Chronique économique

Chronique Economique - Création d'emplois aux USA, poudre aux yeux ? - 16/01/2017 (lun., 16 janv. 2017)
Donald Trump entrera à la Maison Blanche cette semaine, le 20 janvier précisément, et pour lui être agréable, plusieurs entreprises comme IBM ou Amazon ont annoncé des créations d'emplois massives sur le sol américain. Le seul problème, c'est que, ces annonces, c'est du pipeau comme nous l'explique amid faljaoui, notre chroniqueur éco. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Les bonnes résolutions du Nouvel An tiennent rarement ... - 13/01/2017 (ven., 13 janv. 2017)
Chaque début d'année, nous prenons de bonnes résolutions et pourtant nous ne sommes que 12% à les tenir. Pourquoi autant d'échec ? Et que peut-on faire pour faire partie de ces 12 % de personnes qui réalisent leurs bonnes résolutions? C'est l'objet de la chronique économique d'amid faljaoui aujourd'hui. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - D'ici quelques années, la voix va remplacer le texte - 12/01/2017 (jeu., 12 janv. 2017)
La voix va rendre nos mains démodées. Nous allons parler avec notre smartphone, avec notre frigo, notre lave-linge et bien entendu, avec notre voiture autonome. Tout cela grâce à ses assistants vocaux présents dans notre smartphone et qui font encore figure de gadget aujourd'hui. Mais demain, c'est clair, la voix sera la nouvelle interface avec les objets technologiques qui nous entourent. Amid Faljaoui, nore chroniqueur éco qui a justement retrouvé sa voix nous en parle. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La concurence des entreprises "touche-à-tout" - 11/01/2017 (mer., 11 janv. 2017)
Les géants d'Internet genre Amazon, Facebook ou Apple vont de plus en plus sur les plates-bandes des autres, mais est-ce vraiment une bonne chose pour les clients que nous sommes? Amid Faljaoui, notre chroniqueur nous en dit plus sur cette nouvelle mode qui consiste à ne pas rester sur son pré carré de départ. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Les morts sont plus rentables que de leur vivant - 10/01/2017 (mar., 10 janv. 2017)
En tout cas, c'est le cas des icônes de la pop. La mort de David Bowie, de Prince et de George Michael en 2016 nous rappelle que si l'année 2016 a été une véritable hécatombe sur le plan artistique, ce sera sans doute une année record en terme de business pour leurs héritiers. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique nous explique qu'on a même trouvé en quelque sorte le moyen de ressusciter ces artistes pour les faire participer à des tournees postumes ! Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Se méfier des prévisions et pronostics boursiers... - 09/01/2017 (lun., 09 janv. 2017)
Le début de l'année est réservé aux prévisions et notamment aux pronostics boursiers. Chacun sait que ces prévisions se révèlent fausses la très grande majorité du temps et pourtant tout le monde continue à les écouter ou à les lire, pourquoi ? C'est à cette question que répond amid faljaoui, notre chroniqueur économique. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La fin d'année en Bourse se termine en fanfare - 23/12/2016 (ven., 23 déc. 2016)
La plupart des indices sont à la hausse surtout aux Etats-Unis. Et cela dure depuis l'élection de Donald Trump, à croire que le Père Noël est venu plus tôt que prévu. Justement sur ce point là, Amid Faljaoui, notre chroniqueur nous rappelle les déconvenues des enfants qui découvrent sur le tard que le père Noël n'existe pas. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La bourse et les tweets de Donald Trump - 22/12/2016 (jeu., 22 déc. 2016)
Et si pour gagner de l'argent en Bourse, il fallait tout simplement tenter de deviner la teneur des tweets de Donald Trump ? Ne rigolez pas, c'est ce que pensent certains analystes financiers qui ont observé l'influence des tweets présidentiels sur le cours de certaines actions américaines. Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco nous détaille cette drôle d'histoire. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - Le paradis du consommateur est devenu l'enfer du salarié - 21/12/2016 (mer., 21 déc. 2016)
Sans le savoir nous sommes en train de quitter une économie de l'offre pour entrer dans une économie de la demande. En effet, quand on commande un produit le moins cher possible, livré le jour même et si possible personnalisé, nous ne nous rendons pas compte qu'on détruit indirectement notre propre fiche de paie. En d'autres mots, le paradis du consommateur est devenu l'enfer du salarié. Amid Faljaoui, profite de la fin de l'année pour nous faire réflechir sur ce paradoxe. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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Chronique Economique - La concurence des entreprises "touche-à-tout" - 20/12/2016 (mar., 20 déc. 2016)
Aujourd'hui, la mode n'est plus aux entreprises qui restent dans leur pré carré ou dans leur spécialité mais la mode est aux entreprises "touche-à-tout". On le voit chaque jour qui passe avec des firmes comme Amazon, qui concurrencent quasi tous les secteurs et pas seulement les libraires comme c'était le cas au départ. Et on verra ce phénomène s'accélérer en 2017 avec un opérateur télécom comme Orange qui va se mettre à concurrencer les banques. Amid Faljaoui notre chroniqueur nous en dit plus sur ces entreprises "touche-à-tout" Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
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La Chronique Agora

En route pour rencontrer Alan Greenspan (lun., 16 janv. 2017)
