Chronique économique

Chronique Economique - Le numérique et les livreurs de Pizza ont tué l'esprit d'entreprise aux Etats-Unis ! - 27/06/2017 (mar., 27 juin 2017)
Dis comme cela, c'est un peu abrupt comme résumé, mais c'est ce que pense un célèbre économiste américain de son pays. Il a rédigé un livre choc et qui secoue les Américains car il leur démontre qu'ils sont passé d'une culture de la contestation à une culture du Prozac, et une culture de tranquillisants. Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco nous parle de ce livre choc, une bonne lecture d'été selon lui car comprendre ce qui se passe aux Etats-Unis est une nécessite aujourd'hui. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - L'usage du cash recule... - 26/06/2017 (lun., 26 juin 2017)
C'est aujourd'hui le constat que font les 4 banques belges. La faute à qui ? Mais au smartphone et au PC banking. Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco en profite pour nous rappeler que la disparition à terme du cash est un danger pour notre liberté. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Scandales fiscaux, vers la transparence absolue ? - 23/06/2017 (ven., 23 juin 2017)
Suite au scandale des Panama Papers, mais aussi des scandales fiscaux plus récents comme celui du footballeur Cristiano Ronaldo, la commission européenne veut lutter contre l'évasion fiscale. Et pour y arriver, elle veut transformer en délateur les avocats, les comptables et les banquiers ! C'est évidemment radical comme mesure comme nous l'explique Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Un nouvel acteur de plus dans l'e-commerce wallon - 22/06/2017 (jeu., 22 juin 2017)
Les distributeurs classiques d'électroménager comme Media Markt, Vanden Borre ou encore Krefël se retrouvent, depuis quelques jours, avec un nouveau concurrent pour la partie francophone du pays. Coolblue, leur nouveau concurrent, est un site de e-commerce déjà présent aux Pays-Bas ainsi qu'en Flandre et qui veut en effet s'attaquer à la Wallonie. Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco revient sur les enjeux de cette guerre au sein du monde de la distribution. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Paradoxe sur les hauts salaires... - 21/06/2017 (mer., 21 juin 2017)
Ces derniers mois et semaines, les médias et la population s'en prennent aux politiques et à leurs salaires parfois injustifiés. Même chose pour certains patrons dont on déballe les salaires. En revanche, quand un célèbre footballeur gagne des sommes folles et trouve encore le moyen d'être accusé de fraude fiscale pas plus tard que cette semaine, eh bien, personne ne s'en émeut sous prétexte que ce footballeur offre du rêve ! Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco revient sur ce paradoxe... --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Crise CDH / PS : Web People vs Wall People - Chronique Economique - 20/06/2017 (mar., 20 juin 2017)
Le CDH veut exclure le PS du pouvoir en Wallonie. Mais en réalité, le combat derrière cette exclusion politique, c'est un combat plus large entre les Web People et les Wall People. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique va nous parler des gens du "mur", les Wall People, et les gens connectés , les Web People. Et tout cela en lien avec la crise entre le CDH et le PS. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - France : la future ''nation des start-up'' ? - 19/06/2017 (lun., 19 juin 2017)
Emmanuel Macron veut faire en sorte que la France soit une nation start up ! Que la France agisse et réfléchisse comme une start up. Si la déclaration est sympa, notre chroniqueur éco nous démontre que c'est une mauvaise idée en réalité. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Charles Michel: "Donald Trump et le Brexit sont une chance pour l'Europe" - 16/06/2017 (ven., 16 juin 2017)
Notre premier ministre a raison de dire que le Brexit et l'arrivée de Trump sont une chance pour l'Europe. En effet, plutôt que de critiquer Trump chaque fois qu'il fait une bourde, on devrait le remercier : grâce à lui, l'Europe va enfin avancer ! C'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Crédits-logements en ligne, des prêts plus avantageux ? - 15/06/2017 (jeu., 15 juin 2017)
Keytrade, la banque on line, a décidé de se poser en challenger des banques traditionnelles pour les crédits hypothécaires. Mais avec son nouveau produit, KeyHome, la banque on line Keytrade veut non seulement concurrencer les banques classiques sur le taux mais aussi sur les autres condition. Pour le Belge, c'est plutôt une bonne nouvelle, car la concurrence fait souvent baisser les prix nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Quand une rumeur fait perdre des milliards de dollars à Apple... - 14/06/2017 (mer., 14 juin 2017)
