Revue Banque

Revue Banque 807 : Résolution: sur qui repose l’effort ? (mer., 29 mars 2017)
couv Rb 807
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Article : Les Caisses d’Épargne co-construisent leur offre avec les acteurs sociaux (mar., 28 mars 2017)
Avant...Premier distributeur de microcrédits personnels en France, le réseau des Caisses d’Épargne fait depuis trois ans évoluer son offre pour répondre à des besoins plus spécifiques : la précarité énergétique de l’habitat et l’accès à des véhicules neufs en LOA. Deux produits co-construits avec des acteurs sociaux.En quoi consiste l’offre de la Caisse d’Épargne en matière de microcrédit accompagné ?Il en existe deux formes en France : le microcrédit professionnel, qui a plus d’antériorité, construit autour de France Active, d’Initiative France, de BGE et de l’ADIE ; le microcrédit personnel, impulsé en 2005 par le Plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo et la création du Fonds de cohésion sociale, qui garantit à 50 % les microcrédits dans la limite de 5 000 euros.Les Caisses ...
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Article : Desjardins promeut l'épargne comme vecteur d'inclusion financière (mar., 28 mars 2017)
Desjardins promeut l'épargne comme vecteur d'inclusion financièreComment faire en sorte que l’épargne des populations à bas revenus finance le développement ? Quel rôle peuvent jouer les opérateurs téléphoniques face aux banques ? Dans l’univers de plus en plus concurrentiel de l’inclusion financière, la banque coopérative canadienne Desjardins a développé une expertise logée dans sa filiale DID.Longtemps, la finance dans les pays en développement a été assimilée au microcrédit. Est-ce la vision de DID ?Depuis les débuts de DID, nous nous focalisons sur l’inclusion financière. C’est un concept qui va au-delà du microcrédit et s’étend à l’ensemble des services financiers. Nous voulons les rendre accessibles à tous via une institution financière formelle. La mobilisation de l’épargne a été historiquement un axe très important pour nous : nos ...
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Chronique : Finance et intelligence artificielle : vers une nouvelle lune de miel ? (mar., 28 mars 2017)
Pour la finance, le recours à des algorithmes n'est pas nouveau : cela fait plusieurs décennies que le trading a été révolutionné par des robots. Mais le boom des FinTechs et les récents progrès de l’intelligence artificielle (IA), en particulier ceux de l'apprentissage automatique (machine learning), annoncent un bouleversement profond de l'activité bancaire. Le moment semble venu pour l’IA de jouer un nouveau rôle moteur.Les attentes ont toujours été très élevées, mais les résultats obtenus se sont révélés jusqu’à présent plutôt modestes. Néanmoins, l'avènement du Big Data, l’augmentation exponentielle de la puissance de calcul des ordinateurs et la prise de conscience que les données comptent parmi les principaux éléments qui déterminent la valeur des ...
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Chronique : Le marché haussier toujours en vie ? (mar., 28 mars 2017)
Le marché actions haussier qui a démarré le 9 mars 2009 est aujourd’hui le deuxième plus long depuis 100 ans (après celui de 1987-2000). La hausse nominale cumulée du S&P 500 a été de 250 %. Sa performance totale (dividendes réinvestis) en termes réels (nets de l’inflation) apparaît comme la quatrième performance depuis un siècle (après celle de 1921-1929, de 1987-2000 et de 1949-1956). Soit une performance totale réelle cumulée de presque 205 % (en dollars). À horizon 1 an, c’est l’évolution de la valorisation qui apporte historiquement plus de 75 % de la rentabilité des actions. Or, les niveaux de valorisation absolue sont aujourd’hui clairement excessifs. Depuis 1945, les niveaux médians de démarrage des « bear markets » [1] ont été de 18,3 pour le P/E Trailing et de 20,7 ...
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Brève : Bankin initie les virements à la place de ses clients (mar., 28 mars 2017)
La FinTech française Bankin, qui propose déjà de l’agrégation de comptes, n’a pas attendu la DSP 2 pour étendre ses services à l’initiation de virement pour le compte des clients. « À ce stade, nous proposons de réaliser les transactions d’IBAN à IBAN à partir de sept banques, à condition que le compte bénéficiaire soit déjà enregistré sur l’interface du client », explique Joan Burkovic, son fondateur. D’autres banques seront peu à peu ajoutées au dispositif. En l’absence d’API, Bankin utilise la technique du web scraping, comme pour l’agrégation. Cette offre d’initiation de paiement, sur laquelle travaille également son concurrent Linxo, répond en particulier à des cas d’usage liés à l’épargne : virement automatique avant que le compte courant ne soit à découvert ou épargne ...