campagne présidentielle ultralibéralisme croissance économique déficit deep state régime présidentiel Voici une chronique abrégée de ma part car j'arrive tout juste à Baltimore, aux Etats-Unis, pour un "tour de table économique" des différents bureaux internationaux d'Agora : Inde, Australie, France, Angleterre, Chine, Argentine, Brésil, Afrique du Sud, Inde... Je me réjouis d'avance, d'ailleurs, d'avoir un témoignage vécu de l'étrange expérience monétaire de l'Inde par mon collègue Vivek Kaul. Il semblerait que la démonétisation brutale que vit le pays aura de lourdes conséquences sur son économie (Jim Rickards avait commencé à analyser les premières données mi-décembre). Mais le clou de notre rassemblement sera le discours et notre rencontre avec Alan. Oui, monsieur "Exubérance irrationnelle" même. L'homme qui a baissé les taux de moitié et fertilisé le terrain à la bulle des subprime. Greenspan A dire vrai, je pars sceptique car le président de la Fed de 1987 à 2005 (31 janvier 2006 pour les tatillons amateurs de précisons pas toujours utiles) ne fut pas toujours limpide. On l'avait même surnommé "the master of obfuscation", "le maître de l'obscurcissement". "Si vous m'avez compris, c'est sans doute que je me suis mal exprimé" avait-il dit lors d'une de ses conférences de presse. FENETRE DE TIR SUR L'OR !! L'or autour des 1 310 $ : est-ce votre dernière chance d’entrer à bon prix ? Si nous avons raison et que l'or atteint bien les 10 000 $... ... Alors 10 000 $ investis dans ce que vous êtes sur le point de voir pourraient se transformer en 1 680 384 $. COO Lisez mon analyse pour savoir comment en profiter. Toutefois, Greenspan est un personnage complexe, qui défendit l'étalon-or et la monnaie privée, avant de succomber aux paillettes de la Parasitocratie et de servir dans le marigot washingtonien. Le 5 décembre 1996, il dénonça "l'exubérance irrationnelle des marchés financiers" mais l'apogée de la bulle internet n'éclata que trois ans plus tard, en mars 2000. Une bulle se gonfle doucement mais éclate brutalement. C'est l'une des énigmes financières sur laquelle Alan Greenspan s'est penché. Les acheteurs arrivent petit à petit jusqu'au moment où tous les vendeurs se ruent vers la sortie. Pourquoi ? A quoi réagissent-ils ? Qu'est-ce qui fait qu'une bulle est dangereuse et que son éclatement va affecter une multitude de personnes (comme celle du crédit subprime ou celle de la dette souveraine actuelle) ? Greenspan doit certainement avoir des idées sur ces questions et vous serez les premiers à les connaître, cher lecteur, si tant est que je puisse déchiffrer le sphinx... Cet article En route pour rencontrer Alan Greenspan est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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De la banque de réseau à la débancarisation : comparatif de trois solutions (lun., 16 janv. 2017)
débancarisation Pour être complète, une solution de débancarisation doit vous permettre de bénéficier des services bancaires de bases (compte courant, RIB, carte de paiement et possibilité de virements et de prélèvements bancaires) tout en échappant aux contraintes et aux risques relatifs au système bancaire. J'ai déjà évoqué le Compte-Nickel, une solution low cost de bancarisation sans banque qui s'adresse aux particuliers, aux voyageurs et aux auto-entrepreneurs. Elle est arrivée sur le marché grand public français début 2014. Je vais ici vous décrire deux autres possibilités. Un an plus tôt, la société AuCOFFRE.com introduisait un nouveau service de débancarisation avec la VeraCarte. La VeraCarte, une carte de paiement non-bancaire qui peut être adossée aux métaux précieux Pour être exact, le Service VeraCarte et la Carte VeraCarte MasterCard Premium sont proposés par la société VeraCash, filiale d'AuCOFFRE.com. VeraCash n'est pas un établissement de crédit (comme une banque) ni un établissement de paiement (comme FPE, la société à l'origine du Compte-Nickel), mais une société de dépôt-vente (comme AuCOFFRE.com). C'est la société Prepaid Financial Services (PFS), dont la société VeraCash est agent direct, qui permet à VeraCash de proposer à ses clients l'utilisation d'une MasterCard. AuCOFFRE.com est une société novatrice. La gamme de produits qu'elle propose est la plus large du marché français. L'un des reproches souvent adressés à l'or est qu'il a perdu son statut de monnaie d'échange. AuCOFFRE.com a mis un sacré coup de pied dans la fourmilière du marché français en introduisant la VeraCarte qui lève ce verrou. Ce service reprend et développe le concept des cartes de paiement adossés à de l'or que l'Euro Pacific Bank de Peter Schiff propose aux épargnants américains depuis début 2012 (cette carte peut désormais également être adossée à de l'argent). AuCOFFRE.com présente la VeraCarte avant tout comme une solution permettant de continuer à vivre normalement en cas de crise bancaire. Si ce genre de préoccupation vous semble paranoïaque, je vous renvoie par exemple à la crise financière chypriote de 2012-2013. [NDLR : Aujourd'hui, les Allemands semblent se préparer de leur côté à une issue malheureuse de l'euro : rapatriement de l'or national, incitation à détenir du cash... Que savent les Allemands ? Tout est expliqué ici.] Comment fonctionne le service VeraCarte ? La VeraCarte est une MasterCard sans condition de revenus ni de dépôt qui permet de régler en débit immédiat ses dépenses et de retirer du cash sans limite de plafond, hormis la limite du solde du compte. Celui-ci est exprimé non pas en euros mais en grammes d'or, en grammes d'argent ou en millicarats de diamant d'investissement. Les actifs auxquels votre compte est adossé sont intégralement alloués et conservés en Suisse, en