mais à cause des réseaux sociaux et des séries télévisées, c'est ce que nous explique notre chroniqueur économique. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - L'empire des GAFA... - 24/04/2018 (mar., 24 avril 2018)
Et si Google était Dieu, si Apple, c'était le sexe, si Facebook l'amour et Amazon, la mort ? Notre chroniqueur économique nous explique le succès de ces 4 géants technologiques au travers de cette métaphore. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Vers la fin des marques... - 23/04/2018 (lun., 23 avril 2018)
L'arrivée des enceintes connectées dans nos salons, vous savez ce sont ces assistants vocaux qui sont connectés à Internet, eh bien, ces assistants vont sans doute signer la mort.... des marques ! Votre assistant vocal achètera un fromage et pas nécessairement caprice des Dieux, votre assistant achètera une lessive et pas nécessairement Ariel, etc, etc. Bref, le secteur de la distribution va être chamboulé, c'est ce que nous dit Amid Faljaoui. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Les banques américaines sont au top de leur forme - 20/04/2018 (ven., 20 avril 2018)
Elles dominent même la finance mondiale ! Ce qui en soit fait peur à certains, car ils se souviennent que la crise actuelle a démarré à cause des banques américaines. Amid Faljaoui nous en dit plus. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Epargne belge : le taux d'intérêt le plus bas d'Europe - 19/04/2018 (jeu., 19 avril 2018)
De tous les pays de la zone, la Belgique est le pays qui rémunère le moins bien l'épargne de ses citoyens ! C'est ce que l'on vous explique aujourd'hui. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - L'Europe face au désamour des USA... - 18/04/2018 (mer., 18 avril 2018)
Le soft power des Etats-Unis, çàd leur pouvoir de séduction est en train de baisser fortement dans le monde. Notre chroniqueur éco nous explique - que paradoxalement - ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'Europe- ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Limitation des rémunérations des dirigeants du secteur public - 17/04/2018 (mar., 17 avril 2018)
Les managers du secteur public wallon vont voir leur rémunération être plafonnée à 245.000 euros brut par an. C'est nettement en dessous de ce qu'ils gagnent aujourd'hui : certains pensent que la Wallonie va se vider de ses bons managers publics. Notre chroniqueur éco nous en dit plus sur ce débat très confidentiel mais important pour la Wallonie. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - Nouvelle économie digitale : fais-moi confiance... - 16/04/2018 (lun., 16 avril 2018)
... ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Chronique Economique - GAFAM : le désamour... - 13/04/2018 (ven., 13 avril 2018)
Les valeurs technologiques comme Apple, Google ou Facebook ont été pendant longtemps les chouchous de la Bourse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui ! Notre chroniqueur éco nous explique les raisons de ce désamour dont personne ne sait s'il est momentané ou plus durable. ---Les grands événements de l'actualité économique et les coulisses des entreprises, La Chronique Economique d'Amid Faljaoui c'est du lundi au vendredi à 8h30 et 17h30 sur Classic 21.
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Industries - Services - Les Echos

Porté par le cloud, Amazon double son bénéfice (jeu., 26 avril 2018)
Le géant du commerce en ligne a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice net de 1,629 milliard de dollars contre 724 millions l'année précédente.
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La production automobile décroche au Royaume-Uni (jeu., 26 avril 2018)
La baisse du volume de voitures sorties des chaînes de montage du pays a doublé au premier trimestre par rapport à l'année 2017.
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Danone veut associer ses salariés à sa gouvernance (jeu., 26 avril 2018)
Les 100.000 salariés vont devenir actionnaires et contribuer à la feuille de route du géant français.
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Avion de combat : Paris et Berlin promettent une gestion rigoureuse (jeu., 26 avril 2018)
A Berlin, les ministres de la Défense française et allemande, Florence Parly et Ursula von der Leyen, ont posé les bases du futur avion de combat franco-allemand.
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Candia lance un lait plus rémunérateur pour ses éleveurs (jeu., 26 avril 2018)
La coopérative Sodiaal va commercialiser un nouveau lait issu de vaches au pré, nourries sans OGM et mieux payé aux producteurs.
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SNCF : l'économie nationale touchée par la perturbation du fret (jeu., 26 avril 2018)
La grève affecte tous les secteurs, selon l'Association des utilisateurs de fret. Les filières céréales et granulats sont particulièrement touchées.
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SNCF : l'enjeu du « statut » reste essentiel (jeu., 26 avril 2018)
L'abandon du recrutement « au cadre permanent » changera surtout, à terme, les habitudes de travail des cheminots.
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Ford délaisse les berlines au profit des SUV (jeu., 26 avril 2018)
Le constructeur américain va stopper quasiment tous ses modèles de berline aux Etats-Unis. Une page se tourne.
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Cinq mesures pour inciter à faire des travaux (jeu., 26 avril 2018)
Le gouvernement mise sur un régime d'aides simplifié et mieux ciblé pour pousser les ménages à isoler leur logement et gonfler le carnet de commandes des professionnels.
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La ministre de la Culture annonce la préfiguration du Centre national de la musique (jeu., 26 avril 2018)
La ministre a également annoncé au Printemps de Bourges une étude interministérielle sur la concentration du secteur musical. Et une circulaire sur les critères du soutien public aux festivals.
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Tribune de Genève Économie

Pourquoi les réformes de la zone euro sont nécessaires (jeu., 26 avril 2018)
La zone euro a besoin de réformes pour prévenir un endettement excessif des États et permettre les faillites bancaires.
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Publicitas perd Tamedia, Ringier, Admeira et NZZ (jeu., 26 avril 2018)
Mercredi, la société Publicitas affirmait travailler depuis plusieurs semaines sur un concept d'assainissement visant à stabiliser l'entreprise.
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Swisscom et La Poste participent au capital d’une jeune firme vaudoise (jeu., 26 avril 2018)
Metaco SA, fondée en 2014, réussit avec brio sa deuxième levée de capitaux. La participation d’Avaloq, un des leaders du software destiné aux banques, atteint même 10%.
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Mövenpick bientôt racheté par AccorHotels? (jeu., 26 avril 2018)
Le groupe français AccorHotels serait en train de négocier le rachat du groupe suisse d'hôtellerie Mövenpick. Objectif: mieux s'installer dans le segment du luxe.
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La BNS accuse une perte de 6,8 milliards de francs (jeu., 26 avril 2018)
La Banque nationale suisse met en cause les positions en monnaies étrangères, annonce-t-elle dans ses résultats au 1er trimestre 2018.
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Des contrats truqués dans le Bâtiment en Engadine (jeu., 26 avril 2018)
Des entreprises de construction ont manipulé durant des années les adjudications dans le génie civil. La Comco les sanctionne.
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Les loyers baissent partout, même dans les grandes villes (mar., 24 avril 2018)
À Lausanne ou Genève aussi, la construction bat son plein et la suroffre frappe déjà certaines régions romandes.
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Credit Suisse dégage un plus gros bénéfice (mer., 25 avril 2018)
Au premier trimestre de cette année, Credit Suisse a réalisé 694 millions de francs, soit 100 millions de plus que l'an passé.
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Les USA craignent l'ambition technologique de Pékin (mer., 25 avril 2018)
Les plans «Made in China 2025» en matière de technologie inquiètent Washington et relance la nécessité de discussions commerciales.
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Finance verte: la Banque nationale suisse ne bouge pas (mar., 24 avril 2018)
En matière de placement durable, Banque nationale suisse et Conseil fédéral se renvoient la balle.
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La Chronique Agora