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Brève : Vers une interdiction du « web scraping » ? (mar., 28 mars 2017)
Très attendus, les principaux standards techniques relatifs à la DSP 2 ont été publiés par l’EBA fin février [1]. La consultation d’août 2016 avait recueilli plus de 220 réponses, un record. Cette nouvelle version des standards doit encore être formellement adoptée par la Commission. L’un des points les plus sensibles du RTS renvoie à la manière dont les nouveaux tiers de paiement – les AISP [2] ou agrégateurs de comptes et les PISP [3] ou initiateurs de paiement – et les teneurs de comptes (ASPSP [4]) communiquent. Les FinTechs qui ont déjà investi le créneau, comme Bankin ou Linxo, pratiquent le web scraping : elles envoient des « robots » sur les espaces de banque en ligne des clients pour réaliser à leur place les opérations de consultation et de virement. Une démarche ...
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Brève : Bâle IV : les autorités allemandes infléchissent leur position (mar., 28 mars 2017)
Andreas Dombret, BundesbankL’Allemagne est-elle en train de mettre de l’eau dans son vin sur le sujet de la finalisation de Bâle III et de la question de l’output floor en particulier ? Les déclarations d’Andreas Dombret, membre du Comité exécutif de la banque centrale allemande en charge de la supervision bancaire, pourraient le laisser entendre. Alors qu’il avait érigé le principe « mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord », participant ainsi à l’échec des négociations début janvier, Andreas Dombret a finalement relativisé l’impact de l’introduction d’un output floor pour les banques allemandes : « nous avons pris les derniers chiffres du Comité de Bâle et nous avons fait un certain nombre d’autres calculs par nous-mêmes […]. Nous ne voyons pas d’augmentation significative des actifs pondérés par les ...
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Brève : Médiation du crédit : un rôle de conseil aux TPE (mar., 28 mars 2017)
Lancée en 2008 pour faire face à la crise et au risque de « Credit Crunch », la médiation du crédit a publié son bilan 2016 le 21 mars. « La situation du financement des entreprises est globalement satisfaisante, avec une offre de crédit soutenue », estime Fabrice Pesin, médiateur national. Les motifs de saisine, en baisse de 7 % sur un an, ont beaucoup changé en 8 ans, de même que le paysage du financement des PME, constate le médiateur, également président de l’Observatoire des entreprises. Les dossiers industriels, dans la filière automobile notamment, ont laissé place à des dossiers de TPE, et aux secteurs de l’hôtellerie-restauration, du commerce de détail ou du BTP.Les motifs de saisine concernent moins les tensions avec les banques que des difficultés que l’entreprise a du ...
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Brève : L’ombre du Brexit plane sur la réforme de la supervision européenne (mar., 28 mars 2017)
Alors que les négociations autour du Brexit entrent dans une phase concrète [1], les conséquences de la sortie du Royaume-Uni commencent à être prises en compte dans les évolutions structurelles de l’Union européenne. Il en va ainsi des réflexions autour du système de surveillance du secteur financier : la Commission vient de lancer une consultation sur les autorités de supervision européennes (ESA) qui court jusqu’à mi-mai. Cette révision du cadre actuel, organisé autour de trois autorités – EBA pour les banques, EIOPA pour les assurances et ESMA pour les marchés –, est notamment justifiée par « les nouveaux défis de l’intégration financière » suite au Brexit. « La sortie du Royaume-Uni du Marché unique renforce la nécessité d’une réflexion approfondie sur la manière d’améliorer ...
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Brève : Assurance vie : y aura-t-il une réforme de la fiscalité après l’élection ? (mar., 28 mars 2017)