dehors du système bancaire. Les coffres sont régulièrement audités afin de certifier de l'existence du métal. Ainsi, si tout le monde voulait simultanément retirer ses dépôts, la société serait en mesure de répondre en revendant intégralement les actifs détenus pour le compte de ses clients. Idem en cas de faillite, les actifs n'étant pas inscrits à l'actif du bilan de la société, ils ne pourraient pas être saisis. Qu'est-ce qu'il n'est pas possible de faire avec la VeraCarte ? Il s'agit d'un service réservé aux personnes physiques. Exit donc l'utilisation au travers d'une société. Ce service est nominatif, donc il n'est accessible que par un seul titulaire, ce qui interdit les comptes joints. Le RIB qui vous est remis avec la VeraCarte n'a vocation à servir qu'à l'alimentation de votre compte VeraCarte. Vous ne pouvez donc pas vous en servir pour régler vos factures récurrentes, du type électricité ou téléphone, alors que c'est possible avec un Compte-Nickel. Vous ne pouvez pas non plus faire de virement à une tierce personne, sauf si elle est elle-même détentrice d'une VeraCarte. Créé en 2015 et nommé VeraCash, ce service d'envoi de matières précieuses au sein d'un réseau communautaire n'est pas facturé. Le site de la FinTech d'AuCOFFRE.com précise que "VeraCash est devenue une unité de compte en 2016". Les actifs ne peuvent pas faire l'objet d'une récupération physique ni d'une livraison à domicile, mais ce n'est pas vraiment ce que l'on demande à un service de carte de paiement. Un service novateur... au coût assez élevé Ce service est donc particulièrement novateur. Mais il a un coût, et ce dernier est plutôt élevé. Voyons d'abord, ce qui est "gratuit" : le stockage de tous les actifs physiques n'est pas facturé, quel qu'en soit le montant. Les paiements et les retraits effectués (en Zone euro et en dehors de celle-ci) avec la MasterCard non plus. Enfin, et c'est appréciable, aucun frais de change n'est facturé (comme sur le Compte-Nickel). Viennent ensuite les services payants. Le coût de l'abonnement est modique : 40 euros pour trois ans. C'est au niveau des frais que les choses se gâtent : 3% pour l'achat d'or, 7% pour l'achat d'argent et 10% pour l'achat de diamant. En sachant que la conversion lors des approvisionnements et des paiements a lieu au cours spot de Londres +3% pour l'or et +20% pour l'argent, et au cours Rapaport pour le diamant. En cas de virement depuis le compte VeraCarte vers un autre de vos comptes bancaires français, il vous sera facturé 1% du montant, et 1% + 30 euros dans le cas d'un compte bancaire étranger. Et la fiscalité ? Côté fiscalité des plus-values, les actifs or, argent et dimant adossés à la VeraCarte voient s'appliquer les règles suivantes : - Pour une transaction inférieure à 5 000 euros : exonération de taxe sur la plus-value ; - Pour une transaction supérieure à 5 000 euros : plus-value taxée à 34,5% (19% + 15,5% de prélèvements sociaux) avec les abattements de durée en vigueur. PayPal : le rôle de Deutsche Bank reste obscur Avec PayPal, "L'argent d'aujourd'hui arrive en deux clics, pas en deux jours", promet sur son site la société fondée en 1998 et rachetée par eBay en 2002, avant d'être revendue en 2015. Avec les grands noms associés à sa création (Peter Thiel, Elon Musk...), PayPal a-t-elle poussé la révolution jusqu'à devenir une solution de débancarisation ? En Europe, la société est enregistrée au Luxembourg en tant qu'établissement de crédit. L'avantage majeur de PayPal est que le service permet de procéder à un paiement en ligne sans qu'il soit nécessaire d'approvisionner votre compte auprès de la société : il suffit d'avoir transmis des coordonnées bancaires à PayPal. Néanmoins, il est tout à fait possible d'avoir un compte créditeur (non rémunéré). Le transfert de fonds d'un compte PayPal à un autre n'est d'ailleurs pas facturé. PayPal se limitant à la monnaie électronique, la société n'est pas une banque en tant que telle, et elle passe en Europe par les services de la Deutsche Bank auprès de laquelle il convient de virer des fonds pour approvisionner son compte. Deux questions se posent alors : est-ce que les fonds ne font que transiter par la Deutsche Bank ou bien y sont-ils conservés ? Si la banque systémique n'est qu'un intermédiaire dont l'éventuelle faillite serait un phénomène "sans répercussion" (avec tous les guillemets du monde) sur les dépôts des clients auprès de PayPal, que se passerait-il en cas de faillite de PayPal elle-même ? Ces questions ont leur importance puisque la société n'a pas au Luxembourg le statut de service de dépôt ou d'investissement. La conséquence, précisée dans ses conditions d'utilisation, en est que ses clients ne bénéficient pas de la garantie des dépôts assurée par l'Association pour la Garantie des Dépôts Luxembourg (AGDL). Lorsque j'ai appelé le service client, il m'a assuré que la banque allemande n'est "qu'un intermédiaire" entre PayPal et son client, mais il n'a pas été en mesure de me dire selon quelles modalités sont stockés les fonds des clients. Sont-ils conservés sur un compte séquestre auprès d'une autre banque, comme pour le compte-Nickel ? Le cas échant, auprès de quelle banque ? N'ayant pas eu de réponse au courriel que j'ai adressé au service client, je ne suis malheureusement pas en mesure de vous l'indiquer. Que retenir de tout cela ? Vu le manque de transparence que la société entretient vis-à-vis de l'épargnant européen, elle ne donne pas l'impression d'une solution satisfaisante. Par ailleurs, le magazine suisse Bilan  s'est interrogé sur le caractère politique de l'interruption par PayPal en novembre 2014 des transferts de fonds à destination de supporters de l'initiative populaire "Sauver l'or de la Suisse". Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra. Le Compte-Nickel constitue bien une solution low cost alternative à la bancarisation. La VeraCarte n'est pas un service low cost et ne permet pas d'être complètement débancarisé. Son coût est cependant justifié par un grand nombre de services que la société est la seule à proposer sur le marché français. Comme toujours en matière de services, à chacun de voir s'il en a l'utilité. 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Le Deep State a-t-il une dent contre Trump ? (lun., 16 janv. 2017)