La firme Apple a perdu 50 milliards de dollars en deux jours. Des milliards de dollars qui sont partis en fumée à cause d'un seul article. Mais un article qui accuse Apple de brider volontairement la vitesse de ses futurs iPhone 8, et tout cela pourquoi ? Mais parce qu'Apple ne veut pas dépendre d'un seul fournisseur de modem. C'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Le triomphe du parti d'Emmanuel Macron - 13/06/2017 (mar., 13 juin 2017)
La start Up Macron n'a pas seulement tué politiquement le parti socialiste français et les autres partis traditionnels, la start up Macron les a aussi ruinés financièrement ! C'est ce que nous dit Amid Faljaoui notre chroniqueur éco. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - EU : la fin du roaming... - 12/06/2017 (lun., 12 juin 2017)
A partir de ce jeudi 15 juin, c'est la fin du roaming. Pour les consommateurs, c'est évidemment une aubaine, mais l'impact sera bien entendu négatif pour les opérateurs télécoms. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui a essayé de savoir comment ces opérateurs se sont préparés à perdre beaucoup d'argent avec la fin du roaming. Et il s'est même posé la question de savoir s'ils ne vont pas récupérer cet argent perdu autrement ? --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Où est le vrai pouvoir aujourd'hui ? - 09/06/2017 (ven., 09 juin 2017)
Bonne question, à regarder les élections qui ont lieu en ce moment en Europe, on pourrait se dire que le pouvoir est chez les hommes politiques. Erreur, il n'est plus chez eux, mais chez Apple, Amazon ou Google. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique nous démontre que le pouvoir n'est plus à l'Elysée ou Rue de la Loi mais chez les jeunes dirigeants habillés en tee-shirt de la Silicon Valley. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La nouvelle économie de l'égo... - 08/06/2017 (jeu., 08 juin 2017)
Les marques les plus puissantes aujourd'hui sont les marques de la nouvelle économie, le dernier classement mondial le démontre encore. Et quant à Apple, les derniers chiffres montrent que son business est aussi un business qui joue sur l'égo de ses clients pour les faire dépenser plus en achat d'applications. Amid faljaoui, notre chroniqueur éco nous parle de cette économie de l'égo. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Trump, le climat et la Syrie... - 07/06/2017 (mer., 07 juin 2017)
Trump s'est retiré de l'accord sur le climat de Paris. Mais en faisant cela, il ignore également que la guerre civile en Syrie est aussi et sans doute d'abord le résultat d'une sécheresse sans précédent dans le pays. Le climat et donc l'économie expliquent mieux que la religion l'état de délabrement de la région, c'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Merci Donald... - 06/06/2017 (mar., 06 juin 2017)
Trump, en 4 mois et demi, a réussi l'exploit de donner des cadeaux aux Chinois, de renforcer les dictatures du Moyen Orient et de faire perdre le leadership de son pays à travers le monde. C'est de ce bilan catastrophique dont nous parle aujourd'hui Amid Faljoui, notre chroniqueur économique. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Syndrome Tesla, le PDG de Ford viré ! - 02/06/2017 (ven., 02 juin 2017)
Le patron de Ford au niveau mondial a été remercié par ses actionnaires. Il a été en quelque sorte victime du syndrome Tesla : il faut dire que le modèle Tesla fascine les actionnaires au point de virer les PDG des constructeurs automobiles qui ne s'en inspirent pas. C'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco. --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - L'action Amazon a franchi les 1000 dollars ce mardi ! - 01/06/2017 (jeu., 01 juin 2017)
C'est symbolique et historique à la fois. Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco nous éclaire sur les raisons du succès fulgurant d'Amazon et nous apprend que son profit vient d'un autre service que le e-commerce ! Sans oublier de nous expliquer pourquoi Amazon défend indirectement la démocratie. Assez étonnant... --------------------------------------------------Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Comment les réseaux sociaux nous ramènent à la préhistoire - 31/05/2017 (mer., 31 mai 2017)
C'est assez étonnant à entendre, mais les Réseaux Sociaux, en apparence modernes, sont en réalité des réseaux qui nous ramènent à la préhistoire càd a l'époque d avant l'invention de l'écriture. C'est ce que nous dit notre chroniqueur Amid Faljaoui. Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.</p> La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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La Chronique Agora