L’élection présidentielle française va-t-elle aboutir à une modification de la fiscalité du « produit d’épargne préféré des Français », l’assurance vie et ses 1 650 milliards d’euros d’encours ? Pas si sûr. Alors que François Fillon et Emmanuel Macron envisagent d’instaurer un taux unique de 30 % pour les revenus du capital (flat tax), le candidat des Républicains a précisé mi mars que l’assurance vie ne serait pas concernée par sa mesure. En revanche, le candidat d’En marche ! pourrait relever le prélèvement pour les rachats après 8 ans de 23 % actuellement à 30 %, mais dans certains cas. « Ces conditions ne changeront pas pour les contrats et dépôts existants, mais seulement pour les flux à venir, les nouveaux versements », indiquait Emmanuel Macron dans Les Echos le 24 février. ...
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Brève : Les crédits à taux fixes français de nouveau menacés ? (mar., 28 mars 2017)
Faut-il de nouveau s’inquiéter pour le modèle de crédit à taux fixe des banques françaises ? En avril 2016, le Comité de Bâle avait abandonné le projet de traiter ce risque en pilier 1 au profit d’un pilier 2 dit « renforcé » [1]. Le risque d’une charge en capital calculée de la même manière quels que soient les modèles bancaires de chaque juridiction était donc écarté. Mais l’annonce de la BCE [2], dans son rôle de superviseur bancaire unique (MSU), de mener une analyse de sensibilité aux variations de taux d’intérêt ravive les inquiétudes des banques européennes, notamment françaises. « La profession soutient les exercices de stress-test et reconnaît l’importance, pour le superviseur, d’apprécier le risque de taux des établissements, en particulier dans un contexte de taux bas. ...
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Brève : TRIM fait trimer la BCE (mar., 28 mars 2017)
Un an et demi après son lancement assez discret, la revue des modèles internes (dite « TRIM ») par le superviseur européen unique (MSU) entre en avril dans une phase bien plus visible pour les 68 banques concernées : plus de 100 missions sur place seront menées durant l’année par quelque 500 personnes, experts du MSU et des autorités nationales et, à part égale, consultants. Un guide de supervision vient par ailleurs d’être publié. TRIM se concentre dans un premier temps sur le risque de crédit pour les portefeuilles dits à « haut risque de défaut », le risque de marché et celui de contrepartie, soit près de 60 % des RWA. Il s’agit parfois aussi de valider de nouveaux modèles. Ce chantier, qui court jusqu’à fin 2018, voire début 2019, est rendu indispensable par le manque ...
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Dossier : Sur qui repose l’effort ? (mar., 28 mars 2017)
RésolutionEt si l’injection rapide d’argent public était la meilleure façon de sauver une banque en difficulté ? C’est l’idée défendue par celui qui a redressé le Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, venant à contre-courant des principes de la résolution bancaire. Ce nouveau cadre réglementaire n’envisage l'utilisation de fonds publics qu’en dernier recours, après la mise à contribution des acteurs privés.La résolution bancaire n’a pas convaincu tout le monde. Ce nouveau cadre réglementaire, pleinement opérationnel depuis le 1er janvier 2016, a pour objectif d’éviter, autant que faire se peut, le recours aux deniers publics pour renflouer une banque en difficulté. Pourtant, selon Jean Peyrelade, qui a redressé le Crédit Lyonnais dont il a assumé la présidence de 1993 à 2003, « l’injection ...
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Chronique : Restaurer la confiance dans les modèles grâce à TRIM (mar., 28 mars 2017)
Restaurer la confianceQu’attendent les investisseurs de la revue des modèles internes (TRIM [1]) engagée par la BCE en tant que superviseur bancaire ?Les investisseurs cherchent la clarté et la simplicité. À cet égard une approche standard de mesure des actifs pondérés par les risques (RWA), simple a priori, est néanmoins susceptible d’aboutir à des variations qui ne reflètent pas fidèlement la réalité des risques. Des modèles internes sophistiqués peuvent aussi aboutir à des différences « injustifiées » entre banques ou entre pays. Cela rend moins pertinentes les comparaisons de ratios financiers qui reposent sur les RWA, ce qui alimente le scepticisme et la défiance vis-à-vis desdits modèles. Les investisseurs attendent que la BCE s’assure que les écarts obtenus dans le calcul des RWA de deux ...
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Quelques heures seulement après la divulgation de la liste des personnalités et structures soupçonnées de fraudes fiscales, l’ex-trader de la banque Société générale a tweeté sur son ancien employeur. C'est ainsi qu'il a écrit sur le célèbre réseau social : « Je souhaite une bien belle semaine @SocieteGenerale ainsi qu'à ses conseils », suivi des hashtags #panamapapers #PanamaLeaks.

