Le siège de la Banque Africaine de Développement (BAD) se trouve à Abidjan en Côte d'Ivoire
siège de la BAD à Abidjan (Côte d'Ivoire)

50ème édition des Assemblées Annuelles de la BAD : 28 milliards de dollars d’investissement en moins de dix ans

« L’Afrique et le nouveau paysage mondial » était le thème des 50èmes Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) qui se sont ouverts le 25 mai 2015 à Abidjan (Côte d'Ivoire), en présence du Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan. Le premier panel de cette 50ème édition des Assemblées Annuelles de la BAD a été consacré aux « perspectives économiques en Afrique en 2015 ».

 

Les 50èmes Assemblées annuelles de la BAD clôtureront leurs travaux, le 29 mai 2015, par l'élection du huitième président de l’Institution, qui remplacera le président sortant du Groupe, Donald KaberukaA l’occasion du lancement officiel de cette 50ème édition le 26 mai 2015, le président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, s’est réjoui du fait que ces Assemblées Annuelles de la BAD soient « les premières depuis le retour de la Banque à son siège statutaire d’Abidjan » et qu’elles coïncident avec la célébration du 50ème  anniversaire de la l’Institution africaine.

 

En dix ans, le financement des PME est passé de 200 millions à 2 milliards de dollars par an

En termes de chiffres, la BAD a investi plus de 28 milliards de dollars dans les infrastructures économiques du Continent, au cours de ces dix dernières années. Parmi ces 28 milliards de dollars, 11 milliards de dollars ont été investis dans le secteur de l'Energie, 11 milliards de dollars dans les infrastructures routières, ainsi que 4 et 2 milliards dollar, respectivement dans les secteurs de l'Eau et des TICS.

En ce qui concerne le financement des PME, celui-ci a été multiplié par dix en une décennie, passant de 200 millions à 2 milliards de dollars par an, entre 2005 et 2015.

En dépit de ces chiffres, pour le moins encourageants, le bilan reste mitigé. Car bien qu’au cours de ces dernières années, l’Afrique ait enregistré une croissance sans précédent, celle-ci n’a pas été en mesure d’enrayer « les inégalités entre les ménages, les groupes et les régions ». A l’heure actuelle, le plus grand défi pour l’Afrique est de d’œuvrer à la mise en œuvre d’une « croissance plus inclusive ».