Bureaucratie : le mammouth américain est sclérosé lui aussi (mar., 27 juin 2017)
Le système éducatif américain est en échec et cristallise tous les symptômes de la bureaucratie inefficace... Cet article Bureaucratie : le mammouth américain est sclérosé lui aussi est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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La peste des banques vénitiennes et italiennes (lun., 26 juin 2017)
banques italie Et dans la torpeur du premier week-end d'été, deux banques européennes firent faillite. C'est un grand principe, les banques sombrent le vendredi soir. Cela permet à monsieur le Marché de ne pas broyer du noir et à la Parasitocratie de s'organiser pour sauver les meubles. Vendredi 23 juin, donc, Veneto Banca et Banca Popolare di Vicenza sont en faillite ou sur le point de l'être, selon la BCE. Ceux qui seraient intéressés par le jargon technique justifiant cette décision peuvent le consulter ici. Ces deux banques italiennes manquent de capitaux propres et ont été incapables de présenter un plan de recapitalisation. Elles ne remplissent pas les conditions pour être éligibles au système de résolution européen. Veneto Banca et Banca Popolare di Vicenza devront se soumettre au régime légal de la faillite en vigueur en Italie. Dans un monde où règnent mensonges et désinformation... Quand la propagande moderne a remplacé l'analyse... Le premier livre de Philippe Béchade Philippe Béchade présente son premier livre Fake News, Post-Vérités et autres écrans de fumée Lorsque les médias sont à la merci de puissants oligarques... que les enquêtes sont biaisées, que la vérité est dissimulée à cause d'intérêts privés... ... que les connivences entre politiques et journalistes sont monnaie courante... ... Et que les discours politiques sont calibrés par des professionnels du storytelling... ... QUI CROIRE ? Dans Fake News, Post-Vérités et autres écrans de fumée, Philippe Béchade vous explique comment marchent réellement les relations internationales... comment on manipule les chiffres macro-économiques pour leur faire dire ce que l'on veut... comment certains pays sont diabolisés au profit d'une histoire occidentale bien-pensante... comment les banques centrales laminent votre épargne... comment le monde entier entre en phase de bulle... et met toutes vos économies en danger. Pour télécharger le livre de Philippe, laissez-nous votre e-mail ici Ces deux banques possèdent 60 Mds€ d'actifs toxiques (12 kerviels) auxquels personne ne veut toucher, des prêts non performants. Rappelons qu'en 2008, un seul kerviel était censé faire trembler la finance mondiale. Depuis, beaucoup de progrès a été accompli, comme vous le voyez... Le dimanche, revirement. Margaret Vestager, Commissaire européenne à la concurrence, donne le feu vert à une intervention de l'Etat : "l'Italie considère qu'une aide publique est nécessaire pour éviter un désordre économique dans la région de Venise". Le dimanche également, l'Italie mettait sur pied un décret pour libérer à terme 17 Mds€ dont 5 Mds€ immédiatement. Intesa San Paolo va reprendre les "activités saines" des deux banques pour 1 € symbolique et recevra 400 M€ de la part de l'Etat italien. C'est un montage assez similaire à celui qui a été fait en Espagne lorsque Banco Santander a absorbé Banco Popular. "Ce sauvetage est en faveur des détenteurs de comptes courants, des épargnants [...], de ceux qui travaillent dans ces banques, en faveur de l'économie de ce territoire et en fin de compte de la bonne santé de notre système bancaire", a déclaré le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni. En réalité, ce sauvetage se fait au détriment des contribuables, mais seulement des contribuables italiens. Ce ne sont pas les déposants et les épargnants que viennent de sauver les contribuables italiens, mais les actionnaires et créanciers institutionnels les seniors bondholders, au premier rang desquels se trouve la BCE qui, ne l'oublions pas, détient un gros portefeuille de dette italienne. "Ceux qui nous critiquent n'ont qu'à proposer une meilleure alternative. Je n'en vois pas", a indiqué le ministre italien de l'Economie Pier Carlo Padoan. La meilleure alternative consiste à laisser mourir ce qui doit mourir. Mais cela n'était pas possible en raison du risque de contagion, admettent certains analystes financiers de Messine cités par la BBC. La prochaine banque sur la liste des pestiférées est la Carige de Gênes. Lundi, M. Le Marché ouvre en forte hausse en Italie. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pour la Parasitocratie. Unicredit gagne 2,9% Banco BPM gagne 2,6% BPER Banca gagne 1,9% UBI Banca gagne 1,7% Mediobanca gagne 1,6% L'indice Euro Stoxx Banks gagne 0,6%. Rappelons qu'Unicredit est censé lever sur les marchés 13 Mds€ pour se recapitaliser. Que devons-nous retenir de l'épisode Italie de ce feuilleton bancaire "Banques malades en Europe" ? Tout d'abord, Bail-in, bail-out, système de résolution bancaire, stress-tests, instance de supervision... peu importe le jargon et l'habillage : c'est toujours le contribuable qui est en bout de chaîne. Ensuite, le capitalisme sans la faillite est, comme le communisme sans le goulag, un système boiteux. Le système de monnaie-dette ou de monnaie-crédit, qui empile les mauvaises créances et refuse l'assainissement par la faillite, devient de plus en plus ingérable. Les promesses de payer un jour faites par les Etats-providence sont à l'origine de la plupart de ces dettes. Ces promesses ne sont plus finançables. Les contribuables européens, comme les contribuables américains, commencent à ressembler à des citrons pressés.Quel jus leur restera-il lorsqu'il faudra sauver les banques françaises et allemandes malades de leurs produits dérivés ? [NDLR : Il n'y a pas que les banques qui sont en danger, les assureurs ne peuvent supporter éternellement des taux d'intérêt aussi bas qui les empêchent de verser les rentes promises. Découvrez ici pourquoi et comment faire pour protéger votre épargne du cataclysme qui s'annonce.] Cet article La peste des banques vénitiennes et italiennes est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Pouvez-vous percevoir une bulle immobilière de l’intérieur de cette bulle ? (lun., 26 juin 2017)
bulle immobilière Si vous visitez San Francisco, il vous sera difficile de faire quelques pas en centre-ville sans tomber sur un grand projet de construction. Il semble que chaque immeuble délabré soit rasé pour être remplacé par une tour résidentielle flambant neuve. A la place des aires de parking se dressent à présent des immeubles luxueux. Cet essor n'est guère surprenant, étant donné la position centrale de San Francisco et de sa baie sur la carte mentale des fondus de technologie que j'ai ébauchée ici - pour ceux qui pourraient encore croire que les villes de Washington et New York comptent (indice : ce n'est pas le cas.) Carte mentale des techies branchés - bulle L'afflux de sociétés high-tech du secteur mobile/logiciel dans la baie de San Francisco a déclenché un boom non seulement dans le secteur technologique mais également dans tous les secteurs de service qui pourvoient aux besoins des "techies" biens payés. Cette masse de nouvelles personnes est à l'origine des bouchons qui durent du matin au soir ; à 23h, les rames du métro de San Francisco sont aussi bondées qu'aux heures de pointe. Ce boom phénoménal de la construction est à voir de ses propres yeux. Il s'est répandu de San Francisco à East Bay à mesure que les travailleurs, chassés hors de la ville par la hausse des prix de l'immobilier, se sont déplacés vers l'est, ce qui a fait grimper les loyers quasiment au même niveau que ceux de SF. [NDLR : Connaissez-vous tous les vrais atouts de la Société Civile Immobilière et ce qu'elle peut vous apporter dans la gestion de vos biens ? Découvrez comment utiliser habilement cette structure dans notre Rapport "Que faire et ne pas faire avec une SCI" en cliquant ici.] Certes, on constate un début d'accalmie des prix de l'immobilier à la location et à la vente, mais cela n'a pas modifié la tendance générale : ce n'est qu'une pondération d'une longue tendance à la hausse sans fin qui s'annonce à l'horizon. On peut comparer ce phénomène à la ruée vers l'or des années 1850, et au précédent boom technologique/immobilier de la fin des années 1990 : un afflux énorme de revenus entraîne un boom immobilier et s'accompagne d'un afflux massif de chercheurs de trésor, d'entrepreneurs, de rêveurs et de tous ceux qui espèrent décrocher un boulot bien payé à "Boomland." On peut observer le même phénomène dans les états pétroliers chaque fois que les prix du pétrole et du gaz grimpent en flèche. Nous savons comment de telles bulles se terminent : par une baisse toute aussi violente. Pourtant, dans l'euphorie de la hausse, il est facile de croire que celle-ci durera plus longtemps que les autres. Je me souviens très bien de l'enthousiasme qui avait gagné les foules au salon du COMDEX, la grand-messe planétaire de l'informatique, à Las Vegas en 1999. La ville était