Le monstre de la dette va-t-il se déchaîner ? (jeu., 26 avril 2018)
dette Le système monétaire et financier actuel défie les traditions. Mais les taux longs montent aux Etats-Unis et certains redoutent la contagion. Les traditions représentent souvent un condensé de savoir-faire soigneusement accumulé. Leur oubli engendre des monstres, analyse Bill Bonner. Le système monétaire actuel défie 5 000 ans de traditions. Il est basé sur le crédit illimité. La monnaie sous forme de crédit n'a rien de nouveau en soi, Sumer connaissait déjà un tel système. Mais les Sumériens puis les Hébreux avaient compris qu'il fallait limiter le crédit car le revers du crédit, c'est la dette. La dette ne peut dépasser les capacités humaines de travail et de durée de vie. Pour limiter le crédit, les Sumériens prévoyaient une durée d'esclavage plafonnée à quatre ans pour le mauvais payeur et sa famille. Les Hébreux prévoyaient un jubilé qui effaçait les dettes tous les 50 ans. Notre système moderne défie les traditions et ne prévoit aucune limite. Le poids de la plus grosse dette augmente La plus grosse dette appartient à la plus grosse économie : celle des Etats-Unis. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans viennent d'atteindre 3% alors que cette semaine, le Trésor prévoit d'émettre 96 milliards de dollars de nouvelle dette. Les marchés financiers craignent une contagion et que le crédit devienne plus cher partout. Pour le moment, en Europe, nous ne sommes pas encore touchés car Mario Draghi à la Banque centrale européenne continue à créer du crédit gratuit en abondance. Les Allemands, plus traditionalistes, sont très sceptiques quant au bien-fondé de cette politique monétaire qu'ils cautionnent contre leur gré. "Adieu à la France ?" Une "faille" dans le système pourrait entraîner la ruine de notre pays... et de votre épargne. Cliquez ici pour en savoir plus – et prendre les précautions qui s'imposent. Lorsque la monnaie n'était pas du crédit, la tradition penchait pour un système adossé à l'or ou à l'argent. Ainsi la monnaie était reliée à une marchandise disponible en quantité limitée, ce qui était une autre façon de limiter le risque. Ce système a été officiellement abandonné en 1971 mais les banques centrales ont malgré tout conservé un peu d'or dans leurs coffres aux côtés de leurs ordinateurs. Les Allemands rapatrient leurs réserves d'or stockées à l'étranger depuis 2012. La banque centrale allemande vient de convier le public à examiner ses réserves, nous apprend Les Echos. Les Allemands rapatrie leurs réserves d'or stockées à l'étranger depuis 2012. La banque centrale allemande vient de convier le public à examiner ses réserves nous apprend Les Echos. Il s'agit "d'accroître la confiance au sein du public allemand". Les stocks d'or – soit environ 117 milliards de dollars au cours actuel de l'or – représentent 70% des réserves de change de l'Allemagne. Ce qui veut dire que seulement 30% des dites réserves sont des obligations rapportant un petit quelque chose. Ce traditionalisme allemand doit faire ricaner Keynes dans sa tombe, lui qui qualifiait l'or de "relique barbare". Il est vrai que sa doctrine économique révolutionnaire défie aussi la tradition. Elle prétend que la consommation – et non l'épargne – est le moteur de l'économie. Certains pays ont été séduits par la modernité et ont mis la charrue avant les boeufs. Avec le système monétaire actuel de crédit sans limite, ils sont très lourdement endettés et incapables de supporter une hausse des taux d'intérêt. Le monstre de la dette va-t-il éclater ? Les Allemands ont-ils raison de se cramponner aux traditions ? Peut-être allons-nous avoir bientôt la réponse. L’article Le monstre de la dette va-t-il se déchaîner ? est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Subprime, le retour à la sauce australienne… (jeu., 26 avril 2018)
subprime australiens Une nouvelle crise du crédit subprime couve en Australie. Si les prix de l'immobilier chutent, le système bancaire australien peut contaminer le reste du monde. Vous souvenez-vous de l'époque où les crédits subprime ne représentaient qu'un petit problème d'une obscure partie du marché américain des prêts hypothécaires ? Puis, tout est parti en vrille. Nous assistons aujourd'hui à un scénario similaire. De prime abord, il semble s'agir d'un petit problème dans une partie obscure du marché australien des prêts hypothécaires. Le hic, c'est qu'il n'est pas petit... et que les banques australiennes pourraient potentiellement être à l'origine d'une épidémie mondiale du fait de leur dépendance aux financements étrangers. Pour la faire courte, les créanciers australiens n'ont pas tenu compte des normes encadrant le crédit. En Australie, si vous n'avez pas le revenu nécessaire pour acheter un bien immobilier, votre courtier en prêts hypothécaires se contente d'ajouter un "1" en face de votre revenu sur les documents officiels. Vous pouvez alors vous offrir la maison de vos rêves avec votre revenu supplémentaire de 100 000 $ - du moins pour ce qui concerne la banque. Parfois, les courtiers utilisent même un stylo de couleur différente lorsqu'ils effectuent leurs modifications. Le formulaire de demande de prêt sera alors envoyé à la banque, où des gens qui ne parlent pas un traître mot d'anglais vérifient que tout est bien en ordre. Une banque a même confirmé qu'elle ne contrôlait pas les demandes des courtiers en prêt hypothécaire, parce que cela serait "trop complexe, prendrait trop de temps et coûterait trop cher." Elle n'a pas pensé à embaucher de la main-d'oeuvre étrangère bon marché comme ses concurrents. Trop honnête, je suppose. Si, malgré les ajustements apportés par le courtier, l'emprunteur n'obtient pas son prêt, le banquier rappelle le courtier pour l'inciter à effectuer des "modifications" supplémentaires sur les papiers... et lui demande pourquoi il n'a pas manipulé le formulaire comme la banque le lui avait demandé en premier lieu. Autres solutions possibles : ajouter le revenu imaginaire du conjoint et signer à la place des demandeurs. Ou encore mieux, les banquiers pourraient tout faire eux mêmes. Un banquier a exigé des frais de 2 800 $ pour fournir de faux documents, ce qui est ironique étant donné la confiance que les banques accordent à ces informations. Ce système de corruption contamine plusieurs filiales de la banque. Il est tout aussi inutile étant donné l'absence de vérification au niveau du back-office. Ce genre de détails ont été révélés au grand public à l'occasion d'une commission d'enquête royale sur le secteur bancaire australien. Sans compter le nombre incalculable de procès depuis 2006. Il s'agit donc d'informations publiques et vérifiées. Australie Ironiquement, il est prévu de resserrer des standards de crédit qui sont ouvertement ignorés. C'est comme fermer la porte d'une écurie sans murs. La question clé est bien sûr de savoir à quel point cette pratique est courante. Mais cela reste très difficile à établir. Imaginez revenir sur le document de demande de crédit d'un emprunteur établi il y a déjà quelques années et essayer de le comparer à sa situation financière de l'époque. Il faudrait consacrer des heures à chaque cas, en supposant que les banques daignent fournir l'information... ce à quoi elles ont tendance à opposer une certaine résistance au travers de moyens étonnamment créatifs. Aux Etats-Unis, une analyse comparant les déclarations d'impôts aux formulaires de demande de crédit a fait ressortir d'importantes différences entre les revenus. Mais ce genre d'étude n'a pas été menée en Australie. Par conséquent, les estimations qui permettraient de connaître l'ampleur du problème reposent uniquement sur des enquêtes. Or celles-ci varient énormément. Je pense que le problème est suffisamment important pour provoquer un krach majeur du système financier australien. Un krach qui deviendra mondial. Ce ne sont pas seulement les normes encadrant le crédit qui sont douteuses. Après 26 années de beau fixe, l'économie australienne ne sait plus vraiment ce qu'est une récession... ce que reflètent les habitudes de prêts. Un professeur d'une grande université australienne a récemment fait remarquer que les banques australiennes prêtent 25% plus que les banques américaines à des clients comparables, souvent sur la base d'informations falsifiées et imprécises. Les prêts à différé d'amortissement représentent 40% des prêts pour certaines banques. D'ici les trois prochaines années, une part importante de ces prêts à différé d'amortissement reviendront à des taux d'intérêt plus élevés. C'est ce qui a cassé le marché du crédit immobilier américain en 2006. L'effet de contagion est assez fulgurant. Les banques australiennes reposent sur des financements étrangers. C'est une épée à double tranchant. D'abord, cela signifie que tout problème dans le système bancaire australien se propagera hors du pays. Deuxièmement, les sources de capitaux étrangers pourraient s'assécher au moindre signe de problème, ce qui empirerait fortement la situation. Si l'on additionne l'effet de spirale de ces deux éléments, on ne peut que constater que l'Australie et ses financiers étrangers ont de gros problèmes. L'effet de camouflage de la hausse des prix immobiliers Pourquoi diable les prêteurs australiens se comportent-ils si mal ? Parce que tant que les prix de l'immobilier montent, c'est un scénario gagnant-gagnant-gagnant. Le prêteur a une valeur de nantissement en hausse, ce qui réduit le risque de la proposition de prêt. Peu lui importe si l'emprunteur fait défaut puisqu'il peut exiger un bien immobilier qui vaudra plus que l'hypothèque. Evolution de l'indice des prix de l'immobilier en Australie depuis 2001 Des emprunteurs inconscients tirent des profits d'emprunts qui leur sont inabordables. Le temps qu'ils vendent ou fassent l'objet d'une saisie immobilière, la hausse des prix de l'immobilier leur apporte un gain inespéré. Les péchés des courtiers hypothécaires restent cachés parce que leurs pratiques douteuses ne sont jamais découvertes. Ce n'est que lorsque les prix immobiliers chutent que toute l'histoire est dévoilée au grand jour. Tout à coup, le risque de prêt est déterminé par le risque de défaut, non par le risque de nantissement. La probabilité de défaut est ce qui importe lorsque la valeur du nantissement diminue. Les emprunteurs se retrouvent sous l'eau, encore endettés même après avoir vendu leur maison. Et c'est là que sont exposées au grand jour les manipulations des courtiers hypothécaires. Mais voilà le plus beau – ce qui rend l'Australie unique et particulièrement risquée pour le système financier mondial : si un emprunteur peut prouver qu'il est victime de ces pratiques, il peut annuler l'emprunt et garder son bien immobilier. Vous avez bien lu, une maison gratuite. Cela signifie également que la banque doit effacer toute la dette, ce qui représente une grosse perte. Ce n'est pas ainsi que se sont déroulées les choses aux Etats-Unis, où l'emprunteur prenait la perte à sa charge. Le problème auquel doivent faire face les banques australiennes est par conséquent d'une ampleur beaucoup plus grande que celui auquel les banques américaines ont été confrontées en 2008. Une fois que les marchés s'en rendront compte, ils réagiront très mal au moindre signe de chute des prix immobiliers en Australie. Le monde est sur le point de découvrir qui s'est baigné nu dans le marché immobilier australien. Et cela pourrait bien déclencher une panique qui gagnera le monde entier. L’article Subprime, le retour à la sauce australienne… est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Le rejet des traditions crée des monstres (jeu., 26 avril 2018)
tradition En économie, la tradition de l'épargne avant la dépense a été rejetée. Les innovations financières se multiplient et les surprises risquent de ne pas être heureuses. Le Dow a chuté de quelques points hier, perdant 425 points. Rien de très grave – il y a plus important : le rendement du bon du Trésor US à 10 ans a franchi la barre des 3%. Notre département de recherches s'en tient à son "alerte extrême", en attendant de nouvelles données. [NDLR : Lorsque le signal passera d'"alerte extrême" à "krach", les choses pourraient aller très vite. Pour vous préparer, c'est maintenant : cliquez ici.] Mais notre ami l'économiste Mark Skousen écrit dans le Wall Street Journal que l'économie sous-jacente est plus vigoureuse que le pensent les gens. Nous sommes d'avis que l'économie est "plus faible", et non pas "plus vigoureuse", que ce que pensent les gens. Les chiffres bas du chômage, par exemple, masquent un affaiblissement du paysage de l'emploi dans son ensemble, plus d'Américains occupant désormais des postes qui ne paient pas grand'chose. Par ailleurs, les prix élevés des actions poussent les gens à se croire plus riches qu'ils ne le sont vraiment – et donc à dépenser plus d'argent. Ces 30 dernières années, le patrimoine net des ménages américains a augmenté environ deux fois plus rapidement que l'économie sous-jacente. Les prix des actions, en d'autres termes, ne sont pas basés sur la production réelle. Et il n'y a toujours pas de progression des revenus des ménages – en dépit de 110 mois de croissance (la deuxième plus longue expansion de l'Histoire) – depuis le début du 21ème siècle. Il n'y a jamais de certitudes, en économie – à la place, il y a toujours des surprises. Peut-être que Mark a raison : la surprise sera du bon côté. Nous verrons... Un défi à la sagesse peut-il être un succès ? Nous sommes allé visiter la fierté de Barcelone hier, la Sagrada Familia, une cathédrale extraordinaire conçue par un architecte extraordinaire, Antoni Gaudi. Sagrada Familia A l'intérieur de la Sagrada Familia Gaudi était un chrétien fervent. Il voyait la cathédrale comme un moyen d'exprimer sa foi profonde – et sans doute très originale. L'édifice est à couper le souffle. Et il montre ce qu'on peut faire lorsqu'on a assez de bravoure. Gaudi a commencé le bâtiment en 1882. Il a continué – par intervalles, vivant parfois sur le site même – pendant 44 ans. Puis un jour, en traversant la route, il a été renversé par un tram et en est mort. A ce moment-là, les gens n'avaient toujours pas tranché avec une certitude totale s'il était un génie ou un idiot, mais ils savaient qu'il était extraordinaire. Ils se sont rendus par milliers à son enterrement, et ont accompagné sa dépouille dans la crypte de l'église qu'il avait conçue. Nous avons nous-même fait un peu de construction "expérimentale"... mais nous ne sommes pas digne ne serait-ce que de ramasser les miettes à la table de Gaudi. Tous les détails, des encadrures de portes aux tours vertigineuses en passant par les vitraux et l'autel, sont incroyablement innovants et audacieux. L'audace, en architecture, est généralement signe d'arrogance et de vanité. La plupart du temps, c'est un échec lamentable. Et pour de bonnes raisons. Des siècles de savoir-faire accumulé sont ignorés Il a fallu des centaines d'années pour qu'évoluent les formes plaisantes et familières de l'architecture traditionnelle. Les arches ont été développées il y a 2 000 ans. Les colonnes, peut-être 3 000 ans. Elles – et bon nombre des formes "classiques" que nous tenons pour acquises – sont la forme physique d'un condensé de sagesse, d'information et de style. Elles sont ainsi pour une raison – comme le langage et les bonnes manières – même si nous ne savons pas laquelle. Il est peu probable que l'architecte moderne puisse les améliorer. C'est pour cette raison que quasiment toutes les innovations du XXème siècle sont aussi laides et dysfonctionnelles ; après la Première Guerre mondiale, les architectes ont consciemment rejeté le passé. Et lorsqu'on fait une telle chose – lorsqu'on rejette le travail, l'économie, la religion, le mariage, les bonnes manières, la morale ou l'esthétique – on risque de créer des monstres. Les Russes, par exemple, ont rejeté les conventions du capitalisme bourgeois et ont créé l'Union soviétique. Les Brésiliens ont rejeté l'architecture ordinaire, organique, et ont créé leur capitale, Brasilia, tandis que des architectes du monde entier, comme ceux du Bauhaus, dépouillaient intentionnellement leurs bâtiments des ornements et détails raffinés du passé afin de leur donner un nouveau genre moderne. Dans le domaine de l'économie, auquel nous revenons jusqu'à plus soif, l'économie classique a été rejetée en faveur de théories modernes insensées – surtout celles de John Maynard Keynes. Le résultat ? Un monstrueux gâchis... L'oeuvre de Gaudi est exceptionnelle. Certes, on dirait un peu qu'elle a été cueillie dans le jardin d'un excentrique avant d'avoir été agrandie 1 000 fois. Mais elle est d'une originalité fabuleuse et sa singularité est rafraîchissante. Nous avons vu des centaines d'églises... mais aucune comme la Sagrada Familia. L’article Le rejet des traditions crée des monstres est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Les perspectives à court terme de redressement économique dépendent de plusieurs facteurs, parmi lesquels les incertitudes résultant des conflits prolongés dans la région et de l’afflux de personnes déplacées de force.
Monnaie, argent, finances