deep state Barroso trump Il y a deux choses : l'une que nous comprenons, et l'autre non. D'abord, chapeau Wall Street ! Les membres de l'élite financière soutenaient Hillary à 1 000%, et puis hop, quand Donald Trump a remporté la Maison Blanche, ils se sont retrouvés dans son cabinet en un rien de temps. Pendant la campagne, ils ont non seulement déversé des millions de dollars de financements sur Hillary mais également prédit le pire, régulièrement, si jamais "Le Donald" l'emportait. Et puis apparemment, en quelques secondes au beau milieu de la nuit, le superbe symbole du dollar leur est apparu dans les cieux. "Par ce signe tu vaincras" était-il écrit. Gouvernement Goldman Sachs Depuis la conversion de Constantin Ier, on n'avait jamais vu un revirement si total et soudain. Mirabile dictu ! En un éclair, les analystes de la première firme américaine de Wall Street se sont rendu compte que quelque chose leur avait échappé, tout au long de cette interminable et âpre campagne électorale. Peut-être bien que des allègements fiscaux et une hausse des dépenses, ce n'était-ce pas si mal, après tout ! Le grand sell-off a cessé. Une frénésie d'achats a pris le pas... et provoqué une hausse du titre Goldman Sachs de 40%, faisant de Lloyd Blankfein, son président, le principal bénéficiaire de l'élection (depuis l'élection, la valeur de sa participation dans Goldman a augmenté de 163 millions de dollars). A présent, les Goldman Boys sont pratiquement à tous les postes importants : Mnuchin au Trésor, Cohn au National Economic Council, Clayton (avocat qui représente Goldman depuis des années) à la SEC. Quant à Bannon et Scaramucci (qui viennent également de Goldman), ils sont prêts à faire ce qu'on leur demandera... Désormais, ils ne penseront plus à ce qui est bon pour Goldman, Wall Street et eux-mêmes. A présent ce sont des fonctionnaires... qui ne se soucient plus que du bien-être et du bonheur des autres. Dans les bottes de Jefferson C'est ce que nous adorons, avec la démocratie : elle a le pouvoir de transformer les gens lorsqu'ils relèvent le défi de la fonction publique. Des gens que nous considérions comme des voyous arrivistes et des politiciens à la noix se retrouvent soudain à un poste élevé. Ils se voient chausser les bottes de Jefferson, coiffer le chapeau d'Adam et, parfois, porter le pantalon de Taft. Sérieusement, ce que nous admirons tant, chez Goldman, c'est cette franchise qui les caractérise. Nous savons bien ce que la clique de Goldman a en tête : placer ses intérêts en premier. Vous souvenez-vous de cet économiste et sociologue italien, Vilfredo Pareto ? Comme nous l'indiquions ici, Pareto a expliqué que, quelle que soit la façon dont vous désignez votre gouvernement, il est dirigé par une poignée de gens rusés : il les appelle les "renards". Ils trouvent le moyen de contrôler l'infrastructure politique et font en sorte qu'elle serve leurs intérêts. Goldman est une organisation sacrément rusée et ses renards ont vite fait d'investir le poulailler de Washington. Les plus rusés de tous Mais ce qui est réellement surprenant, c'est ce qu'il se passe dans le secteur de la "sécurité". Les barbouzes sont les plus rusés de tous... et la partie la plus enfouie du Deep State. Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, ils ont réussi à extirper au contribuable des milliers de milliards de dollars en le terrorisant... même si les Etats-Unis n'ont guère affronté un adversaire digne de ce nom depuis 1989, au moins... et même si la plupart de leurs "renseignements" sont insignifiants ou bien faux. De l'invasion foireuse de la Baie des Cochons à la chute de l'Union Soviétique (ce qui, selon Stansfield Turner, directeur de la CIA de 1977 à 1981, "a totalement échappé" à cette agence), les services du renseignement américains ont été à côté de la plaque. Plus récemment, c'est la CIA qui a consciencieusement fourni aux néoconservateurs l'histoire bidon des armes de destruction massive qu'ils voulaient entendre, provoquant ainsi une guerre qui a coûté 7 000 milliards de dollars à ce jour. Et en ce qui concerne le dernier tôlé déclenché par l'interférence russe dans les élections américaines, il semblerait que les "renseignements" clés aient été obtenus en regardant Russia Today, la chaine de télévision internationale (sur laquelle nous sommes interviewé de temps à autre). Des "renseignements" clownesques Si les barbouzes américains sont plus ou moins doués pour rapporter des renseignements utiles, en tout cas ils le sont pour manipuler le système en vue de conserver des postes pénards alliant pouvoir et argent. James Clapper, directeur du Renseignement national (National Intelligence), a manifestement menti au Congrès lorsqu'il a dit que la NSA ne collectait pas d'informations sur les citoyens américains, et pourtant il continue à percevoir son salaire. Mike Morell, ex-directeur par intérim de la CIA, a affirmé que Trump était un agent russe "malgré lui" -- quelle qu'en soit la signification. John