bondée, les centres de congrès étaient saturés et une bannière énorme accueillait les fidèles par ce slogan à l'époque révolutionnaire : "le réseau est l'ordinateur -- Sun Microsystems". C'est là que j'ai vu pour la première fois une démonstration de Bluetooth (sur un stand Motorola), et des dizaines d'autres technologies grand public qui n'ont jamais vraiment pris –du matériel pour transformer votre PC en télévision, etc. Aujourd'hui nous assistons à la même euphorie pour les titres FAANG, le Big Data, l'intelligence artificielle, les Initial Coin Offerings (ICO) (levées de fonds en cryptomonnaies), etc. Indice S&P 500 - bulle Un an plus tard, la bulle avait éclaté et 10 ans plus tard, Sun Microsystems avait perdu son avantage. L'entreprise terminera sa trajectoire glorieuse par l'ignominie d'être vendue à Oracle pour des clopinettes. Les loyers à San Francisco sont aujourd'hui si obscènes qu'il existe même une parodie dans laquelle Hitler tente de louer un appartement à SF. De l'autre côté de la Baie, à Oakland, un deux pièces neuf relativement spacieux avec vue sur la baie coûte 3 300 $ par mois. Le même appartement à SF revient à 4 000 $ ou plus par mois. Des salariés des sociétés high-tech, ou "techies," qui travaillent gratuitement pour la start-up d'un ami ont loué l'espace derrière le lave-linge dans une buanderie pour 400 $ par mois. San Francisco - bulle Combien de salariés moyens peuvent se permettre de débourser un loyer de 40 000 $ par an ? Après les impôts, même pour des techies qui gagnent 80 000 $ par an, il ne reste plus grand-chose de leur travail quand ils doivent payer 40 000 $ après les 20 000 $ d'impôts et que des prélèvements ont été déduits de leur salaire annuel. La ruée actuelle vers l'or s'effondrera. Lorsque les travailleurs marginalisés, récemment licenciés, ramasseront leurs affaires et partiront, personne ne louera plus de studio à 4 000 $ par mois. Les propriétaires tenteront de baisser les loyers à 3 000 $ par mois et, ne trouvant aucun preneur, ils feront faillite et les tours scintillantes seront vendues aux enchères. Finalement les loyers baisseront au niveau auquel les gens peuvent réellement se permettre de louer. Cela prendra quelques années car les propriétaires rechignent à accepter une baisse pérenne des loyers et la faillite que cela entraîne. Les restaurants et autres entreprises secondaires qui ont été créées pour servir les techies s'accrocheront, paieront des loyers fous pendant quelques mois puis abandonneront lorsqu'elles perdront de l'argent et fermeront. Les bulles à Seattle et à Portland, que tant de gens considèrent comme des caractéristiques permanentes de l'augmentation de leur richesse, succomberont également aux lois de la gravité. Seattle - bulle Nous nous accrochons naturellement à l'euphorie et à l'apothéose d'un boom ; cela génère tant d'espoir et d'émotions positives. L'éclatement de la bulle n'est guère une partie de plaisir : vagues de licenciements, insolvabilités, déménagements vers des lieux moins chers et bien moins excitants, rêves éclatés et toute la désolation qui accompagne l'anéantissement de rêves et d'espoirs. Portland - bulle Savoir tout cela ne nous prépare pour autant pas à l'éclatement de la bulle, pas plus que les signaux initiaux d'un boom ne nous préparent à une bulle. Cette fois nous voudrions tellement que cela se passe autrement... Mais cette fois n'est différente qu'à la marge ; l'éclatement aura encore une fois un goût de cendres. Cet article Pouvez-vous percevoir une bulle immobilière de l’intérieur de cette bulle ? est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Pour un honnête dollar (lun., 26 juin 2017)
dollar Hier soir, nous sommes allés dîner au port de Dungarvan. La campagne irlandaise était idyllique, avec ces collines vallonnées, ses forêts, et ses prairies. Et en arrivant à Dungarvan, nous avons aperçu l'Atlantique qui scintillait au loin. Au port, c'était marée basse. Les bateaux reposaient dans la vase, penchés d'un côté, en attendant que l'eau les redresse. Les restaurants étaient bondés. Les parkings étaient remplis. Partout, des groupes attablés bavardaient et riaient. "L'Irlande a l'air d'être en plein essor", avons-dit à nos compagnons. "Oui, elle revient de loin. Les prix de l'immobilier recommencent à grimper, notamment à Dublin. Les salaires repartent à la hausse. Mais cette ville est particulièrement prospère. Elle est très pittoresque". Nous nous sommes récemment moqué de ce qu'avait dit le président de la Chambre, Paul Ryan, à savoir que les politiciens partaient "en avant toute" sur une réforme fiscale "transformationnelle". C'est bien une