Malgré un ralentissement de la croissance de 2,1%, en 2017, les perspectives économiques dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) devraient s’améliorer, au cours des années 2018 et 2019, la croissance dépassant l3 %, selon le Bulletin d’information économique de la région MENA intitulé « Crise des réfugiés dans la région MENA, relever le défi du développement ».  Au sein de la région MENA, les exportateurs et importateurs de pétrole tireront tous profit d’une amélioration constante de la croissance mondiale, de l’augmentation des échanges avec l’Europe et l’Asie, d’une plus grande stabilité des marchés de produits de base – particulièrement du pétrole – et des réformes entreprises dans certains pays de la région.

 

 « Les perspectives à court terme de redressement économique dépendent de plusieurs facteurs, parmi lesquels les incertitudes résultant des conflits prolongés dans la région et de l’afflux de personnes déplacées de force », déclare Lili Mottaghi, économiste à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. « Les pays de la région doivent adopter la bonne combinaison de politiques pour se développer plus rapidement, y compris des réformes visant à diversifier les économies et renforcer l’environnement des affaires dans le but de renforcer le potentiel du secteur privé ».

 

Le rapport analyse l’impact de l’instabilité grandissante dans la région sur les perspectives de croissance, les performances étant inférieures de moitié à leurs niveaux d’avant 2011, ce qui fait qu’il est difficile de s’attaquer au problème du chômage des jeunes et de répondre aux besoins du grand nombre de personnes déplacées à travers la région par suite de conflits qui se prolongent.

Selon Rabah Arezki, économiste en chef à la Banque mondiale, “avec les répercussions des conflits qui ont tendance à tirer les perspectives de croissance vers le bas, les secteurs public et privé devront faire preuve d’agilité et conjuguer leurs efforts pour inverser la trajectoire”.

 

Vers la fin 2016, on dénombrait plus de 5,4 millions de réfugiés syriens enregistrés, dont 75 % étaient concentrés au Liban et en Jordanie. Le rapport souligne l’impact de l’afflux massif des réfugiés dans les pays d’accueil, et suggère des moyens d’aider les pays dont les finances publiques et les services sont soumis à une pression croissante tout en préservant leur stabilité macroéconomique. Il évoque la nécessité de passer d’une intervention humanitaire à l’aide au développement, et de constituer des statistiques plus robustes pour le suivi de l’aide sociale apportée aux réfugiés et de l’appui de la communauté internationale.

 

« En plus de réponses à leurs besoins immédiats de subsistance et de logement, les réfugiés désirent une éducation pour développer leur capital humain et des emplois pour préserver leur dignité et se préparer à retourner à leurs pays d’origine une fois la stabilité rétablie. Il s’agit là d’une responsabilité mondiale », affirme Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA. « La communauté des bailleurs, y compris la Banque mondiale, redouble d’efforts pour réaliser cet objectif et mobiliser des financements concessionnels afin d’aider les pays d’accueil à faire face aux besoins accrus en matière de développement », ajoute-t-il.

La 11e Conférence économique africaine (CEA) s'est déroulée, du 5 au 7 décembre, à Abuja au Nigeria.
Sigle des Nations Unies

La 11e Conférence économique africaine (CEA) s'est déroulée, du 5 au 7 décembre, à Abuja au Nigeria. Plus de 300 participants ont assisté à cet événement, organisé conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme de développement des Nations Unies (PNUD), sous le thème « Nourrir l’Afrique : vers une agro-industrialisation pour une croissance inclusive ».

 

« Cette conférence ne doit pas être une simple conférence de plus, a prévenu Ousmane Dore, représentant résident de la Banque africaine de développement au Nigeria ». Elle doit, au contraire, être suivie d’une série de mesures phares pour « enclencher la transformation économique de l’Afrique grâce au développement de l’agriculture ».

Ousmane Dore a également souligné l’importance du portefeuille de projets de la BAD au Nigeria dans le secteur de l’agriculture, dont le programme « ENABLE Youth » (Donner aux jeunes les moyens) qui aide les jeunes diplômés « agripreneurs » à se lancer dans différents volets de l’agroalimentaire. « Le thème de la Conférence arrive à point nommé », a-t-il lancé.

 

A l’issue de la Conférence, Adam Elhraika, directeur de la Division des politiques macro-économiques de la CEA, a exhorté les participants à partager leur enthousiasme et à diffuser les messages majeurs de la conférence auprès des partenaires et des gouvernements, afin de garantir que les mesures adoptées soient mises en œuvre.

Ayodele Odusola, économiste en chef à la tête de l’équipe stratégie et analyse du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, a, quant à lui, souligné que le thème de la Conférence s’inscrit dans la droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Il s’est fait l’écho du sentiment exprimé lors de la Conférence, selon lequel l’agro-industrialisation devrait permettre de réaliser les objectifs ultimes de développement de l’Afrique.

A ce titre, plusieurs études portant sur l’agriculture, le changement climatique et la sécurité alimentaire ont nourri les débats sur l’agro-industrialisation, permettant aussi d’ouvrir les discussions relatives au développement durable.

Dans son allocution d’ouverture, le vice-président du Nigeria, Yemi Osinbajo, s’est réjoui du thème de la conférence et de la participation de personnalités de haut rang. Et d’indiquer que son gouvernement attendait avec intérêt les résultats de leurs délibérations, qui « seront fort utiles pour l’élaboration d’un nouveau plan de relance économique, dans lequel l’agro-industrialisation jouera un rôle clé ».

Pour sa part, le président de la BAD, Akinwumi Adesina a souligné, dans son discours liminaire, « le rôle clé de l’agriculture qui représente plus de 28 % du PIB de l’Afrique dans l’accélération de la croissance, la diversification économique et la création d’emploi pour les populations africaines ».

Il a également rappelé que « l’agriculture fournit les matières premières de base nécessaires au développement industrie. Les denrées alimentaires comptent pour la plus grande part de l’indice des prix à la consommation et il est crucial de pouvoir fournir des produits alimentaires bon marché pour contenir l’inflation. Quand l’inflation est faible, les taux d’intérêt baissent et les investissements du secteur privé augmentent. Renforcer la compétitivité, l’efficacité et la productivité du secteur agricole est essentiel pour stimuler les économies des régions rurales, où vit la majorité de la population du continent africain. L’avenir de l’Afrique dépend de l’agriculture ».