Brennan, directeur de la CIA, a menti à propos des victimes collatérales liées aux frappes de drones (il a affirmé qu'il n'y en avait pas). Quant au prédécesseur de Morell, David Petraeus, il a révélé des secrets d'Etat à sa biographe (avec qui il entretenait une liaison adultère), puis menti au FBI à ce propos. On ne lui a infligé qu'une petite tape sur les doigts. Inlassablement, on ferme les yeux sur l'incompétence et la criminalité régnant au sein du secteur de la "sécurité", et on pardonne. Et pourtant, il n'existe pas moins de 17 services du renseignement, aux Etats-Unis, peuplés de milliers de fouineurs, d'analystes et d'informateurs en grande partie rémunérés sur des budgets secrets. Avec les milliards de dollars du contribuable, ils nous espionnent, espionnent les étrangers et s'espionnent les uns les autres. Pourquoi, alors, voudraient-ils chercher la bagarre avec le nouveau président, sur la foi de rapports contenant des "renseignements" clownesques ? S'ils ont raison... et que le principal objectif du Deep State est de siphonner le pouvoir et l'argent du reste de la société... à quoi bon chercher des ennuis au nouveau président ? Nous l'ignorons. Une erreur ? De mauvais calculs ? Il y a quelque chose qui ne colle pas. 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Comment l’Etat lutte contre la bonne bouffe : l’exemple de la grippe aviaire et du foie gras (sam., 14 janv. 2017)
dépenses publiques C'est devenu une mode chez le consommateur : on veut de la bonne bouffe ! De la nourriture saine, qui ne rend pas malade, avec des produits dont on comprend et connaît la composition. En apparence, tout le monde est favorable à cette aspiration : mieux vaut se nourrir avec des produits bons et sains plutôt que l'inverse. Le problème, c'est que la "bonne bouffe" contrecarre singulièrement les logiques industrielles à l'oeuvre dans l'agro-alimentaire. On découvre progressivement que bien se nourrir n'est pas un intérêt unanimement partagé, y compris en France. Les abattages massifs de canards actuellement programmés dans le sud-ouest en donnent une nouvelle illustration, et l'Etat est le premier acteur à mettre son grain de sel dans la protection des intérêts industriels. Bonne bouffe et bouffe pas chère : l'exemple du foie gras Prenons le foie gras. N'importe quel consommateur préfère un foie gras issu d'un canard qui a couru en liberté et qui a mangé des céréales de qualité, plutôt qu'un foie fabriqué on ne sait trop comment dans des fermes pas vraiment sûres. Le problème est que le paysan qui produit le foie gras à l'ancienne coûte cher à nourrir. Il rogne les marges des chaînes de production de plus en plus intégrées. Certains ont même la mauvaise idée d'abattre et de transformer leurs canards eux-mêmes, sans intervention de ces chaînes autre que l'achat d'un caneton (le métier de "naisseur" étant très particulier). Autrement dit, il existe dans la filière du foie gras des irréductibles qui refusent l'intégration dans le monde industriel. La production traditionnelle en France menacée... par les Français? Pour les grands groupes industriels, souvent issus de coopératives de producteurs ou alliés à elles, il existe donc une sorte d'inclination naturelle pour la javellisation de la petite concurrence par l'imposition de normes de production inaccessibles aux "petits". Dans la filière du foie gras, cette situation s'explique assez aisément par le graphique ci-dessous : Evolution de la production Cliquez sur le graphique pour l'agrandir Source : Décider et Entreprendre En 10 ans, la production de foie gras français a augmenté, mais ses parts mondiales de marché se sont repliées face à la concurrence de la Bulgarie, de l'Ukraine et de la Chine. Mais il faut expliquer que cette concurrence exotique peut être le fait des Français ! Euralis par exemple (propriétaire de Monfort, n°3 du foie gras) a des abattoirs en Bulgarie. Labeyrie et Delpeyrat, n°1 et 2, ont des sites de production ambitieux en Chine. Le développement de foie gras étranger n'est donc pas forcément une mauvaise nouvelle pour les acteurs français. Un marché mondial à la peine Pour achever le tableau économique du secteur, il faut aussi comprendre que la hausse de la production ne se traduit pas forcément par une hausse des profits. Les prix ont en effet, notamment à cause de la concurrence livrée par les nouveaux producteurs, tendance à baisser. Là encore, un petit tableau produit par le ministère de l'Agriculture permet d'y voir plus clair : c Source : Décider et Entreprendre Autrement dit... les exportations de foie gras augmentent en volume (voire atteignent des records), mais leur valeur marchande diminue dans des proportions importantes (3% entre 2014 et 2015). Pourquoi les géants français doivent délocaliser Face à ce marasme, la situation des géants français est assez délicate, dans la mesure où la hausse de la production ne se traduit pas par une hausse de la profitabilité. Dans ces conditions, on sait tous ce qu'un producteur fait : il baisse ses coûts de production, et, pour y parvenir, il utilise toutes les armes à sa main... Son objectif est de préserver, voire d'augmenter ses marges de rendement dans un monde où augmenter la production ne signifie plus augmenter ni le chiffre d'affaires ni les profits. Le développement d'activités en Bulgarie ou en Chine constitue une première réponse, qui donne lieu à des pratiques assez bien décrites par un importateur indépendant : "Il se murmure, dans le petit monde du palmipède du Sud-Ouest, que certaines grandes enseignes possèdent des abattoirs en Bulgarie ou font produire en Hongrie ou en Roumanie. Leurs produits sont expédiés