réforme transformationnelle qui est nécessaire, mais ce n'est pas ce qui s'annonce. Nous adorerions assister à une véritable réforme fiscale. Nous payons 50% d'impôt sur les revenus, au niveau de l'état et au niveau fédéral. Nous faisons partie de ceux qui se font gentiment saigner par l'Etat. Voici notre proposition : réduisez le taux d'imposition à 10%. Pour tout le monde. Stoppez tous les crédits. Comblez tous les vides. Les avocats fiscalistes n'auraient plus de travail... les initiés seraient consternés... les pauvres s'insurgeraient... et l'économie prospèrerait. Mais ni les républicains ni les démocrates ne le proposent. Pourquoi ? Premièrement, parce que le pouvoir en place s'est débrouillé pour créer des exemptions fiscales pour ses membres. Une fiscalité complexe favorise les initiés ; ils se réfugient dans cet écheveau comme les violeurs dans les bois. Le Congrès contrôle le système d'imposition... et les initiés contrôlent le Congrès. Deuxièmement, le Deep State a besoin de cet argent. Le principe même de gouvernement consiste à offrir à quelques-uns les moyens d'exploiter la multitude. La fiscalité est un moyen parmi tant d'autres. Troisièmement, les électeurs s'en fichent. Actuellement, la plupart d'entre eux ne payent pas beaucoup d'impôts sur les revenus. On ne presse pas des citrons sans jus Notre ami David Stockman, qui a été responsable du budget dans le gouvernement de Ronald Reagan, explique pourquoi : "L'impôt sur le revenu a été modifié tellement de fois depuis 1981 qu'il ne s'agit plus d'un impôt sociétal global ; c'est une sorte de taxe de luxe appliquée aux tranches de revenus supérieures, et à la petite proportion de foyers qui tire essentiellement ses revenus du capital, via des dividendes, le paiement d'intérêt et des gains réalisés sur des capitaux... Trois cinquièmes des contribuables représentaient seulement un cinquième de l'impôt sur les revenus versés. De plus... plus de 52 millions ou 35% des contribuables – essentiellement dans les tranches de revenu intermédiaire et inférieure – n'étaient plus imposables du tout après déduction, exemption et crédit d'impôt." 91 millions de personnes perçoivent un salaire annuel de 14 600 $ en moyenne. Il est impossible de presser des citrons qui n'ont pas de jus. Or ces travailleurs à faible revenu représentent plus de la moitié des 148 millions de personnes qui remplissent une déclaration d'impôt. Ce sont les électeurs. Vendredi, nous avons montré que les Américains sont plus pauvres que nous ne le pensions. En ce qui nous concerne, nous nous en sortons mieux. Mais ce n'est pas le cas de la plupart des autres. Les moyennes déforment la vérité. Les énormes augmentations de richesse et de revenus enregistrées au sommet donnent l'impression que nous sommes tous plus riches. Les calculs d'inflation bidon cachent encore plus les blessures que l'on inflige au citoyen moyen de l'Amérique profonde. En 1997, une voiture moyenne coûtait 19 000 $. Aujourd'hui, elle coûte 33 000 $. Mais comme nous l'avons déjà expliqué, l'Etat dit que le prix n'a pas changé. C'est parce qu'aujourd'hui, votre voiture "a une meilleure technologie". Donc, vous en avez deux fois plus pour votre argent. Mais allez dire ça au type qui a 19 000 $ et qui a besoin de s'acheter une nouvelle voiture ! Il ne peut le faire qu'en s'endettant davantage. Et c'est ainsi que son endettement s'envole, comme le nombre d'immeubles hébergeant les prêteurs à Londres : vite et haut. Comme les taux d'intérêt ont chuté, le coût de l'endettement a chuté lui aussi. Cela lui a permis de s'endetter beaucoup plus. A présent, il dépend de plus en plus de l'endettement... et de taux d'intérêt bas... uniquement pour maintenir son niveau de vie. Ce que nous voulons dire aujourd'hui, c'est que seule une véritable réforme de grande ampleur pourrait améliorer les choses. Trafiquer... Bricoler... tenter de rejeter la responsabilité des démocrates vers les républicains... gaspiller encore plus chez les compères de la défense et moins chez les citoyens zombies... perdre du temps à "enquêter" : rien de tout cela ne changera grand-chose. Nous avons besoin de véritables réformes transformationnelles. Le problème, ce ne sont ni les impôts, ni la Russie, ni Daesh... ni les démocrates, ni les républicains. L'Américain moyen n'a pas assez d'argent. Le Deep State en a trop. Et l'argent lui-même est falsifié. Vous voulez de véritables réformes transformationnelles ? Vous voulez voir l'économie prospérer ? Vous voulez voir le Deep State se faire chasser de Washington ? Vous voulez voir Wall Street se faire remettre à sa place et une république honnête être