A noter que la Société Générale a été citée dans le cadre de l'enquête internationale coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), comme client privilégié du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca

Le dollar américain symbolise la puissance commerciale des Etats-Unis
Symbole du Dollar américain

Neuf géants bancaires accusés  de manipuler le marché des changes

 

Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, HSBC Holdings, JPMorgan, Goldman Sachs, Royal Bank of Scotland et UBS. Autant d’institutions financières globales qui font face aux poursuites engagées contre elles par des investisseurs qui les accusent, devant la justice new yorkaise, de s’être entendues pour manipuler les taux de change.

Les plaignants en colère vont obtenir 2 milliards de dollars, près de 1,8 milliards d’euros, dont 104 millions d’euros proviendront de la seule BNP Paribas, et « une compensation considérable » en ce qui concerne une plainte lancée contre sept autres institutions bancaires, rapporte le juriste Christopher Burke. D’autres grands noms du monde de la finance, parmi lesquels on trouve Deutsche Bank, Morgan Stanley et Standard Chartered, sont eux aussi dans le collimateur de la justice.

 

D’après les experts, l’issue du procès de New York pourrait servir à catalyser une nouvelle série de plaintes à Londres, qui reste la première plateforme de changes dans le monde, puis en Asie, à Hong Kong et Singapour notamment. Les avocats estiment que ces procès pourraient coûter des dizaines de milliards à toutes ces banques.

Pour l’économiste principal de la New Economics Foundation (NEF) Josh Ryan-Collins, les comportements de voyou qui caractérisent le secteur de la haute finance découlent «du besoin de dégager des bénéfices à court terme très importants pour satisfaire les actionnaires. Il a peu d’espoir de voir les pénalités financières sanctionnant les manipulation des cours sur le marché des changes provoquer la réforme profonde nécessaire à l’assainissement du secteur bancaire britannique.

 

John Collins, dont le travail porte sur la réforme du système financier, pense que les financiers «voyous» devraient risquer des peines de prison. «Pour ancrer des changements réels, dans la gestion comme chez les "courtiers malhonnêtes", ils doivent être tenus personnellement responsables des constantes manipulations qui ont pu être constatées sur le FOREX ou le LIBOR et risquer des peines de prison», a-t-il confié à RT.

Pour sa part, Joel Benjamin, un assistant de recherche du Centre de recherches politiques et économiques Goldsmith, a déclaré à RT que les amendes britanniques concernant les manipulations du FOREX vont repousser la criminalité financière dans des zones encore plus sombres du secteur bancaire. «Goldman Sachs et d’autres banques vont vers davantage de sophistication, de nouvelleschat rooms, après qu’un chat entre courtiers ait permis de confirmer les manipulations des taux FOREX et LIBOR», a-t-il indiqué. Il a mis l’accent sur le fait que les amendes dont les banques doivent s’acquitter ne parviennent pas à lutter efficacement contre la criminalité en col blanc car elles touchent davantage les actionnaires que les banques elles-mêmes.

 

La manipulation du FOREX, des taux pratiqués sur le marché des changes, est le dernier scandale sur la liste des ententes intervenues entre grandes institutions financières sur la fixation de différents taux qui ont secoué le secteur financier au cours des dernières années. Certains courtiers criminels dans certaines des plus grandes banques du monde sont parvenus à manipuler un marché de 5,4 billions de dollars par jour, se réservant du même coup, des bénéfices plus que confortables.

Source: http://francais.rt.com/economie/5870-scandale-forex

La Bourse de la ville de Shanghai connaît une grande instabilité
Ville de Shanghai

L'instabilité de la Bourse de Shanghai !

 

Suspensions de 1400 titres, achat d’actions par endettement, vente d’actions interdites pour les « gros » actionnaires… Pékin a annoncé de nouvelles mesures drastiques pour enrayer la longue débâcle des marchés chinois. Jusqu’à présent, l’arsenal de mesures d’urgence adoptées hâtivement par le gouvernement semble impuissant à stopper le plongeon de la Bourse de Shanghai.


« Il y a encore beaucoup d’incertitude, mais c’est bien mieux que les jours précédents », marqués par un climat de panique générale, commentait Qian Qimin, analyste du courtier Shenyin Wanguo Securities. « Le nombre de firmes chutant de 10%, la limite maximale autorisée (de baisse en un jour), est en train de diminuer, et la situation en termes de liquidités s’améliore ».

 

Peu après la reprise des échanges à mi-séance, le Shanghai Composite gagnait plus de 5,5% aux alentours de 3700 points. Il avait plongé de 3,81% après l’ouverture, puis remonté par à-coups, avec de vives fluctuations. Shanghai avait dévissé de pratiquement 6% mercredi. A la même heure, la Bourse de Shenzhen grimpait de 2,93%, à 1.939,64 points.