 

Deux études ont remporté les suffrages lors de l’examen final des organisateurs de la conférence. La première place est revenue à Mintewab Bezabih, de la School of Economics and Political Science de Grande-Bretagne, Remidius Ruhinduka de l’université de Dar es Salaam en Tanzanie et Mare Sarr, de l’université de Cape Town en Afrique du Sud, pour leurs travaux présentés lors de la conférence et intitulés « Climate change perception and system of rice intensification (SRI) in Tanzania:A moment approximation approach » (« Perception du changement climatique et système de riziculture intensive (SRI) en Tanzanie : une approche selon la méthode du moment »). La deuxième place est attribuée à l’étude intitulée « Greenhouse Gas Mitigation in the Agricultural Sector: Win-Win or Trade-Off among Small Farmers from West Africa? » (« L’atténuation des gaz à effet de serre dans le secteur de l’agriculture : formule gagnant-gagnant ou compromis pour les petits agriculteurs d’Afrique de l’Ouest ? »), écrite et présentée par Tiertou Edwige de l’université de Cheikh Anta Diop au Sénégal et Bruno Barbier du Centre de recherche d’économie appliquée (CREA) au Sénégal.

 

Durant trois jours, la Conférence a rassemblé d’éminents orateurs dont Eric Maskin, professeur d’économie à Harvard et co-lauréat du prix Nobel 2007 ; Xiaobo Zhang, professeur d’économie et directeur de recherche à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) ; Chris Barrett, professeur d’économie appliquée à l’université Cornell ; ainsi que Paul Amaza, professeur de médecine à l’Université de Jos au Nigeria. A noter que la 12e Conférence économique africaine aura lieu à, Addis-Abeba, en Éthiopie, au mois de décembre de l'année prochaine.

La Côte d’Ivoire aspire à accéder, en 2020, au rang des pays émergents. Pour atteindre cet objectif, elle compte a l'intention de s’inspirer du modèle chinois de développement. C'est ce qu'a déclaré en substance, le 3 octobre à Abidjan, Adama Toungara, ministre ivoirien du Pétrole et de l’Energie,  qui a également exprimé la gratitude du gouvernement ivoirien à la Chine pour les importants travaux réalisés dans le pays dans le cadre de la coopération entre les deux pays.

 

« La Côte d’Ivoire qui œuvre à devenir un pays émergent en 2020, entend s’appuyer sur la Chine pour son développement économique et son partenariat solide avec le secteur privé dans le cadre du financement du programme national de développement 2016-2020 », a indiqué M. Toungara en présence du premier ministre, Daniel Kablan Duncan, à l’occasion de la célébration du 67ème anniversaire de la République populaire de Chine.

 

A noter que grands projets structurants, dont la construction d’un barrage hydroélectrique d’une capacité de 275 MW à Soubré, bénéficient du financement chinois, à travers Eximbank qui a octroyé un prêt 321 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire. Le Premier Ministre, Daniel Kablan Duncan, avait alors présidé la cérémonie de signature de cet accord de prêt, marquant ainsi l’aboutissement d’un long processus de négociations. Le ministre du Pétrole et de l’Energie, l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, SEM Zhan Guoqing, ainsi que des responsables de la banque chinoise, partenaire du Gouvernement dans la réalisation de l’aménagement hydroélectrique de Soubré, avaient notamment pris part à la cérémonie.

Partout dans le monde, les aéroports font le choix de l’énergie solaire et découvrent que c’est bon pour les affaires.
Panneaux à énergie solaire

Partout dans le monde, les aéroports font le choix de l’énergie solaire et découvrent que c’est bon pour les affaires.

 

L’aéroport de George, situé sur la côte sud de la province du Cap-Occidental, en Afrique du Sud, est le premier aéroport du continent africain et le deuxième du monde à s’alimenter exclusivement en énergie solaire.

 

En 2015, l’aéroport international de Cochin, à Kerala, en Inde, a été le premier à produire l’intégralité de son électricité avec des panneaux photovoltaïques.

 

Les panneaux solaires de l’aéroport de George peuvent produire 750 kilowatts par jour, soit près du double de l’électricité nécessaire pour faire fonctionner l’établissement. Alors cet aéroport régional, petit mais actif, revend ses excédents d’électricité au fournisseur national d’électricité d’Afrique du Sud.

 

L’aéroport de George est passé au solaire en 2016. Le projet a coûté environ 1 million de dollars et a été achevé en six mois, ce qui a permis de diviser par deux les frais d’électricité de l’aéroport. Une fois que les batteries de stockage pour l’utilisation nocturne seront installées, les économies seront encore plus importantes. En outre, les coupures d’électricité, un fléau dans la région, ne poseront plus problème.

D’autres aéroports en Afrique du Sud sont en train de suivre l’exemple de l’aéroport de George.

De même, l’aéroport international de Cochin, en Inde, produit assez d’électricité pour ses propres opérations ainsi que pour fournir de l’électricité au réseau public. Cochin a commencé à installer des panneaux solaires sur ses terminaux et sur les hangars de stationnement de ses appareils. Tant et si bien qu’une ferme solaire de 18 hectares a été construite sur un terrain adjacent. Elle alimente l’aéroport en électricité depuis août 2015. Le projet de l’installation solaire de 12 mégawatts a coûté 9,5 millions de dollars, mais un retour sur investissement est escompté d’ici les six prochaines années*.

En réduisant leur recours aux centrales électriques au charbon, les aéroports de Cochin et de George font baisser leurs émissions de carbone de centaines de milliers de tonnes, émissions qui s’avèrent être un accélérateur du réchauffement de la planète et du changement climatique.

 

Pourquoi les aéroports sont-ils en première ligne de ce développement d’énergie verte ? Tout simplement parce qu’ils disposent de beaucoup de surface et d’immenses toitures où installer des capteurs solaires. C'est ainsi que des douzaines d’aéroports américains se sont équipés en installations solaires ou prévoient de le faire. À ce jour, la plus grande ferme solaire se trouve à l’aéroport d’Indianapolis, en Indiana. La ferme de 30 hectares comprend des panneaux qui suivent la trajectoire du soleil (panneaux solaires héliotropes) et qui produisent 15 mégawatts par jour. L’aéroport de Denver, au Colorado, dispose de quatre fermes solaires de 10 mégawatts. Sur d’autres aéroports américains, les installations produisent entre 1 et 3 mégawatts.

La monnaie alternative est un moyen d'échanger des services et des marchandises en recourant à une monnaie autre que la devise officielle. Ce type de devise est particulièrement prisé en Espagne, où plusieurs villes ont décidé de lancer leur propre monnaie sociale.


C'est avec le zoquito, première monnaie de ce genre, que tout a débuté en 2007 dans la ville de Jerez de la Frontera. Son succès a inspiré depuis les habitants d'autres villes à créer leurs propres monnaies sociales.

 

Le zoquito

La monnaie de la ville de Jerez de la Frontera est « une devise complémentaire à l'euro qui a son cours dans la province de Cadiz au sein d'un certain nombre de personnes qui s'en servent en tant qu'instrument d'échange non commercial », selon le site officiel.

Les créateurs et les utilisateurs de cette monnaie soulignent qu'« elle enrichit les participants, car elle ne circule qu'à l'intérieur de la communauté autonome » et « soutient les compagnies locales tout en contribuant à leur développement » en plus de « stimuler les emplois ».

Le puma

Cette monnaie circule dans le centre historique de Séville depuis 2012. Selon les créateurs, cette monnaie alternative sert à « échanger toute marchandise et service conformément aux principes éthiques de la monnaie sociale ».

En plus de promouvoir le commerce local et d'améliorer les relations entre les habitants, les participants financent ainsi des projets d'intérêt commun, tels que la restauration de monuments architecturaux.

Le chavico

La monnaie qui circule à Granada s'appelle le chavico. Tout comme les autres monnaies alternatives, elle est appelée à stimuler l'échange de marchandises et de services au sein d'une communauté autonome et contribuer au développement de l'économie locale et à l'accumulation du capital.

 

Le parlones
En 2017, le parlones, l'une des monnaies les plus ambitieuses en Espagne, sera lancé dans la ville de Santa Coloma de Granemet. La création de cette monnaie est subventionnée par l'UE.

« Sa mission, tout comme celles des autres monnaies, sera de contribuer au développement de l'économie locale et de multiplier les dépenses sociales dans la ville ».

Il est évident que les monnaies alternatives peuvent devenir, au niveau local, un moyen efficace pour développer le commerce, pour multiplier le nombre de PME et pour consolider les relations d'amitié entre les habitants.

Source : https://fr.sputniknews.com/economie/201611171028740054-espagne-euro-monnaies/

Quand une idée brillante, à même d’impressionner le marché mondial, jaillit dans l’esprit d’un entrepreneur, il doit décider où installer le siège de sa société.
Les camions-resto, qui sont des projets d'entrepreneurs, sont devenus omniprésents aux Etas-Unis (© Shutterstock).

Quand une idée brillante, à même d’impressionner le marché mondial, jaillit dans l’esprit d’un entrepreneur, il doit décider où installer le siège de sa société. Il n’aura que l’embarras du choix car nombreux sont les pays, les régions et les villes qui cherchent à attirer de nouvelles entreprises et sources d’emplois.

 

Une organisation de recherche réputée vient de publier son Indice de l’entrepreneuriat mondial 2017. Elle dresse une liste de 137 pays selon des critères relatifs aux difficultés et aux avantages qu’on y trouve pour créer une entreprise.

 

Les États-Unis arrivent en première place des endroits les plus accueillants pour les entrepreneurs. La Suisse, placée huitième en 2015, obtient la seconde place cette année. Le Canada est passé du deuxième au troisième rang.