rétablie ? Alors réduisez les impôts. Mais ne vous arrêtez pas là. Revenez à un dollar honnête : adossez-le à l'or au cours actuel. Virez tous les employés de la Fed sauf un. Sa mission est de tenir le "guichet de l'or", au Département du Trésor, et d'échanger de l'or contre des dollars à un taux fixe. Mais attendez... Ce n'est que le début. Virez les barbouzes, également. Nous n'avons pas besoins de 17 différentes agences du renseignement qui espionnent les Américains. Une seule suffit largement. Rapatriez les soldats sur le territoire national. Interdisez également les déficits budgétaires. L'Etat doit vivre dans la limite de ses moyens. Il ne doit y avoir aucune exception. Pas de dette. Et puis, ah oui... interdisez les "réglementations" inconstitutionnelles. C'est le Congrès qui est censé élaborer les lois du pays, et non les bureaucrates et les lobbyistes. Réduisez les salaires des membres du parlement à ce que vaut réellement un politicien, à savoir le salaire minimum. Et interdisez toute loi que tout membre du Congrès serait incapable d'expliquer en se tenant en équilibre sur un seul pied. La seule chose que nous demandons, c'est de nous avertir un peu avant de faire ces choses, histoire d'avoir le temps de mettre les voiles. Pour aller à Dungarvan. Ou en Argentine. Car cela ressemblera un peu à ce film, L'Armée des Morts, en Amérique. Lorsque l'argent facile s'envolera, les compères et les zombies se soulèveront. Cet article Pour un honnête dollar est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Pourquoi Mélenchon prend-il les problèmes à rebrousse-poil ? (sam., 24 juin 2017)
Mélenchon Jean-Luc Mélenchon a du succès car il énonce des idées fortes très simples sur le registre du tribun qu'il maitrise à merveille. En ce qui me concerne, j'ai la faiblesse de penser que le simplisme est l'ennemi de la vérité et que les personnes qui s'expriment, s'esclaffent de rire ou tapent du poing sur la table le plus fort sont souvent celles qui ont les arguments les plus faibles (toute ressemblance avec un débat de second tour à une élection présidentielle récente serait purement fortuite). Jean-Luc Mélenchon, la misère et la prospérité Il arrive ainsi que notre spécialiste ès questions simples interroge son public Twitter avec des questions de ce genre : Mélenchon Car oui, si vous avez raté les épisodes précédents, Jean-Luc Mélenchon, c'est cet homme politique qui proclame faire partie des "gentils", "des humanistes" - bref, le camp du Bien, c'est lui - dans un style très XIXème qui sent bon la nostalgie d'une époque où pas mal de nos concitoyens trimaient dans des endroits où il faisait plutôt très chaud : Mélenchon Pourtant, dans le souvenir que je conserve de lui, mon grand-père paternel n'était pas particulièrement nostalgique de cette époque où ses journées de travail en fonderie lui permettaient de ne pas avoir à se soucier des kilos en trop qu'il n'avait pas. Il avait d'ailleurs dû y entrer à peu près au moment où Jean-Luc Mélenchon débutait au Conseil général de l'Essonne son épuisant rallye politique de 58 ans de mandats électifs cumulés, mais je m'égare... L'un des problèmes de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il prend souvent les problèmes à l'envers. En effet, en l'occurrence, la bonne question n'est pas "d'où vient la pauvreté ?", mais "d'où vient la prospérité ?" Antigone Or poser les bonnes questions, c'est se permettre d'aller à la racine des problèmes et d'en comprendre les causes. Poser le problème dans le mauvais sens, c'est se condamner à rester le nez dans le guidon de ses idées reçues. Pléthore d'auteurs ont essayé de répondre à cette question. Prenons par exemple l'économiste péruvien Hernando de Soto. Dans son ouvrage Le Mystère du capital. Pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs, il s'est attaché à mettre l'accent sur les causes juridiques de l'exclusion économique. Son analyse des pays latino-américains constitue une excellente dénonciation du capitalisme de copinage. De Soto montre comment les agents économiques y sont réduits à solliciter les faveurs du pouvoir politique afin de faire prospérer leur activité. Il explique que le capitalisme a été plus profitable à l'Occident qu'à l'Amérique du Sud du fait qu'il s'y est développé dans le cadre d'institutions et de principes juridiques plus favorables, comme le respect de la propriété privée, et les droits élémentaires de travailler, acheter et vendre. Du fait de la sur-réglementation de l'économie, les pauvres se trouvent dans l'impossibilité de se procurer des titres juridiques leur garantissant leur propriété ou le droit de travailler. Par