ARTICLES DE L' ANNÉE 2015

Les transferts de fonds jouent un rôle central et constituent une importante source de financement extérieur pour le développement des pays du Sud
Sigle de Organisation des Ntions-Unies

Le Bureau sous régionale Afrique du Nord de la Commission économique pour l’Afrique (CEA-AN), en collaboration avec la Commission Economique et Sociale pour l’Asie occidentale (CESAO), a organisé, les 19 et 20 mai derniers à Rabat (Maroc),  une réunion d'experts avec pour objectif de "réfléchir ensemble et d’échanger les expériences et les bonnes pratiques sur une utilisation optimale de l'épargne et des transferts de fonds des migrants pour financer le développement économique et sociale". Les experts, invités à cet événement, ont été choisis sur la base de leur savoir-faire et leur expérience dans le domaine.

 

Les transferts de fonds des migrants risquent de s’amenuiser dans le temps

Il faut savoir que les transferts de fonds jouent un rôle central et constituent une importante source de financement extérieur pour le développement des pays du Sud. Cependant, deux phénomènes inter liés semblent présager, à l’avenir, une baisse ou du moins une stagnation des transferts vers les membres de la famille : la tendance à l’installation définitive des nouvelles générations dans les pays d’accueil et la disparition ou le relâchement progressif des liens familiaux directs avec leur pays d’origine. Ces deux phénomènes feront que les transferts de fonds des migrants, destinés à aider les membres de leurs famille, risquent de s’amenuiser dans le temps.

Conscients de ce phénomène les pays essaient de mobiliser l'épargne et les transferts de fonds de la diaspora pour les canaliser plus efficacement dans le développement et les investissements productifs et ce, en améliorant les stratégies et politiques nationales en direction de la diaspora; l'infrastructure financière et institutionnelle d'appui aux envois de fonds; les opportunités d’investissements et de placements; ainsi que  les statistiques et données/informations sur les envois de fonds des travailleurs.

« L’Afrique à l’ère des nouvelles technologies ». C’est sous ce thème que s’est tenue, les 9 et 10 avril derniers, à la Maison de l’entreprise d’Abidjan, la première édition du Salon Consultafric, consacrée aux TICs et aux métiers du consulting en Afrique. Cet évènement a été inauguré par Bruno Koné, ministre ivoirien de la Poste et des TIC, Jean Kacou Diagou, président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et Ahmed Cissé, président de la commission NTIC du CGECI, en présence d’Alexandre Zapolsky, représentant du MEDEF, de Riadh Azaiez, DG d’A.Z.Com, ainsi que de dirigeants d’entreprises tunisiennes, ivoiriennes et françaises.

 

Durant ses deux jours de travaux, Consultafric 2015 a vu la participation de 70 entrepreneurs, dont 29 entreprises tunisiennes spécialisées dans le domaine des TICs. A ce titre, Riadh Azaiez a rappelé qu’ « AZ.Com est présente en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une implantation et de références solides dans la sous-région. Sur Abidjan, nous avons organisé, entre 2012 et 2014, deux éditions du salon Saidalya dédié à la santé, ainsi que deux éditions du salon Bativoire dédié au Bâtiment et aux matériaux de construction. Pour l’année 2015, nous comptons organiser la troisième édition du salon Bativoire les 08 et 09 juin, et le salon Campus Tunisie, dédié à l’enseignement supérieur du 04 au 06 août ».

 

En ce qui concerne les secteurs d’activités opportuns en Afrique,  Riadh Azaiez a mis en exergue « l’importance du marché africain, notamment dans les domaines de la Santé, l’infrastructure et l’éducation et la formation professionnelle ». C’est d’ailleurs à ce titre qu’il  a appelé les entrepreneurs et investisseurs tunisiens à prospecter davantage le marché ivoirien. Un marché des plus prometteurs !

 Un rapport de l'Institution met l’accent sur l’absence de dialogue et le défaut de collaboration entre les prestataires publics et la population.
Globe représentant la planète

Un rapport de l'Institution met l’accent sur l’absence de dialogue et le défaut de collaboration entre les prestataires publics et la population. Il demeure néanmoins possible de remédier à cette situation.

 

« Confiance, voix au chapitre et mesures incitatives, tirer des leçons du succès dans la prestation de services au niveau local au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » est l’intitulé d’un rapport de la Banque Mondiale consacré aux prestations publiques dans la région MENA. Ce rapport met en évidence l’absence de dialogue et le défaut de collaboration entre les prestataires publics, dont la qualité des services est médiocre, et la population. Cette réalité s’explique par le fait que les institutions étatiques, dans la quasi-totalité des pays de la région MENA, ne disposent pas de mécanismes de responsabilisation vis-à-vis des citoyens.

Selon Hana Brixi, responsable en chef à la Banque Mondiale chargée des questions de prestation de services publics et principal auteur du rapport, « l’amélioration des services ne se fera pas simplement avec la mise en application de réformes générales et par les investissements ».

 

Il faut promouvoir l’engagement des citoyens dans les institutions publiques

On l’aura compris: les autorités, à elles seules, n’amélioreront pas les services publics. La solution est d’encourager les volontés individuelles et d’inciter les acteurs locaux à prendre des initiatives. Pour cela, il est impératif d’instaurer un climat de confiance entre les prestataires et les citoyens, afin de pouvoir améliorer les services publics. Autrement dit, les fonctionnaires et les prestataires de service public devront obligatoirement rendre des comptes aux citoyens et promouvoir l’engagement de ces derniers dans les institutions publiques. C’est ainsi qu’il a été démontré que des dirigeants, des chefs d’établissements scolaires et un personnel de santé motivés pouvaient unir leurs forces aux populations locales pour le bon fonctionnement des services publics.

L'un des exemples, sur lesquels s'est appuyé le rapport de la Banque Mondiale pour illustrer ce constat, concerne les notes obtenues au test administré dans le cadre de l’Étude sur les tendances internationales en sciences et mathématiques (TIMSS). En effet, le test en question classe une école située dans un petit village, non loin de Jenin, parmi les écoles des Territoires Palestiniens ayant obtenu les meilleurs résultats. Cette étude de cas montre que les raisons du succès de l'établissement sont l'engagement des parents et de la communauté, ainsi que la capacité de la  directrice de l'école à créer et maintenir un cadre de travail motivant et encourageant pour les enseignants. A cela s’ajoutent les moyens de récompense de son personnel enseignant et le maintien de l'engagement de celui-ci par rapport aux normes élevées de l'établissement.

Par ailleurs, d’autres études de cas ont été présentées, dans le cadre du rapport de la Banque Mondiale, comme « guide pour les responsables des politiques publiques et ceux qui veulent engager des réformes ». Il ressort de ces études de cas que, bien que les citoyens se détournent souvent des services publics pour aller vers le privé ou le secteur informel, il convient de leur donner la possibilité d'agir et de demander des comptes aux prestataires publics, afin de rompre le cycle de la marginalisation sociale et d’établir un climat de confiance entre le citoyen et les pouvoirs publics.