L’Australie et plusieurs autres pays d’Europe occidentale complètent la liste des 10 premiers. Parmi les 15 pays suivants, on trouve Israël, le Chili, les Émirats arabes unis, le Qatar, Singapour et le Japon.

 

L’Institut pour l’entrepreneuriat mondial et le développement établit son indice annuel sur la base de son analyse de « l’écosystème entrepreneurial » dans chaque pays sur sa liste. Il tient compte, entre autres, de la disponibilité de capital-risque, du networking, de l’acceptation du risque, du soutien culturel, de la technologie, des opportunités et de la concurrence.

 

 

Le président du Réseau de l’entrepreneuriat mondial, Jonathan Ortmans, explique que la technologie est la locomotive du changement. Aujourd’hui, les innovateurs « font plus que d’apporter de simples solutions aux besoins des consommateurs ; ils s’attaquent au processus beaucoup plus compliqué qui est de perturber des secteurs hautement régulés », comme l’ont fait Airbnb et Uber, par exemple.

la région MENA, l’agriculture est aux deux tiers pluviale, ce qui la rend très vulnérable aux écarts de température et de précipitations.
Les effets du changement climatique

 

Le Groupe Banque mondiale a dévoilé, le 15 novembre, lors de la COP22 de Marrakech, un nouveau plan pour renforcer son soutien aux pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), qui se trouvent aujourd'hui confrontés aux multiples menaces découlant du changement climatique. Le Plan d’action de la Banque mondiale pour la région MENA devrait pratiquement doubler la part des financements dédiés à la lutte contre le changement climatique, au cours des quatre prochaines années, pour la porter à quelque 1,5 milliard de dollars par an, d’ici à 2020.

 

Lors d’une conférence de presse, Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la Région MENA,  a décliné les quatre axes de ce plan : sécurité alimentaire et hydrique ; adaptation durable des villes à la nouvelle donne climatique ; transition vers des énergies décarbonées ; et protection des plus pauvres, les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Selon lui, « le changement climatique va aggraver une situation déjà difficile et touchera des millions d’individus dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. L’ amenuisement des ressources en eau, déjà rares et parmi les moins abondantes du monde, risque de menacer des industries critiques qui, comme l’agriculture, assurent la subsistance de millions de pauvres ruraux ». Et de faire remarquer que « bien conscients des risques, les pays de la région ont commencé à agir en adoptant de meilleures pratiques de gestion de l’eau et en plantant des variétés plus résistantes au changement climatique ».

 

il faut savoir qu'au sein de la région MENA, l’agriculture est aux deux tiers pluviale, ce qui la rend très vulnérable aux écarts de température et de précipitations. De même que les températures, en hausse partout, augmenteront encore plus vite dans les pays de la région que dans le reste du monde. c'est ainsi qu'en 2015, le Maroc a ainsi vu son produit intérieur brut chuter de 1,5 % avec la destruction, par la sécheresse, de la moitié des champs de blé. Si un quart environ de la main-d’œuvre dans la région est employée dans l’agriculture, cette proportion a atteint 40 % au Maroc. Mais il faut s’attendre à un exode vers les villes à mesure que le changement climatique dégradera les conditions de survie des ruraux. En plus de la surpopulation et de l’aggravation de la pollution, l’accélération des migrations vers les grandes villes côtières de la région expose les populations à un autre risque : la hausse du niveau de la mer. Avec un réchauffement de 1,5 °C, la mer Méditerranée devrait monter de 0,2 à 0,5 mètre, menaçant près de 25 millions d’habitants entre Alger et Beyrouth.

 

Le Plan d’action climatique pour la région MENA repose sur un ensemble de cinq engagements qui exploitent les atouts de la Banque en matière de financement climatique, son expérience internationale et sa capacité à tisser des partenariats. Les deux premiers engagements, complémentaires, induisent un déplacement des moyens en faveur de l’action climatique puisqu’il s’agit de pratiquement doubler le soutien à l’adaptation à cette nouvelle donne environnementale. Le but, entre autres, est d’appuyer la protection sociale des plus vulnérables, de mieux planifier les villes et d'anticiper les risques pour protéger les personnes et les biens en cas d’événement climatique extrême mais également de gérer de manière optimale les ressources naturelles et, en particulier, les écosystèmes vulnérables.

 

Le troisième engagement concerne l’appui aux réformes qui poseront les jalons d’un avenir vert, à l’instar de la suppression des coûteuses subventions aux combustibles fossiles qui favorisent les gaspillages d’énergie ou de la création de réglementations adaptées pour inciter les investisseurs privés à faire le pari des énergies renouvelables. Les deux derniers engagements portent respectivement sur le financement de la transition vers une économie décarbonée, en s’appuyant sur les programmes de la Banque mondiale pour attirer des investisseurs privés et sur ses garanties pour atténuer les risques, et sur la construction de partenariats régionaux dans le but d’inventer des solutions communes face à des défis communs que sont par exemple la pénurie d’eau ou l’accès à l’énergie.

A l’occasion de la COP de Marrakech, qui se déroulera du 7 au 18 novembre prochain, le Conseil des Relations Mondiales Arabes avec l’Amérique Latine et Les Caraïbes (CARLAC) et OCP Policy Center, en collaboration avec le géant Masdar, FGV et l’Ecole Polit
Comment faire de la planète un globe sans carbone ?

A l’occasion de la COP 22, qui s'est déroulée du 7 au 18 novembre à Marrakech, le Conseil des Relations Mondiales Arabes avec l’Amérique Latine et Les Caraïbes (CARLAC) et OCP Policy Center, en collaboration avec le géant Masdar, FGV et l’Ecole Politique Publique de l'Université du Maryland, ont organisé, le 10 novembre, une Conférence sous le thème : « Energies Renouvelables  à faible émission carbone : Expériences des pays du MENA, d’Amérique Latine et des Caraïbes ». L’évènement, qui a vu la participation d’intervenants de pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), d’Amérique Latine et des Caraïbes, a pour objectif d’examiner les différentes technologies qui appuient et facilitent le développement et la mise en œuvre de l’Energie Verte pour lutter contre le changement climatique.

 

Selon Mohamed Dekkak, vice président et membre fondateur de CARLAC, « cet évènement arrive à un moment important et décisif au niveau de l’implémentation et du suivi de l’Accord de Paris, notamment en ce qui concerne la définition des outils et mécanismes devant contraindre les Parties à respecter leurs engagements ». Et d’expliquer que « les pays d’Amérique Latine et des régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont réalisé un déploiement important d’énergies renouvelables et possèdent des objectifs ambitieux pour un déploiement supplémentaire ». C’est dire aussi qu’à travers leurs réalisations, ces pays ont gagné de l’expérience dans le déploiement à grande échelle des énergies renouvelables.

Dans tous les cas, la manifestation a permis aux représentants des pays concernés de partager leurs expériences, débattre et se concerter et ce, en vue de définir la meilleure voie et les meilleures approches à suivre pour le développement d’énergies propres et renouvelables à même de contribuer à une diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

 

A noter que CARLAC est une organisation non gouvernementale, créée dans le but de renforcer les relations entre les pays d’Amérique Latine, le Monde Arabe et les Caraïbes. OCP Policy Center est, quant à lui, un think tank marocain basé à Rabat, avec pour mission la promotion du partage de connaissances et la contribution à une réflexion enrichie sur les questions économiques et les relations internationales.

Facebook a dépassé, fin juin 2016, les 2 milliards de dollars de bénéfices et ce, après avoir franchi, six mois  plus tôt, la barre du milliard de dollars. A  titre de comparaison, le géant de l'Internet Google n'a franchi ce pallier qu'au bout de douze années d'existence.  C'est ainsi que, par rapport à la même période de l'année dernière, Facebook a enregistré une augmentation de l'ordre de 186% de ses bénéfices.

 

Les bons résultats de la firme sont dus à une hausse, sur une période d'un an, de 59% de son chiffre d'affaires qui a atteint les 6,4 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre de l'année 2016. La marge opérationnelle a, quant à elle, augmenté de 31% à 43%. Ces chiffres contrastent avec les résultats en demi-teinte des autres sociétés de la Vallée dévoilés hier (Apple , Twitter) et dépassent les prévisions des analystes.

 

En conséquence, les marchés ont récompensé la société californienne, son action gagnant 6% après la clôture de la Bourse mercredi. Le réseau social semble parti pour ouvrir à son plus haut niveau historique jeudi à Wall Street - l'action est en hausse de 25% depuis le début de l'année, et la valorisation de la société dépasse désormais les 350 millions de dollars.

 

La clé du succès repose sur la ruée des annonceurs sur Facebook et Instagram. Ils sont attirés par le nombre toujours croissant d'utilisateurs sur les deux réseaux. Le premier compte désormais 1,71 milliard d'utilisateurs se connectant au moins une fois par mois, une augmentation de 15% en un an. Le deuxième a franchi la barre des 500 millions en juin dernier. Les revenus publicitaires de la société ont ainsi augmenté de 63% en un an.

L'Egypte prend la place du Nigeria et devient la 2ème puissance économique d'Afrique
Pharaon d'Egypte

Après avoir été reléguée en 2014 au rang de deuxième puissance économique du Continent dans le sillage d’une mise à jour statistique opérée par le bureau national nigérian des statistiques, la nation arc-en-ciel vient de perdre sa médaille d’argent.

 

Dans une analyse publiée le 11 mai, le cabinet d’audit et de conseil KPMG a révélé que l’Egypte a soufflé le rang de la deuxième économie africaine à l’Afrique du Sud, en raison notamment de la forte dépréciation du rand face au dollar au cours des quatre dernières années.

L’analyse, qui se base sur les données  figurant dans le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques mondiales, précise que l’Afrique du Sud a enregistré un déclin de son économie entre 2012 et 2015 suite au ralentissement de la croissance réelle (en monnaie locale) et à la dépréciation du rand par rapport au billet vert. La monnaie sud-africaine est passée d’une moyenne de 8,20 rands pour 1 dollar en 2012 à une moyenne de 12,74 rands pour 1 dollar l’année dernière, soit une dépréciation de plus de 50%.