en France dans de grandes poches sous vide, donc non emballés. L'emballage se fait dans les départements traditionnellement producteurs de foie gras et de magret. Cela permet aux entreprises d'estampiller leurs étiquettes avec un numéro de département français. Et cela en toute légalité." Produire à bas prix en Bulgarie et vendre au prix "français" des produits étiquetés en France comme s'ils venaient du sud-ouest ? Non, ils n'oseraient pas... Pourquoi tuer les petits producteurs français ? Reste que, malgré ce système, le petit producteur français (il en reste 30 000) a la vie dure et il mérite une bonne leçon... Diminuer le nombre de producteurs en France devient un enjeu économique pour la profitabilité des grands groupes, et cela pour deux raisons. Première raison : moins de producteurs, et singulièrement moins de producteurs indépendants, permet de limiter la concurrence. On a vu ci-dessus que cette étape est importante à franchir dans un marché où les marges de profitabilité diminuent. Deuxième raison : le développement de grandes fermes de production à la place du système actuel émietté permet de mieux maîtriser les coûts, par les gains de productivité que l'augmentation des tailles critiques permet. Moins de producteurs, de taille plus élevée, c'est moins de bouches à nourrir pour au moins autant de produits à vendre. Comment tuer les petits producteurs français ? Pour "réorganiser" la filière, les grandes enseignes françaises ont donc tout intérêt à mobiliser les leviers traditionnels qui permettent de tuer la concurrence. En premier lieu, et comme toujours, le recours à la réglementation européenne est une arme majeure. On le sait : Bruxelles est une machine à produire des normes réglementaires influencées par les grands groupes, que l'administration adore sur-interpréter par la suite pour faire plaisir aux puissants. Le marché du foie gras n'y a pas échappé. Ainsi, une recommandation du Conseil de l'Europe, rendue applicable au 1er janvier 2016 en France, a-t-elle interdit l'utilisation de cages de gavage individuelles et a-t-elle contraint le recours à la cage collective. Pas de chance, seuls les producteurs français avaient investi dans des cages individuelles. La réglementation favorise donc les producteurs hongrois et bulgares, qui, eux, pratiquent la cage collective. Précisons que cette réglementation s'est construite au nom du bien-être animal, revendication supplétive utile pour tous les défenseurs de l'industrie agro-alimentaire. Les défenseurs du bien-être animal adorent en effet "taper" sur les petits producteurs français, mais restent étrangement muets sur les pratiques industrielles. La grippe aviaire tombe à point nommé Sur ces entrefaites, on découvre que des oiseaux migrateurs transportent des agents pathogènes, et singulièrement la grippe aviaire. Quelle aubaine ! Ces germes ont en effet la bonne idée de contaminer les canards qui se trouvent sous leur passage. L'épizootie qui s'ensuit peut toucher n'importe quel animal élevé à l'air libre, ce qui est le cas des mulards de nos petits producteurs de foie gras. Voilà une bonne occasion de refaire de la réglementation à tout-va ! Et d'imposer aux petits producteurs des abattages préventifs qui les mettent au bord du gouffre financier, voire les poussent à la faillite. Pendant ce temps, bien entendu, les groupes français qui produisent leur foie gras en Bulgarie jubilent. L'administration française en action Donc, il faut réglementer pour éviter les maladies. Le 8 février 2016, l'administration française prend un arrêté relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d'autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l'influenza aviaire. On y lit des mesures dont l'impact économique est évident : "A partir d'une analyse de risque, tout détenteur définit un plan de biosécurité pour l'ensemble de son exploitation détaillant les modalités de séparation physique et fonctionnelle de chaque unité de production. Le plan est consultable sur support papier ou électronique lors de tout contrôle. Le détenteur le met à jour à chaque modification de ses pratiques de biosécurité ou lorsqu'une modification du risque relatif à l'influenza l'exige. [...] Les bâtiments permettent des opérations de nettoyage et de désinfection efficaces et régulières ; en l'absence de pratiques de paillage permettant d'absorber les lisiers et fientes sèches, les soubassements sont lisses et la pente des sols est conçue pour permettre l'écoulement lié aux lisiers et fientes sèches vers les équipements de stockage ou de traitement. L'accès à chaque unité de production est protégé par un sas sanitaire clos conçu pour limiter les contaminations entrantes et sortantes des unités ; une tenue spécifique ou des tenues à usage unique sont disponibles et revêtues avant l'accès à chaque unité de production (chaussures et vêtements) ; le lavage des mains est indispensable avant chaque accès. [...] Les circuits d'aération, d'abreuvement, d'alimentation et d'évacuation du lisier, des fientes sèches ou du fumier sont aisément démontables ou accessibles. Les parcours des volailles sont herbeux, arborés ou cultivés et maintenus en bon état ; ils ne comportent aucun produit ou objet non indispensable à l'élevage ; aucun stockage de matériel n'y est réalisé. Les abris sur les parcours sont nettoyables et désinfectables. Ceux dont l'état de vétusté ne permet pas le nettoyage et la désinfection dans des conditions satisfaisantes sont retirés. Chaque parcours est clôturé afin d'empêcher toute sortie et d'éviter tout contact entre elles de volailles ou d'autres oiseaux captifs d'unités de production différentes. Dans