En proie à une violente correction après un an d’euphorie, la place de Shangai – dopée à l’endettement et déconnectée de l’économie réelle – a abandonné plus de 30% en trois semaines, voyant s’envoler plus de 3200 milliards de dollars en valeur, selon une estimation publiée par l’agence « Bloomberg ». Pour des dizaines de millions d’investisseurs individuels et petits porteurs, l’atterrissage est brutal après une prodigieuse envolée de 150% en seulement 12 mois. Sur 90 millions d’investisseurs en Bourse en Chine, plus de 99% sont des particuliers.


Les autorités de régulation ont dévoilé une nouvelle mesure choc : les plus gros actionnaires, ceux possédant plus de 5% dans une entreprise cotée, se voient désormais interdits de vendre leur participation sur les six prochains mois. Mais de l’avis des analystes, cela pourrait s’avérer insuffisant pour rassurer durablement les investisseurs aux abois.

« Cela suggère un état de désarroi total des autorités », commentait Mark Mobius, président du fonds Templeton Emerging Markets Group, cité par « Bloomberg News ». « Cela va en réalité accroître les inquiétudes, parce qu’une telle mesure montre que (les autorités) ont perdu le contrôle de la situation ».

 

Et ce alors que la déroute des places de Chine continentale fait désormais tâche d’huile : la Bourse de Hong Kong a décroché de presque 6% mercredi, sa pire chute en six ans. Même Wall Street, rattrapé par la débandade chinoise, a fini en forte baisse mercredi, sur fond de craintes d’une déstabilisation de la deuxième économie mondiale. De fait, l’effet de contagion n’épargnait plus les marchés de matières premières industrielles, dont la Chine est le premier pays consommateur. Le cours au comptant du minerai de fer s’est ainsi effondré de 10% mercredi, au plus bas depuis mai 2009. Or, de l’avis général, le sursaut de jeudi apparaissait bien fragile, sur des marchés en proie à une forte volatilité.

 

Les titres de quelque 1.400 entreprises cotées sont désormais suspendus pour éviter qu’ils ne tombent encore plus bas, ce qui paralyse presque la moitié de la cote, selon Bloomberg. Un moyen précaire de contenir artificiellement tout nouveau décrochage.

De son côté, la banque centrale chinoise (PBOC) a encore une fois assuré jeudi qu’elle fournirait des liquidités abondantes pour stabiliser les Bourses, via le financement des « opérations sur marge » (achats d’actions par endettement). Et, alors que des rumeurs sur d’éventuelles « manipulations de marchés » agitent les réseaux sociaux, la CSRC et la police ont ouvert jeudi une enquête conjointe sur « des ventes à découvert malveillantes », selon la presse d’État.

 http://news-banques.com/rebond-et-volatilite-extreme-a-la-bourse-de-shanghai/0121125252/

La justice américaine conclue un accord avec deux banques suisses


Il s'agit des Bank Linth et Bank Sparhafen Zurich (BSZ), avec qui la justice US vient de conclure un accord qui stipule qu'elles devront verser des pénalités au Trésor américain. Pour rappel, le département d'Etat à la Justice avait déjà signé des accords similaires avec douze banques helvétiques qui, cherchaient, à tout prix, à éviter d'être poursuivies pénalement pour "complicité d'évasion fiscale".

 

En vertu des dispositions de l'accord en question, Bank Linth devra payer la somme de 4,15 millions de dollars, soit l'équivalent de 3,66 millions d'euros. Quant à la banque BSZ, elle devra s'acquitter d'un montant de l'ordre de 1,81 millions de dollars. A noter que ce qui est présenté comme un "arrangement à l'amiable" s'inscrit, en réalité, dans le cadre d'un accord qui avait été signé par les Etats-Unis et la Suisse, en 2013, et dont la finalité était d'éviter aux établissements bancaires de ce pays de faire l'objet de poursuites pénales ; et ce, en fournissant au fisc américain des informations détaillées au sujet des comptes ouverts par ses contribuables et, par là même, de fermer les comptes bancaires que les autorités US estiment contraires à la législation américaine, notamment en matière fiscale. On l'aura bien compris, cet accord n'a d'amiable que le nom, puisqu'en pratique il oblige les banques suisses signataires à coopérer avec la justice américaine. Des dizaines d'autres banques devraient prochainement signer des accords du même type avec les autorités judiciaires américaines. Tout comme le respect de la vie privée qui n'existe aujourd'hui que sur le papier, le secret bancaire rique de n'être plus, à son tour, qu'un beau souvenir !