 

La valeur nominale en dollar du PIB sud-africain a ainsi diminué en moyenne de 7% par an lors des quatre dernières années. Parallèlement, la valeur nominale en dollar du PIB égyptien a augmenté en moyenne de 7,5% sur la période 2012-2015. La dépréciation de la livre égyptienne par rapport au dollar sur cette période a été beaucoup plus lente que celle du rand sud-africain.

 

Selon le FMI, l’économie sud-africaine ne devrait croître que de 0,6% en 2016. L’institution multilatérale n’a pas fait des projections relatives à la croissance du PIB de l’Egypte cette année. Elle a cependant souligné une incertitude significative en ce qui concerne la trajectoire à court et moyen terme de la livre égyptienne.

A noter que le PIB du Nigeria a dépassé celui de l’Afrique du Sud dès 2011. A la fin de l’année écoulée, le PIB du pays le plus peuple d’Afrique s’est établi à 490 milliards de dollars alors que celui  l’Afrique du Sud a été estimé à 313 milliards de dollars.

La Banque Mondiale évalue la qualité de la gouvernance des différents Etats à travers le monde
Mondialisation, argent, économie

Une mission de la Banque mondiale en séjour à Kinshasa a évalué, le 10 juin dernier, avec les structures bénéficiaires du ministère de la Décentralisation et affaires coutumières, l’impact et les résultats atteints par le Projet de renforcement des capacités en gouvernance (PRCG) financé par cette institution de Bretton-Woods depuis 2008.

A cette occasion, Eugénie Kiendrebeogo, chef de délégation et économiste en charge de la gouvernance à la Banque Mondiale a insisté sur le contexte de l’élaboration du projet et de son impact sur l’amélioration de la gouvernance avec la mise en œuvre de la décentralisation dont l’objectif est l’amélioration dans la fourniture des services de qualité à la population et l’exigence de la redevabilité par les institutions politiques nationale et provinciale.

Elle a reconnu que le PRCG a financé beaucoup d’activités avec des résultats atteints en terme de renforcement des capacités des institutions provinciales, l’installation d’une chaîne de la dépense informatisée, laquelle a contribué à l’accroissement des recettes et à l’amélioration des finances des provinces notamment au Katanga, au Sud-Kivu, dans le Bandundu et au Kasaï-Occidental avant le démembrement desdites provinces.

Tout en saluant l’appui multiforme de la Banque mondiale à travers le PRCG dont la Cellule technique d’appui à la décentralisation (CTAD) est l’un des bénéficiaire, le coordonateur national de cette cellule, Makolo Jibikilay, a souligné que le PRCG est né dans un contexte marqué par la mise en œuvre des réformes importantes prescrites par la Constitution du 18 février 2006 dont la réforme de l’organisation territoriale et administrative de la RDC induite par la décentralisation.

Cette réforme a été marquée, a-t-il indiqué, par le découpage territorial de 10 à 25 provinces plus la ville de Kinshasa qui a le statut de province, le changement du statut de province qui cesse d’être une entité territoriale décentralisée pour devenir une composante politique et administrative du territoire national dotée de la personnalité juridique et d’une large autonomie économique, financière, administrative et patrimoniale. Il a cependant relevé qu’une partie de la décentralisation classique qui touche aux ETD n’est pas encore réalisée parce ces ETD (ville, commune, secteur et chefferie) ne sont pas encore dotées des organes de gestion et de décision faute des élections locales.

Makolo Jibikilay a néanmoins reconnu que la CTAD est satisfaite de l’apport, de l’appui déterminant, important et dynamique du PRCG pour mettre en œuvre les réformes relatives à la mise en œuvre de la décentralisation en RDC. Doter les provinces des finances locales reste l’un des grands défis à relever, a-t-il dit avant de recommander de faire renaître les régies financières dans les nouvelles provinces en s’inspirant des provinces d’intervention du PRCG.

De plus en plus de millionnaires français émigrent en Israël
Arc De Triomphe, Paris, France

Selon un rapport issu d’une enquête réalisée par la société de conseil New Wealth World, organisme recueillant des informations sur les grandes fortunes, la France est, en 2015, le pays du monde d'où émigrent le plus de millionnaires, devant la Chine et l'Italie. Israël est une des destinations privilégiées de ces riches français. Le rapport publié par New Wealth World s’intitule « la migration des millionnaires en 2015 ».

L'année dernière, ce sont 10 000 millionnaires qui ont quitté la France, soit 3% des 290 000 millionnaires que comptait le pays. Ils sont 7 000 à avoir quitté la capitale parisienne. Selon les auteurs de ce rapport, près de 4 000 de ces millionnaires se sont installés en Israël en 2015. Pour au moins 2 000 d'entre eux, ils se sont installés à Tel-Aviv, dans le nord du pays, tandis que les autres ont préféré Netanya, Herzlia ou Jérusalem. New Wealth World prédit une augmentation de ce flux dans les années à venir.

 

Des départs influencés par la montée des tensions religieuses selon le rapport

Le rapport note que «le départ des millionnaires de France, dans une très large partie, a été influencé par la montée des tensions religieuses entre chrétiens et musulmans, en particulier dans les zones urbaines». «Environ 20 à 25 pour cent de cette population qui a quitté la France étaient juifs, et ils sont allés en Israël», a indiqué à Newsweek le responsable de cette enquête pour la fondation New World Wealth, Andrew Amolis.

Les juifs français sont d'ailleurs 7 900 à être venus vivre en Israël l'année dernière, soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente, notamment poussés par la peur après les attentats de janvier et de novembre 2015.

Israël compte désormais près de 71 700 millionnaires, soit une augmentation de 6% en un an. Le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Australie font également partie des destinations préférées de ces exilés de luxe.

Les auteurs du rapport expliquent que ce phénomène touche la plupart des pays d'Europe à cause notamment de la montée des tensions communautaires, surtout dans les villes. Cette tendance risque d'augmenter, selon eux, au vu du contexte économique morose. Le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et la Suède, des pays où «les tensions religieuses commencent à émerger», sont des pays où les millionnaires pourraient partir en grand nombre, au cours de ces prochaines années.

Source : https://francais.rt.com/economie/18549-millionnaires-francais-quittent-france-grand

L'énergie éolienne occupe, après l'énergie solaire, une place importante dans le programme marocain d'énergies renouvelables maro
Moulinet, production d'énergie éolienne

Une Déclaration d’intention pour le renforcement de la coopération énergétique entre le Maroc et l’Allemagne a été signée, le 19 avril à Rabat, par les ministres de l’Energie respectifs des deux pays. Cette Déclaration d’intention entre dans le cadre du Partenariat Energétique Maroco-Allemand (PAREMA), mis en place en 2012. Elle a été signée en marge d’une table ronde économique dédiée aux conditions d’investissement dans le secteur énergétique et à laquelle ont participé le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, l’Agence Marocaine de l’Energie Solaire (MASEN), l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), ainsi qu’une vingtaine de sociétés allemandes venues rechercher des partenaires marocains. L’objectif de cette rencontre est de « renforcer la collaboration économique et politique dans le secteur de l’énergie entre les deux pays et promouvoir les investissements dans le domaine des énergies renouvelables au Maroc ».

Sigmar Gabriel, ministre de l´Economie et de l´Energie de la République fédérale d´Allemagne, estime que « ce partenariat énergétique profite aux deux parties. D’une part, le Maroc bénéficie de financements allemands ; d’autre part, plus de 40% des pièces utilisées proviennent d’Allemagne et 30 sociétés allemandes participent aux projets marocains, en matière d’énergies renouvelables ».

Il faut savoir que l’Allemagne participe activement au financement du Projet Marocain intégré de l’Energie Solaire qui a permis l’injection du premier KWh de la centrale solaire NOOR I, d’une puissance de 160 MW, dans le réseau national de transport. S’agissant de NOOR II et III, d’une puissance de 350 MW, les travaux de construction ont été lancés le 4 février, pour une mise en service en 2017. Quant à la phase NOOR PV de 170 MW qui comprend la centrale NOOR IV d’une capacité de 50 à 70 MW, située à Ouarzazate, et les projets NOOR Laâyoune et NOOR Boujdour, d’une capacité totale de 100 MW, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé. Il en est de même pour le développement de la première phase du complexe solaire NOOR Midelta.

En matière de production d’électricité, le Maroc vise à porter la part des énergies renouvelables de 42 % de puissance installée, en 2020, à 52 %, à l'horizon 2030 ; ce qui lui permettra de réduire sa dépendance énergétique aux sources fossiles totalement importées. Pour atteindre cet objectif, le pays devra développer une capacité additionnelle de production d’électricité, entre 2016 et 2030, de plus de 10 GW de sources renouvelables dont 4 560 MW solaire, 4200 MW éolienne et 1330 MW hydro-électrique. L’investissement global attendu pour les projets d’électricité de sources renouvelables sera de 32 milliards de dollars, ce qui représente des réelles opportunités d’investissement pour le secteur privé.

En ce qui concerne l’Eolien, le Projet Intégré comportant cinq parcs éoliens de 850 MW vient d’être adjugé le mois dernier au consortium constitué de la société marocaine Nareva Holding, la société italienne Enel Green Power et la société allemande Siemens Wind Power, qui a déjà à son actif d’autres projets énergétiques au Maroc. En effet, cette dernière s’apprête à lancer une usine de fabrication de pales d’éoliennes à Tanger, avec la création prévue de 700 emplois.

Le Maroc a également été l’un des premiers pays de la région euro-méditerranéenne à introduire les technologies de Transfert d’Energie par Pompage (STEP) en réalisant la STEP d’Afourar d’une capacité de 460 MW. Le royaume, qui dispose de 3500 Km de cote marine, ambitionne de lancer un grand programme de développement des STEP marines. Ces dernières, couplées à des parcs éoliens en temps réels et en mode dynamique, permettront d’aplatir la courbe de charge et de rendre le système électrique national indépendant des ouvrages de production du back-up fonctionnant aux combustibles fossiles.