les exploitations commerciales, les conditions de mise en oeuvre du présent alinéa sont précisées par instruction du ministre en charge de l'agriculture." Rien que là, le petit producteur est placé sous surveillance stricte, s'il a encore la mauvaise idée de continuer son activité. Comment les grands acteurs du secteur aident l'administration Curieusement (ou pas, bien entendu), ce sont les grands du secteur eux-mêmes qui prêtent main forte à l'administration pour épaissir le voile réglementaire qui étouffe les petits producteurs. On trouvera par exemple un "GUIDE DE BONNES PRATIQUES D'HYGIENE ET D'APPLICATION DES PRINCIPES DE BIOSECURITE LORS DES OPERATIONS DE TRANSPORT POUR LA FILIERE PALMIPEDES A FOIE GRAS" rédigé sous l'étiquette de la F édération des producteur de foie gras (le CIFOG). En réalité, le groupe de travail qui a encadré la rédaction du guide est totalement phagocyté par les géants du secteur : c Source : Décider et Entreprendre Les géants du secteur sont-ils à l'origine de l'épizootie ? Le guide des bonnes pratiques en matière de transport des palmipèdes constitue sans doute un comble de l'ironie, voire de la provocation. En effet, le groupe MVVH, qui regroupe Maïsadour et Val de Sèvre, y a activement participé. Or l'actuel abattage en masse des canards dans le Gers est probablement dû... à une contamination par le transport de canards contaminés sortis des élevages du groupe dans le Tarn. Sur ce point, les médias subventionnés surveillent de près leur langage. Mais il est acquis que la première vague de contamination dans le Gers est directement partie d'un centre de production de Vivadour. Plus grave, les producteurs réunis dans le collectif Canards en Colère accusent les producteurs de Vivadour d'avoir recommencé la même imprudence début janvier : canards Il faut évidemment rester prudent... Mais les faits sont troublants. Et, comme par hasard, l'administration française a pris soin de réglementer le matériel nécessaire pour l'élevage des canards gras, mais elle a oublié d'étendre sa réglementation à la mise en quarantaine des canards en cas de doute sur une contamination. C'est bête ça... Pourquoi les géants industriels profitent de l'épizootie Une chose est sûre, en tout cas, l'épizootie est une aubaine pour les grands groupes. Ceux-ci disposent de larges stocks de foie gras qu'un abattage massif de canards permet d'écouler. En outre, la baisse de la production française favorise la hausse des prix. D'ailleurs, Delpeyrat, groupe partenaire de Maïsadour, s'est félicité de ses excellents résultats en 2015, et ne cache pas ses ambitions pour les années à venir. L'ère de la bonne bouffe n'est pas gagnée... Retrouvez tous les articles d'Eric sur son blog "Décider et Entreprendre" Cet article Comment l’Etat lutte contre la bonne bouffe : l’exemple de la grippe aviaire et du foie gras est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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Les déboires de l’Etat actionnaire ne méritent pas une chronique, mais… (ven., 13 janv. 2017)
cashless prélèvement à la source - pression fiscale créditisme L'Etat actionnaire a déjà affiché une mauvaise année 2016 et 2017 commence bien mal. "Comment tu n'en as pas parlé ?" se sont offusqués mes collègues, "ça ne te fais pas réagir ?" Si. Gnark (sombre ricanement). Pffffff (soupir). Comment peut-on être assez naïf pour croire à l'Etat stratège et autres idioties ? Les chiffres ne font que pointer cette évidence, une fois encore, année après année... Est-il vraiment nécessaire d'user son clavier et d'encombrer Internet d'électrons sur le sujet ? "Mais, ce n'est pas une évidence pour tout le monde" protestent mes collègues mal intentionnés qui veulent absolument me faire travailler, et me pousser à écrire des choses qui font que je vais recevoir plein de courriers de lecteurs furieux. Hélas, pour que l'ambiance de bureau redevienne respirable, je me rends : il va falloir que je délaye "gnark" et mes explications. ERIC LEWIN Cher Lecteur, Ici Eric Lewin. Je vais vous révéler aujourd'hui mon plan secret pour toucher "une retraite de ministre". En appliquant cette méthode, vous pourriez gagner cinq fois plus en étant retraité qu'en restant en activité... ... pour un investissement minimum de 200 euros. Difficile à croire... je sais. Et pourtant, j'applique cette méthode depuis des années -- et je peux témoigner qu'elle fonctionne. Voici comment. Commençons par les chiffres. Je cite ceux des autres. BFM-Business : Le portefeuille de participations cotées de l'Etat a perdu 11,5% de sa valeur en 2016, retombant à 59,7 milliards d'euros contre 67,4 milliards d'euros il y a un an, selon les chiffres annuels publiés par l'Agence des participations de l'Etat (APE). Selon ces données, révélées par lemonde.fr, le portefeuille de l'Etat, qui dispose de participations dans 14 sociétés cotées, a pâti principalement des difficultés du secteur de l'énergie. La cote d'EDF, dont l'APE détient aujourd'hui 85,6%, a ainsi chuté de 28,7% en un an. Celle d'Engie, dont il possède 32,8%, a reculé de 25,8%, tandis que celle d'Areva, dont il détient 28,8%, a baissé de 20,7%. La valeur du portefeuille public a également plombée par la chute des titres Air France (-26,3%), Renault (-8,8%), Orange (-6,8%) et Aéroport de Paris (-5%). Mauvais stock-picking, pas de chance. Les fleurons du capitalisme d'Etat n'ont pas fait de flammes en 2016 : EDF, Engie, Air France, Renault. Pendant ce temps, le CAC 40 dans son ensemble affichait dans le même temps une performance de 6,17%. +6,17% contre -11,5% pour le portefeuille des huiles Bercy, ce n'est pas une simple petite