exemple, faute de pouvoir produire les dizaines de documents administratifs requis pour l'acquisition d'une licence légale, ils sont condamnés à regarder passer les opportunités de quitter le secteur informel de l'économie pour rejoindre le marché formel. La pauvreté peut donc être vue comme une conséquence directe pour une partie de la population de l'impossibilité de respecter la loi. De Soto parle de "capital mort". Il souligne que le capitalisme pour tous implique des règles du jeu simples, donc faciles à respecter par tous, ainsi que des coûts d'entrée administratifs faibles. Sans ces conditions, l'activité économique est réservée à une élite oligarchique. Il est d'ailleurs bien triste de remarquer que de ce point de vue-là, la France prend de plus en plus le chemin de l'Amérique latine de De Soto. Il n'est d'ailleurs pas besoin de changer de continent ni de remonter si loin dans le temps pour connaître les recettes du succès économique. Simone Wapler rappelait dans l'un de ses articles l'une des racines du gouffre qui sépare la France de l'Allemagne sur le plan économique : "Les socialistes allemands sont sortis de leur congrès de Bad Godesberg en 1959 avec la ligne directrice suivante : 'Le marché autant que possible, l'Etat autant que nécessaire.' Il s'est ensuite produit une chose très bizarre : la Parasitocratie a beaucoup moins proliféré en Allemagne qu'en France." Mais prenons un peu de recul avec ce graphique qui montre que les deux derniers siècles, qui ont vu l'émergence et la diffusion progressive du capitalisme (malheureusement pas toujours libéral) de par le monde, ont permis à l'humanité de quasiment éradiquer la très grande pauvreté : graphe Cliquez sur le graphique pour l'agrandir Concluons avec une suggestion de Frédéric Bastiat, dont je recommande vivement la lecture à monsieur Mélenchon : Bastiat Jean-Luc Mélenchon, la servitude et la liberté Le même problème de raisonnement se pose lorsque Jean-Luc Mélenchon discourait au mois de février sur les victimes de l'esclavage. Plutôt que de s'étendre sur les prétendues causes de ce phénomène pour en appeler à un "devoir d'insoumission" contre la "servitude", peut-être aurait-il mieux fait de s'interroger sur les fondements de la liberté : esclavage vs liberté Si notre licencié de philosophie avait eu la chance d'assister aux cours de Philosophie politique d'un Thomas Sowell, peut-être aurait-il découvert que le maintien d'une partie de la population sous le sein de l'Etat-providence ne constitue pas la solution la plus efficace pour son émancipation économique. Le professeur de philosophie Damien Theillier résume le propos de Sowell dans les termes suivants : "après avoir souffert de l'esclavage, les Noirs ont été les cobayes des expérimentations sociologiques du XXème siècle : emplois assurés, santé surveillée, hébergement bon marché, intelligences prises en charge par l'école publique et les programmes sociaux pour jeunesse à risque. Le problème, c'est que tous ces programmes d'assistance sociale se sont soldés par un échec retentissant". Jean-Luc Mélenchon et la "fabrication des riches" Dernier exemple en date, qui a déclenché un éclat de rire général de certains esprits critiques : Mélenchon "En Suisse ils sont dans le pétrin. Ils n'ont plus assez de pauvres pour fabriquer de nouveaux riches. Ils pensent à en importer", ironise un twittos. Quand je lis Jean-Luc Mélenchon, je me demande parfois si lui et moi nous vivons bien dans la même dimension. Notez que certains de ses slogans me parlent : Mélenchon En revanche, ses analyses me laissent pantois. Dans ma réalité, le système qui transforme tout le monde en pauvre et les seuls politiciens indéboulonnables en riches oligarques, c'est le socialisme. A la mi-mai, on comptait 40 morts dans les rangs des manifestants vénézuéliens. Aux dernières nouvelles, certains membres du clan Chavez figurent parmi les personnes les plus riches du pays. Jean-Luc Mélenchon est-il au courant ? Quelqu'un pourrait-il le lui rappeler ? Quoi que... cela est sans doute vain. Raymond Aron écrivait : "ils ne veulent ni penser le monde, ni le changer, ils veulent le dénoncer." Outre le fait qu'ils privilégient la forme du discours plutôt que le fond, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont confirmé dans leurs derniers jours de campagne présidentielle respectifs qu'ils ont également en commun de ne pas être là pour prendre le pouvoir. Et c'est très bien comme ça. Cet article Pourquoi Mélenchon prend-il les problèmes à rebrousse-poil ? est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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