Par ailleurs, le Maroc s’est engagé à accélérer la cadence de ses actions d’efficacité énergétique, en ciblant les secteurs à grand potentiel, en termes de consommation énergétique finale ; à la tête desquels se trouve le Transport avec une part de 38%, suivi du secteur du Bâtiment qui consomme le tiers de l’énergie finale ; et de celui de l’Industrie avec une part de 21%. L’objectif d’économie fixé est de 15%, à l’horizon 2030. Enfin, il est prévu la mise en place, au cours de cette année, d’une Autorité de régulation du secteur de l’électricité, qui aura pour mission de veiller au respect de la réglementation en vigueur et à la fixation des tarifs, ainsi qu’aux conditions d’accès au réseau électrique et aux interconnexions.

Selon OXFAM, Apple, Microsoft, ainqu'Exxon Mobil détiendraient au total plus de 1 300 milliards de dollars

Malgré son ampleur médiatique, le scandale des Panama Papers apparu il y a quelques jours n’apportait pas de révélations sur les multinationales américaines. Et pourtant, celles-ci seraient à la pointe de l'évasion fiscale, révèle un nouveau rapport. Des géants tels que Apple, Microsoft, Walmart ou encore Exxon Mobil détiendraient ensemble près de 1 300 milliards de dollars dans des fonds offshore, d'après une enquête portant sur les 50 plus grosses entreprises américaines, menée par l’ONG britannique Oxfam.

 

Cette somme faramineuse, qui représenterait plus que la production économique annuelle de la Russie, de la Corée du Sud et de l’Espagne selon l’organisation, serait détenue dans un «réseau opaque et secret» composé de 1 608 filiales offshore réparties dans des paradis fiscaux. Publié quelques jours après les Panama papers (des millions de documents confidentiels de personnalités et d’entreprises rendus publics), le rapport d’Oxfam se veut une nouvelle illustration de « l’abus massif systématique » du système de taxes mondial par les multinationales.

Et les données sont édifiantes : en tête du classement, le mastodonte de la technologie Apple détiendrait 181 milliards de dollars de fonds dans des paradis fiscaux. Son concurrent Microsoft en compterait lui quelques 108 milliards et le géant de industriel General Electric 119 milliards. Cet énorme montant n’a pourtant pas empêché cette dernière firme d’empocher 28 milliards de dollars de la part du contribuable, rappelle Oxfam. L’ONG relève par ailleurs qu’entre 2008 et 2014, les 50 plus grosses compagnies américaines ont bénéficié de 11 200 milliards de dollars de prêts d’Etat, de renflouement et de garanties de prêts.

Source : https://francais.rt.com/economie/19085-rapport-multinationales-americaines-evasion-fiscale

Sigle des Nations-Unies
Sigle des Nations-Unies

Le bureau de la CEA (Commission Economique pour l’Afrique) pour l’Afrique du Nord a organisé, du 1er au 4 mars, la 31ème session de son Comité Intergouvernemental d’Experts (CIE) sous le thème de « l’économie verte, une voie pour l’accélération industrielle en Afrique du Nord ». Cette rencontre a vu la participation de nombreux ministres et ambassadeurs de pays africains, de chercheurs, ainsi que de représentants du secteur privé et de la société civile.

 

Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources naturelles, la transition énergétique et l’impact du changement climatique, auxquels s’ajoute la nécessité de respecter les engagements liés aux Conférences COP 21 et prochainement COP 22, il est désormais crucial  pour les pays d’Afrique du Nord d’accélérer leur industrialisation, tout en préservant l’environnement et en rationalisant l’usage de leurs ressources. A ce titre,  l’Afrique du Nord utilise près de 80% de ses ressources en eau, contre seulement 3% pour le reste du continent africain et 8.8% pour le reste du monde.

 

C’est ainsi que l’économie verte permettrait à l’industrie manufacturière, dans les pays d’Afrique du Nord, d’évoluer vers des produits à plus fore valeur ajoutée et à contenu technologique plus important. A l’heure actuelle, l’innovation et la Recherche & Développement dans l’économie verte restent encore peu évolués dans ces pays.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l’Environnement constate que  « nous nous sommes engagés, en tant qu’Etats africains, à aller sur la voie de la croissance décarbonée ». Et de préciser que « nous avons choisi de faire de la croissance verte une dimension incontournable dans notre dimension économique». Un choix qui nécessite une « transformation structurelle » des modes de production et d’industrialisation.

La ministre a également attiré l’attention sur le fait qu’aujourd’hui 350 millions d’africains n’ont pas accès à l’eau potable et 750 millions d’entre eux n’ont pas accès à l’énergie qui est « la voie pour le développement » du Continent.

Habib Ben Yahia, Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) considère, pour sa part, que « l’intégration économique régionale est une nécessité absolue ». Selon lui « le développement des infrastructures et l’approfondissement du processus d’intégration permettront au Maghreb non seulement d’émerger, mais aussi de réduire sa dépendance vis-à- vis des marchés traditionnels ».

 

A noter qu’en Afrique du Nord, les économies demeurent encore dominées par la production et l’exportation de produits agricoles, miniers et d’hydrocarbures, qui comptent pour près de 60% des exportations totales ; ce qui accentue la vulnérabilité de la région à la volatilité des prix et à la demande internationale. C’est ainsi que, dans ces pays, le potentiel de croissance des industries manufacturières demeure fortement limité par l’insuffisance des capacités de développement technologique nécessaires à l’innovation et au développement de nouvelles filières à plus forte valeur ajoutée.

Par conséquent, l’économie verte, en favorisant l’amélioration de la qualité et de la productivité, la mise à niveau et la diversification du tissu industriel, peut contribuer à accélérer le processus d’industrialisation et la contribution du secteur manufacturier à la croissance et la création d’emplois. Dans le cas du Maroc, l’économie verte peut potentiellement créer jusqu’à 250 000 emplois.

 

A l’heure actuelle, les pays d’Afrique du Nord, dont notamment le Maroc, ont développé un ensemble de stratégies et plans sectoriels pour promouvoir l’émergence de filières industrielles vertes, telles que les énergies renouvelables, le gestion des déchets, l’exploitation des ressources en eau non conventionnelle, l’agriculture biologique, l’aquaculture, ou encore l’écotourisme.

D’une manière générale, les investissements écologiques, l’innovation, l’amélioration et l’adaptation des compétences constituent les facteurs clés pour promouvoir l’industrie verte dans les pays d’Afrique du Nord. De même que l’intégration des achats publics durables dans la réglementation des marchés publics contribuerait à promouvoir la responsabilité sociétale des entreprises. Enfin, les questions sociales, l’inclusion spatiale et l’équité devront faire l’objet d’une attention plus marquée dans les politiques industrielles, les accords de partenariat public- privé, ainsi que le Code des investissements.

Le Pentagone a soumis au Congrès américain un plan pour la fermeture de la prison de Guantanamo
Prison américaine de Guantamo à Cuba

Le Pentagone a soumis au Congrès américain un plan pour fermer la prison de Guantanamo en indiquant que cette mesure permettrait d’économiser entre 65 et 85 millions de dollars par an.

Le plan prévoit le transfert d’un certain nombre de prisonniers vers des pays tiers et un "travail commun avec le Congrès" pour transférer les prisonniers restants aux États-Unis. Selon le Pentagone, le plan permettrait d'économiser entre 65 et 85 millions de dollars par an.

Cependant, ce plan de l'administration américaine pour fermer la prison implique des dépenses qui atteindraient environ 500 millions de dollars.

Selon l'agence Reuters, le coût de la fermeture de la prison est estimé à entre 290 et 475 millions de dollars. Chaque année, les Etats-Unis dépensent environ 400 millions de dollars pour cette prison située sur l'île de Cuba.

 

Une partie des prisonniers sera envoyée dans des pays tiers

Il est prévu que 34 des 91 prisonniers soient transférés vers des pays tiers et que les 57 autres soient expédiés aux États-Unis.

"La prison de Guantanamo ne favorise pas nos intérêts nationaux. Au contraire, elle les compromet", a déclaré le président américain Barack Obama en proposant de fermer la prison.

Selon lui, la prison affecte également le "partenariat avec d'autres pays" et est contraire aux valeurs et aux objectifs des États-Unis.

Barack Obama a, à plusieurs reprises, tenté de fermer la prison de Guantanamo mais, auparavant, il n’avait pas réussi à le faire en raison de l'interdiction du Congrès américain concernant le transfert des prisonniers aux Etats-Unis.

http://fr.sputniknews.com/international/20160223/1022013940/pentagone-ferme-guantanamo.html

Quand Apple impose sa Loi à la presse !

 

Apple a décidé de marcher sur les traces de Facebook et de lancer son écosystème où il proposera aux grands médias de diffuser leurs articles. A ses conditions. Or, quand on voit les conditions publicitaires que la firme à la pomme impose déjà aux médias, il y a de quoi s’inquiéter.

 

Le Canard Enchaîné s’est intéressé cet été à ces conditions publicitaires discrètes que les médias, vu leur situation financière et le déclin de leur lectorat, ne peuvent guère refuser. L’hebdomadaire a ainsi interrogé le patron d’une grande régie publicitaire française – sous couvert d’anonymat, évidemment. Ainsi, les annonceurs – notamment les magazines – qui veulent publier une pub Apple en quatrième de couverture se voient imposer une charte extrêmement précise – même si Apple le nie : « Apple est un annonceur particulier qui nous oblige à signer une charte pour diffuser sa publicité. Tout ce qui est traumatisant, trop dramatique en première page doit être évité pour ne pas perturber le produit Apple. Donc cigarettes, sexe, violence et terrorisme sont des sujets interdits », explique ce patron de régie.

 

Parfois, il y a des ratés liés à l’urgence de l’actu ou au défaut de communication entre rédaction et régie publicitaire. La pub Apple passe alors dans un numéro avec une couverture prohibée par la charte et l’éditeur se voit contraint d’expédier une lettre pour s’excuser platement devant Apple et promettre de repasser sa pub gratuitement dans les conditions de la charte. En priant très très fort pour que la firme américaine pardonne… Cette conception particulière de la liberté de la presse expliquerait en partie les unes si typiques des magazines français, sur l’immobilier, les francs-maçons, la santé ou les classements divers. Belle réussite, vraiment, pour une marque dont le slogan est « Think Different ».