contre-performance. C'est pitoyable. D'autant plus que l'élite technocratique de notre pays préside à la destinée de ces entreprises. Des gens bardés de diplômes, sortis de nos plus grandes écoles. Evidemment, contrairement à vous ou moi, ces brillants gestionnaires de fonds publics ne souffrent pas vraiment des contre-performances du portefeuille public. Cela ne changera pas leurs émoluments ou leurs retraites, et un inspecteur des finances a le privilège d'ignorer les affres du chômage. Ca tombe bien car, comme je vous le disais, l'année 2017 est également mal emmanchée. Il faut vendre Engie au plus bas pour sauver EDF et Areva (autre fleuron du capitalisme d'Etat). Vendre aussi Safran, improbable collage entre SAGEM (ancienne entreprise privée) et SNECMA (ancienne entreprise publique mais engagé dans un partenariat avec General Electric pour la production du moteur CFM qui équipe les Airbus – consortium européen. Vous me suivez ?). Or, vous connaissez la règle implacable : qui a vendu, a perdu, Mme Michu ! Il va donc y avoir des moins-values. J'aurai la charité de ne pas parler ici d'EDF et surtout d'Areva. Comme nous l'avons vu avec Christine Lagarde, on peut-être coupable de "négligence" mais ça ne mérite pas une punition. Anne Lauvergeon pantoufle joyeusement dans plusieurs conseils d'administration et notamment celui de boostHEAT ; elle s'exprime dans la belle langue française employée par notre élite s'adressant aux gens d'en bas : "Je trouve que c'est une superbe entreprise, qui est à la fois très innovante, qui est industrielle - elle fabrique des chaudières -, et qui en même temps va permettre d'économiser beaucoup de CO2". On peut être négligent avec l'argent des autres mais on est toujours à la recherche des bonnes causes et moins de CO2, c'est évidemment une bonne cause humanitaire... Mais pourquoi l'Etat est-il mauvais actionnaire ? C'est assez simple à comprendre. Le rôle de l'Etat est d'abord d'assurer des fonctions régaliennes. Théoriquement, nos hauts fonctionnaires sont formés pour cela. "Servir sans se servir", telle est la noble devise de l'ENA. Ces fonctions régaliennes consistent à faire fonctionner la police, la justice, l'armée et la diplomatie. C'est le coeur, le "noyau dur", pour parler technocrate, de la mission de l'Etat. Vous conviendrez avec moi que ces fonctions régaliennes ne sont pas supposées être lucratives. Je vais essayer d'être claire, même si moi pas avoir fait l'ENA : "Si toi policier, ou juge, ou diplomate ou encore soldat, toi pas chercher à gagner plein de fric en exerçant tes fonctions. Pas beau, vilain, d'autant que toi avoir le droit à la ‘violence légale' = des armes + clés de la prison". Pour assurer ces missions régaliennes non lucratives, l'Etat prend. Il nous prend des impôts. NOS IMPÔTS NE PEUVENT PAS ETRE SOURCES DE BENEFICES. Ce n'est pas leur but. Mais dans notre douce France, 58% de l'activité économique est contrôlée par l'Etat. Ce qui veut dire que l'Etat s'occupe de tas de choses qui ne sont pas des missions régaliennes. Pourquoi diable, fichtre et diantre voudriez-vous que des fonctionnaires soient plus aptes à gagner de l'argent que n'importe qui d'autre ? Ne cherchez pas, il n'y a aucune raison. Statistiquement, ils ne peuvent pas faire mieux. En revanche, il y a une excellente raison pour que des fonctionnaires fassent moins bien puisque leur rôle n'est pas de gagner de l'argent. Ce qu'ils dépensent, ils ne l'ont pas gagné sur un marché concurrentiel, parce que des gens ont librement choisi d'acheter ceci ou cela. Pour couvrir leurs dépenses, ils ont reçu un budget provenant de la collecte de l'impôt. Un budget ou des bénéfices, ce n'est pas la même chose, voyez-vous. D'ailleurs – un dernier petit lâcher de venin parce que, finalement, je ne serai pas charitable contrairement à ce que je viens d'écrire : vous devez considérer, par exemple, une augmentation du tarif de l'EDF comme un impôt. Généralisation pas hâtive mais mûrement réfléchie de ce principe : vous devez considérer toute augmentation du coût des services publics comme un impôt. Le marché de l'électricité n'est pas véritablement concurrentiel. Comment pouvez-vous donc savoir si l'augmentation de prix demandée par EDF est justifiée ? Mais je ne voudrai pas vous quitter comme ça brutalement sur ces remarques acides. Ceci est une chronique financière pour investisseurs. Voici ce que j'ai appris : Evitez les investissements dans les entreprises contrôlées par l'Etat (on pourrait même se demander si les vendre à découvert pour profiter de leurs tristes contre-performances ne serait pas une bonne idée cynique). Evitez les investissements dans les entreprises bénéficiant de subventions. Dès qu'on retire la béquille étatique tout se passe mal. Préférez les solutions d'investissement individuelles aux solutions collectives clés en main. Choisissez des entreprises dont le chiffre d'affaires et les marges augmentent et qui opèrent sur les marchés les plus concurrentiels qui soient. Vous êtes sûr que ce sont des vrais bénéfices dont vous allez profiter. Celui qui a gagné l'argent est presque toujours le mieux placé pour savoir comment le faire fructifier. Faites confiance aux dirigeants fondateurs et à l'actionnariat familial. Vous pouvez retrouver plein de conseils de sagesse financière dans ce livre qui rassemble les meilleures chroniques de Bill Bonner depuis vingt ans. Il est 100% gratuit et vous pouvez le donner autant que vous voulez autour de vous. Cet article Les déboires de l’Etat actionnaire ne méritent pas une chronique, mais… est apparu en premier sur La Chronique Agora.
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