Source : http://www.ojim.fr/quand-apple-impose-sa-loi-a-la-presse/

D'après l’association caritative World Literacy Fondation, l’analphabétisme coûte  près de 1200 milliards de dollars à l’économie de la planète
corrélation entre niveau d’alphabétisation et revenus (Département d’État)

L’analphabétisme coûte cher à l’économie mondiale

 

Selon l’association caritative World Literacy Fondation, l’analphabétisme coûte très cher à l’économie de la planète, soit près de 1200 milliards de dollars de manque à gagner chaque année. Si l’on s’en tient aux statistiques, une personne sur cinq dans le monde ne sait ni lire ni écrire. Mais le plus grave est que même lorsqu’ils bénéficient d’un emploi, les analphabètes se font payer, en moyenne, entre 30% et 42% de moins que les autres personnes.

 

Il est vital pour la vie d’un enfant que ses parents sachent lire les informations médicales

Dans les pays en développement, les enfants de parents qui savent lire et écrire ont plus de 50% de chances de rester en vie, après leur cinquième anniversaire. De même qu’il est vital pour la vie d’un enfant que ses parents sachent lire les informations médicales et comprendre ce qu’il faut faire pour préserver sa santé.

Une statistique sur le site de la journée internationale de l’alphabétisation montre la discrimination dont les femmes font l’objet en matière d’éducation. C’est ainsi que 64% des personnes qui ne maîtrisent pas suffisamment la lecture et l’écriture sont des femmes ; sachant que de nos jours il est indispensable de bien se servir d’un ordinateur, d’un smartphone, de savoir lire un bulletin de vote, afin d’être en mesure de participer pleinement à la société et d’être autonome sur le plan économique

L’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) a célébré, le 08 septembre 1966, la première journée internationale de l’alphabétisation. Depuis 1966 et jusqu’à aujourd’hui, cette journée est un encouragement pour les enseignants et les champions de l’alphabétisation à faire don de livres ou à organiser des séances de lecture.

Source: https://share.america.gov/fr/vous-savez-lire-vous-avez-de-la-chance/ 

La législation américaine, au même titre que celle d'autres pays, impose le secret et la confidentialité des données à cactère personnel
données confidentielles

« Les numéros de Sécurité Sociale de plus de 21 millions d’Américains ont été dérobés ». C’est ce qu’a annoncé, ce 9 juillet 2015,  le gouvernement fédéral  des Etats-Unis. D’autres informations sensibles ont également été subtilisées par des hackers qui ont pu avoir accès aux serveurs fédéraux. Selon les dernières estimations, ce sont plus de 14 millions de personnes qui sont concernées par cet opération de hacking. Il s’agit de l’un des plus importants piratages ayant visé les serveurs du gouvernement américain. Selon les enquêteurs américains, c’est la Chine qui serait à l’origine de ces attaques. Cette dernière dément catégoriquement ces affirmations.

 

A noter qu'à la fin de l'année 2014, le FBI avait déjà accusé la Chine de mener contre le pays une  cyberguerre dont le coût annuel est de plusieurs milliards de dollars pour les entreprises américaines.

Il faut savoir que plusieurs services fédéraux ont été l’objet, ces derniers temps, d’opérations de piratage informatique. L’un des services touchés est l'US Postal Service (la Poste américaine) qui a fait part de ses craintes quant au fait que les données personnelles de ses 800 000 employés, sous-traitants et clients aient été purement et simplement volées. Parmi les autres services victimes de ces attaques massives, il y a notamment l’IRS (Internal Revenue Service) qui n’est autre que le fisc américain et dont les données de près de 100 000 contribuables sont-elles-aussi tombés dans d’autres mains. Le moins que l’on puisse dire est que cela est très embêtant pour le gouvernement.

Les émissions de gaz à effet de serre occasionnent d'importants changements climatiques
changement climatique

Le Maroc prêt à réduire de 32% ses émissions de gaz à effet de serre

La réalisation de cet objectif nécessitera un investissement global de l’ordre de 45 milliards de dollars, d’ici à 2030. Des stratégies et des plans d’action sectoriels devront être mis en œuvre dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, des déchets, des forêts, de l’énergie, de l’industrie et de l’habitat

 

Le Maroc s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GAS) de 32% en 2030, par rapport aux émissions projetées pour la même année, selon un scénario « cours normal des affaires ». L’annonce a été faite lors de la Conférence nationale de présentation de la contribution du royaume aux efforts de lutte contre le changement climatique (INDC Maroc), qui s’est tenue le 2 juin 2015 à Skhirate. L’objectif de cette Conférence est de présenter le projet de l'INDC Maroc et de « mobiliser les parties prenantes autour de ce projet », dans la perspective de sa présentation au Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), en vue de la 21ème Conférence des Parties (COP21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain. Cette contribution marocaine vient en application de la décision, prise lors de la 19ème Conférence sur le Climat de Varsovie, d’exiger de l’ensemble des pays de préparer et de soumettre leurs contributions nationales, en matière de lutte contre le changement climatique.

 

Un investissement de 45 milliards de dollars devra être consenti, d’ici à 2030

La contribution de réduction de 32% des GAS, annoncée par le Maroc, correspond à une réduction cumulée de 401 Mt éq-CO2 sur la période 2020-2030. Sa mise en œuvre se fera grâce à des mesures prises dans tous les secteurs de l’économie et s’appuyant sur des stratégies et des plans d’action sectoriels, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, des déchets, des forêts, de l’énergie, de l’industrie et de l’habitat. Pour pouvoir atteindre cette contribution de réduction de 32%, le Maroc devra consentir un investissement global de l’ordre de 45 milliards de dollars, d’ici à 2030. Cependant, la réalisation de ce montant d’investissement dépendra, en grande partie, de l’aide de la communauté internationale. En effet, sur les 32% de réduction des GAS escomptés, il n’y a que 13% de réduction qui constitue un objectif inconditionnel. Autrement dit, la part des 19% de réduction restante reste conditionnée à l’appui international.

Il n’en reste pas moins que selon Hakima El Haiti, ministre déléguée chargée de l’Environnement, « il est important d’agir vite, car les changements climatiques ne connaissent pas de frontière ».

 

Il faut, en effet, savoir qu’entre 2012 et 2013, la planète a enregistré 800 catastrophes naturelles en relation avec le climat. Le coût de ces catastrophes naturelles a été estimé à 1,6% de PIB mondial et, à ce rythme, ce coût pourrait atteindre 4 à 5%, en 2025, et 20% en 2050. En outre, le réchauffement de la planète a provoqué la migration de 35 millions de personnes en Afrique, au cours de ces dix dernières années. A cela s’ajoutent 1, 2 milliards de personnes, à travers le monde, qui souffrent de maladies liées à l’impact du changement climatique. 

livre d'or d'Apple
livre d'or d'Apple

 

Le cours de l'or sera-t-il chamboulé par Apple ?

 

Après avoir révolutionné le marché de l’informatique en lançant sur le marché l’iPod dans le début des années 2000, sorti les tablettes pour ceux qui étaient friands de nouvelle technologie dernier cri et plus récemment a mis au point le système d’exploitation IOS pour smartphones, Apple va encore se distinguer en sortant sur le marché une nouvelle montre dite « connectée », l’Apple Watch Edition. C’est un instrument incroyable de précision qui peut être synchronisé avec votre smartphone et personnalisable selon vos besoins comme le contrôle de signes vitaux de son porteur.

Mais parmi le modèle le plus luxueux de cette marque, il en est un qui devrait révolutionner le marché de l’or car cet exemplaire possède un boitier en métal en or 18 carats. Pourquoi pas me direz-vous ? Même si ce marché réduit le potentiel des acheteurs, il faut savoir qu’Apple espère quand même que cette montre, l’Apple Watch Edition sera vendue à un million d’exemplaires par mois pendant le deuxième trimestre de cette année. Pour atteindre ces objectifs, la fabrication de cette montre demandera une certaine quantité d’or qu’il faudra trouver sur le marché. Cette quantité non négligeable pourrait bousculer le marché de l’or.

 

Un petit calcul s’impose 

Selon les informations du site web d’Apple, TidBits, chaque montre Apple Watch Edition nécessite deux onces d’or pour sa fabrication. En partant d’une prévision d’un million de ventes par mois, ce géant de nouvelles technologies aura besoin de 24 millions d’onces par an représentant environ 746 tonnes d’or. Sachant que la production mondiale d’or annuelle est d’environ 2500 tonnes, Apple utilisera environ 30% de la production mondiale. Il est vrai que c’est énorme sachant que celle-ci diminue chaque année à cause de la rareté des gisements et de la baisse des couts de production des sites d’exploitation.

TidBITS admet que la quantité d’or utilisée n’est qu’une pure spéculation. Même si seulement une once d’or était nécessaire pour la fabrication de cette montre, la quantité de ce métal jaune serait réduite de moitié mais resterait encore exorbitante au niveau de la consommation mondiale. De plus, si ces constations s’avèrent exactes, Apple serait le premier acheteur mondial d’or dépassant ainsi la Chine, dévoreuse d’or. D’un autre côté, ce serait un avantage pour réhausser le prix de l’or si Apple vendait autant de montres qu’il le prétend.

 

Apple est-il vraiment réaliste ?

Apple n’a pas encore dévoilé le prix exact de sa montre « Apple Watch Edition » mais d’après les bruits qui courent son prix pourrait osciller entre 5000 et 10.000 dollars US.

Il faut s’attendre à tout avec Apple car, au fil des années, cette société a prouvé qu’elle était capable de réussir tout ce qu’elle entreprend dans le domaine des nouvelles technologies et motivée par son slogan qui a fait le tour de la planète « Think different » (penser différent). Le succès des tablettes, de l’iPod et du système d’exploitation IOS pour smartphone en sont les preuves flagrantes.

http://www.dmoz.fr/actualite/apple-va-t-il-chambouler-le-prix-de-lor/